Un achat par semaine 1 à 8

Avant de déraper complètement à Lisbonne le week-end dernier, j’étais satisfaite de mon self-control de ce début d’année 2015 en matière de consommation et d’achats. Je n’ai rien acheté à Amsterdam lors de notre escale forcée, ayant raté notre avion pour Kuala Lumpur en raison de conditions météorologiques défavorables, ni en Malaisie (aucun intérêt de ramener du Zara, du H&M, etc., d’autant plus que je ne m’habille pas chez eux en Suisse non plus, ni un kriss malais dont je ne saurais que faire ;o), ni des marques de luxe, les pays asiatiques ayant tendance à surtaxer les articles d’importation pour privilégier le commerce indigène).

Sony RX100

Achat de la semaine 1. Un étui pour le Sony RX100 II*

J’ai transporté mon appareil photo numérique dans une de mes nombreuses pochettes toute l’année passée, mais ce n’était pas pratique du tout à l’usage : le Sony RX100 est un APN (appareil photo numérique) minuscule aussi petit qu’un paquet de cigarettes et je risquais de le laisser tomber à tout moment, faute de poignée (disponible à la vente) pour le tenir. Puis, quand il s’agit de fouiller son sac à la recherche de la pochette contenant la caméra, ouvrir la fermeture éclair et dégainer l’appareil, on peut dire adieu aux photos spontanées prises sur l’instant ! Le minimalisme, c’est bien, mais l’efficacité, c’est mieux !

Photo Vision / Rue Pichard 11 / 1003 Lausanne / Suisse

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Achat de la semaine 2. Une tige à selfie Mono Pod White*

Cette tige à selfie est le seul « souvenir » que j’ai ramené de Koh Samui en Thaïlande. Ce n’était certes pas un besoin, vu que je ne m’amuse pas à poster des selfies tous les jours sur les réseaux sociaux pour obtenir plein de commentaires du genre « woouuaaah, tu es trop beeeellllleuuuh, subliiiime, magnifaïque, etc. », ce qui pour moi est aussi incompréhensible que pathétique quand on n’est plus une ado, mais elle me dépanne pour jouer avec les angles de prises de vue de mon iPhone 5S… jusqu’à ce que je me débarrasse un jour de tous ces gadgets technologiques pour une Go Pro. Enfin, peut-être, je me tâte encore.

Magasin d’électronique à Chaweng / Koh Samui / Thaïlande

Bra

Achat de la semaine 3. Une brassière Adidas Techfit

Cela faisait quelques mois qu’une collègue et moi, nous cherchions une activité sportive à faire en dehors des salles de fitness que j’ai fréquentées jusqu’à l’overdose. J’ignore comment elle a découvert les cours de danse contemporaine pour amateurs, « Physical Dance Training », de la chorégraphe et danseuse professionnelle Ai Toyama mais dès le premier cours, j’ai compris que c’était ce que je recherchais depuis longtemps ! D’abord, parce que c’est magique de s’entraîner dans un studio de danse, sur du parquet qui craque en face de gigantesques miroirs, ensuite, parce que nous enchaînons « tant mal que bien » des chorégraphies sur de la musique harmonieuse rappelant certaines oeuvres du génial Erik Satie (on est loin des vociférations « Allleeeeez ! Et 3, et 4, et 5, et encore 3 ! » lancées au micro par une prof de Body Combat survoltée sur des rythmes boum boum), puis parce qu’on n’a besoin d’aucun matériel à part son propre corps, les habits que l’on veut et des chaussettes.

Ai
Ai Toyama, mon professeur. J’ai été l’applaudir le 13 février dernier, elle et la Compagnie de danse Linga en représentation dans « Tabula », un spectacle de danse époustouflant au théâtre de l’Octogone à Pully / (c) photo : Compagnie Linga

Je ne cache pas que les premiers cours ont été très difficiles pour moi étant donné que je n’ai jamais suivi de cours de danse de ma vie (à part une année de barre à terre que je ferais bien de reprendre à côté), que je manque sacrément de grâce, de souplesse et de force et que je me suis cassé 2 côtes en me laissant tomber comme une masse sur le sol dur au lieu de retenir mes mouvements.  Néanmoins, après 1 mois de repos total, je me sens prête à recommencer lundi prochain – sur accord du médecin à condition que j’arrête à la moindre douleur – bien qu’il faut 2 mois pour que les côtes se ressoudent complètement.

Manor / Rue Pichard 3 / 1003 Lausanne / Suisse

ABTW ABTW2aAchat de la semaine 4. Un Twin-Set en laine Alberto Bini

Quand on évite les temples de la Fast-Fashion, on découvre plein de nouvelles boutiques comme par exemple celle de Vevey, dans laquelle je suis entrée par hasard avec ma copine Madame, qui propose la marque suisse Alberto Bini. Le style, très classique et de bonne facture, est parfait pour ma garde-robe professionnelle. Quant à la matière utilisée, elle est d’excellente qualité d’après ce que j’ai pu en juger après lavage et repassage.

J’aime le côté preppy de ce Twin-Set facile à porter sur une jupe droite, sous une veste de tailleur ou sur un jean bien coupé. Pour les Lausannois, il existe une boutique Alberto Bini à la Rue de Bourg 9.

Alberto Bini / Rue du Lac 37 / 1800 Vevey / Suisse

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Achat de la semaine 5. Un pull en cachemire « Bouteille » violet Alberto Bini

2015 est une année rebelle. J’en ai marre des couleurs minimalistes des garde-robes capsule (blanc, gris et noir) et ai décidé de rajouter de la couleur dans ma penderie. J’ai donc acheté ce pull en cachemire violet Alberto Bini (le dernier de la pile), tout doux, tout confortable et chaud, qui se marie bien avec les pulls gris et la jupe en cuir noir que j’ai emportés avec moi pour notre week-end de Saint-Valentin à Lisbonne.

Alberto Bini / Rue du Lac 37 / 1800 Vevey / Suisse

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Achat de la semaine 6. Un épilateur Philips HP6565/00 Satin Intimate*

Faute de trouver dans le commerce des recharges de cire pour mon appareil épilatoire à cuves Babyliss moche et encombrant, je l’ai remplacé par ce génial petit épilateur électrique qui m’a fait gagner de la place (il est aussi grand qu’une brosse à dents), du temps (pas besoin d’attendre que la cire fonde à la température souhaitée) et de la sécurité (plus aucun risque de se brûler). Discret et pratique, je peux l’emporter sous la douche ainsi que dans mon vanity pour des retouches en vacances.

Je le déconseillerais cependant aux personnes douillettes et à la pilosité abondante, ce qui n’est heureusement pas mon cas. Il y a quand même certains avantages à être asiatique ;o)

Manor / Rue Pichard 3 / 1003 Lausanne / Suisse

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Achat de la semaine 7. Un billet d’avion pour un long week-end en amoureux à Lisbonne

Ah, Lisbonne ! Je ne compte plus le nombre de fois où j’y suis allée mais j’aime toujours autant ses monuments rappelant la grandeur passée, ses rues vétustes aux maisons recouvertes d’azulejos, ses restaurants exceptionnels, sa douceur de vivre teintée de mélancolie et son climat doux qui nous a permis de siroter des verres sur une terrasse en plein hiver !

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La Conserveira de Lisboa est devenu un passage obligé pour m’approvisionner en boîtes de sardines

Lui m’avait proposé de choisir entre Lisbonne, Londres, Vienne, Marrakech ou Pristina (gné ?) pour notre week-end de Saint-Valentin et c’est la capitale portugaise que j’ai retenue : pour la porcelaine Vista Alegre, pour les sardines à la Conserveira de Lisboa où j’ai été filmée et pour des dîners à tomber à Largo et au Mercado do Peixe.

EPIC SANA Lisboa Hotel / Avenida Engenheiro Duarte Pacheco 15 / 1070-100 Lisboa / Portugal

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Achat de la semaine 8. Un Tiffin indien à deux compartiments

Me débarrasser de mes bento japonais en plastique pour les remplacer par un bocal en verre Weck était une bonne idée puisque je ne les regrette pas une seule seconde. Je me suis aperçue cependant que le bocal seul n’allait pas suffire si je voulais déjeuner d’autre chose que de soupe ou de salade composée au bureau. Puis, mélanger de la ratatouille à une pomme cuite au four saupoudrée de cannelle, c’est peut-être un concept digne d’une épreuve de Top Chef, mais ça me tente moyen, comme ça, à froid. C’est pourquoi il ne m’a pas fallu longtemps pour adopter ce Tiffin en acier inoxydable chez… Tiff-In (bah oui, c’est logique), un de mes traiteurs Slow-Food préférés de Lausanne.

Outre son côté pratique, solide, durable et design, j’aime me sentir reliée par cette boîte en métal aux écoliers et aux travailleurs indiens qui transportent leur repas avec eux ou mieux qui se la font livrer sur leur lieu de travail.

Tiff-In / Avenue d’Ouchy 29 / 1006 Lausanne / Suisse

*Copyright (c) photos : Sony, Mono Pod, Adidas, Philips

Un achat par semaine 1 à 8

Din Tai Fung à Kuala Lumpur

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je n’aime pas particulièrement lire les blogs de voyage où les auteurs décrivent en détail leur programme de visites : « Mardi, j’ai fait ci, il nous est arrivé cela, nous avons mangé ceci et nous partirons demain là-bas » aussi barbants que les soirées diapositives de nos parents. Au final, les expériences et les impressions vécues lors de mes séjours à l’étranger ne regardent que moi et je me contenterai de vous livrer quelques adresses que je puiserai dans mes archives au gré de mon inspiration et de mes envies, sans ordre chronologique précis mais avec des tags (listés à gauche de l’article) afin que vous puissiez regrouper, au besoin, les articles par thématiques.

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Ceci étant dit, c’est à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie que je vous emmène aujourd’hui. Je ne savais rien de la Malaisie à part qu’il y avait les Tours Petronas que j’avais notées dans ma liste des monuments à voir un jour. A ma grande honte, je n’ai souvent pas plus de raison particulière pour choisir une destination de voyage et il m’arrive de vouloir aller dans une ville rien que pour goûter une spécialité locale comme un sachet de frites à la graisse de bœuf à Bruxelles, des gaufres Meert à Lille (il paraît qu’on peut les commander sur Internet. Hum, pour Pâques ?) ou des raviolis à Taipei qui rendaient Fred Chesneau, alias le Globe-Cooker sur Canal+, fou d’extase.

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Au dernier étage du très chic centre commercial Pavilion du quartier de Bukit Bintang à Kuala Lumpur, nous nous sommes laissés tenter, Lui et moi, par le restaurant Din Tai Fung, intrigués par le spectacle des cuisiniers que l’on voyait s’affairer derrière d’énormes volutes de vapeur. Dans une vaste salle sans chichis à l’allure de fast-food asiatique, nous avons griffonné notre choix sur la carte des menus sans savoir que nous avions découvert une pépite !

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Tandis que Lui se rafraîchissait avec une Tiger, la bière de Singapour, j’ai opté pour un Lemon Grass Juice (jus de citronnelle) et un Roselle Drink qui, paraît-il, est bon pour la digestion et aide à réduire la pression sanguine, ce qui n’est pas malin car j’ai une toute petite pression constante.

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Deep Fried Spring Rolls / Rouleaux de printemps
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Braised Beef Noodle Soup / Soupe de nouilles au boeuf braisé, bien épicée, miam
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Sauteed Bok Choy / Pak Choï sauté
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Pork Chop Fried Rice / Travers de porc et riz frit
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Sauteed Dou Miao with Garlic / Aucune idée du nom de ce légume sauté à l’ail en français

Pour information, nous n’avons pas mangé tous ces plats le même soir ! J’ai un appétit féroce mais j’ai mes limites ;o) Nous y sommes allés deux fois en fait.

Ensuite sont arrivées les créations gastronomiques qui m’ont fait réaliser petit à petit que d’une part, j’étais dans la même enseigne que le fameux établissement taïwanais « Taipei 101 » vanté par Fred Chesneau pour ses raviolis et que d’autre part, nous avions devant nous les raviolis chinois 1 étoile primés à Hong-Kong par le guide Michelin !

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Truffle Xiao Long Bao à mourir ! Imaginez la meilleure pâte à ravioli du monde, souple, fine et translucide qui, une fois croquée, libère dans votre bouche un bouillon suave, chaud et aromatique avec le goût de la truffe qui arrive juste derrière. On touche au plus grand raffinement à chaque bouchée !
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Spicy Shrimp and Pork Wonton / Wonton épicé aux crevettes et au porc. Délicieux. Nous n’avons pas hésité à demander à la dame à côté de nous ce qu’elle était en train de déguster pour ajouter ces raviolis, épicés à souhait, à notre commande.
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Steamed Vegetable and Pork Dumplings / Raviolis vapeur au porc et aux légumes. Je n’ai jamais été très fan des raviolis dans les restaurants chinois mais je pourais me relever la nuit pour ceux de Din Tai Fung !

Aucun ravioli chinois en Europe ne peut rivaliser avec ceux de Din Tai Fung. Malheureusement, on n’en trouve qu’en Asie (Taïwan dont le restaurant est originaire, Chine, Hong Kong, Indonésie, Japon, Malaisie, Singapour, Corée du Sud, Thaïlande), aux USA et en Australie, une raison de plus de me réjouir de rendre visite à ma famille à Séoul ! ;o)

Din Tai Fung / 168 Jalan Bukit Bintang / Bukit Bintang / 55100 Kuala Lumpur / Wilayah Persekutuan Kuala Lumpur / Malaisie

Din Tai Fung à Kuala Lumpur

Carême

L'étang en dormance près de chez nous
L’étang en dormance près de chez nous

La triste actualité en ce début d’année 2015 en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, ne m’incite pas à faire l’apologie d’une religion quelconque et je tiens à garder mes distances par rapport à ces déferlements de violence imbécile et absurde.

Si je tiens à faire Carême chaque année, ce n’est pas en tant que chrétienne, même si j’ai été élevée dans cette religion par mon cher papa et ma chère maman et que j’ai accompli ma scolarité de 5 à 18 ans à l’institut catholique Mont-Olivet, une école privée suisse fondée en 1916 par les Soeurs de la Présentation de Marie. Là n’est cependant pas la question car j’avais des camarades de classe musulmanes, juives et orthodoxes, originaires de tous les pays ou presque, et nous nous entendions à merveille. Je ne saurais d’ailleurs jamais remercier assez mes parents pour tous les efforts et l’investissement financier qu’ils ont consentis afin de transformer la petite fille coréenne adoptée que j’étais en une bobo bourge adulte bien dans sa peau et libre de faire ce qu’elle veut de sa vie.

Non, si je tiens à faire Carême, c’est pour ses origines populaires et ancestrales où l’on observait des jeûnes qui duraient de 7 à 42 jours, voire plus, à l’instar des Babyloniens qui respectaient un jeûne de 40 jours chaque année il y a 4’000 ans. Nul n’est besoin d’être érudit ou perspicace pour comprendre que cette période est comprise entre la sortie de l’hiver, quand les vivres commencent à manquer (enfin, pas à la Migros ni à la Coop), et le printemps lorsque la nature s’éveille. N’offre-t-on pas d’ailleurs des œufs, symbole de la naissance et du renouveau, à Pâques ? Et aussi des chocolats Giscard de Wuthrich, du vinaigre de chocolat Dürig et un bouquet de pivoines mais ça, ce n’est pas la tradition, c’est moi ;o)

Mon Carême 2015 ne sera pas végétarien comme celui de l’année passée, qui, faute de diversités gustatives dans mon assiette et de résultats significatifs pour ma santé, ne m’a pas convaincue à passer à un régime sans viande (y compris poissons, crustacés et fruits de mer que les flexitariens, les pesco-végétariens ou les bovino-pesco-lapinou-vegan s’autorisent. Loin de moi l’idée de critiquer, les gens font ce qu’ils veulent !), mais je m’imposerai les quatre contraintes suivantes :

  1. Ne rien acheter de personnel pendant les semaines 9 à 14, hormis les articles de première nécessité comme la nourriture, les besoins du ménage et les produits de soins et de beauté à remplacer.
  2. Observer une journée vegan le Mercredi des Cendres, le Vendredi Saint et chaque vendredi avant Pâques. Ce n’est pas parce que je suis omnivore que je consomme de la viande à tous les repas ;o)
  3. Me contenter d’une soupe au restaurant dans la mesure du possible (j’ai des déjeuners professionnels où je ne peux pas choisir le menu) et éviter les desserts. Verser le montant équivalent à mes dépenses au restaurant à une ou des personnes dans le besoin à l’issue de mon Carême.
  4. Profiter des 40 jours pour faire un grand ménage de printemps, à savoir virer un maximum de choses et nettoyer/ranger ce qui doit l’être.

Je ne devrais pas rencontrer trop de difficultés à suivre mon Carême dans sa globalité même si je ne vais rien respecter de ce que j’ai écrit plus haut (point 2 et point 3, partiellement) le week-end qui vient à Lisbonne où Lui et moi, nous partons pour fêter notre Saint-Valentin ! Je me vois mal ne commander qu’une soupe (miam, caldo verde) dans les somptueux restaurants de la capitale portugaise et rentrer les mains vides (j’ai souhaité retourner à Lisbonne pour la Xème fois rien que pour la nourriture et la porcelaine Vista Alegre). Ma foi, tant pis, cela ne fera que décaler la date de reprise de mes achats hebdomadaires ;o)

Carême

L’argent

Que l’on soit à l’aise financièrement ou non, l’argent ou plutôt la gestion de l’argent est une question qui revient sans cesse sur le tapis. J’ai toujours été plus fourmi que cigale, voire écureuil pour ma propension à constituer des réserves partout où je le peux. En tant que cadre nullipare, deux mots que je déteste, j’ai la chance de n’avoir pas à calculer chacune de mes dépenses au centime près ni d’avoir à choisir entre payer la facture d’électricité ou le téléréseau pour boucler mes fins de mois.

Twaeji Chokumton, mon amie la tirelire, que Lui et moi avons engraissée patiemment avant de l'emmener perdre quelques kilos l'année passée à la banque.
Twaeji Chokumton, mon amie la tirelire, que Lui et moi avons engraissée patiemment avant de l’emmener perdre quelques kilos l’année passée à la banque.

Ce n’est pas pour autant que je fais n’importe quoi de mon salaire et je m’astreins à certaines règles de conduite, dont la plupart me semblent relever du bon sens.

Ne pas dépenser plus que ce que je gagne. Elémentaire mais combien de personnes vivent au-dessus de leur moyen ? Je ne comprends pas le besoin de « paraître » ni « d’en jeter » pour épater la galerie. Pourquoi et par rapport à qui ? A part pour Bill Gates et Carlos Slim qui se partagent la tête du classement des milliardaires Forbes, la compétition est vaine car il y aura toujours plus riche que soi (et plus pauvre aussi :o(). Quant à moi, si je privilégie les marques de designers et de luxe par rapport à la confection de masse bon marché, espagnole et suédoise entre autres, c’est par pur snobisme pour des raisons éthiques mais aussi de qualité par rapport à la quantité.

Payer toutes mes factures à temps. Pour la tranquillité de mon esprit et pour éviter les rappels, les commandements de payer et pire, les poursuites. Je ne serais sans doute jamais entrepreneur dans le sens où je déteste prendre des risques financiers, ce qui n’est pas le but premier d’ailleurs, mais je sais, à force de poser des questions dans mon environnement professionnel que le statut de salarié ou d’indépendant n’est pas plus enviable l’un que l’autre.

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Twaeji Chokumton nous a rapporté la coquette somme de CHF 740.- et des poussières que nous avons investie dans la décoration de notre nouveau salon. La petite monnaie vient de moi tandis que les plus grosses pièces proviennent de Lui qui n’est pas aussi régulier que moi dans l’engraissage du petit cochon. Ses apports sont cependant plus conséquents que les miens, ce qui équilibre le résultat.

Payer cash. Je n’ai qu’une carte de crédit, qui porte bien son nom puisque c’est la mise à disposition d’argent sous la forme d’un prêt, donc de l’argent qui ne m’appartient pas, et que j’ai soldée depuis longtemps. Je l’utilise lorsque je n’ai pas d’autres options de paiement comme l’achat de billets d’avion sur les sites des compagnies aériennes, d’applications sur iTunes,  de livres électroniques pour mon Kindle, etc. Bien entendu, tous mes achats sont remboursés dans le mois qui suit.

Ne faire qu’un achat personnel par semaine. Je vous expliquais dans un article précédent que j’étais surprise d’avoir économisé de l’argent avec cette méthode. Comme je ne m’autorise qu’un achat par semaine, il va de soi que je prête plus attention à mes acquisitions et que je réfléchis à deux fois avant de sortir mon porte-monnaie. J’évite ainsi les achats compulsifs et culpabilisants une fois passée la fièvre consumériste, puis, comme je tiens une liste de mes envies, je suis moins encline à me promener dans les rayons des magasins pour me distraire. Maintenant, je sais où je dois aller et pourquoi.

N'imposez pas de grâce une attente interminable au guichet de La Poste en déposant votre monnaie en vrac sur le comptoir, comme je l'ai vu faire par une mammie un jour ! A Lausanne, il existe des machines à trier la monnaie à l'UBS ou à la BCV à Saint-François moyennant un petit pourcentage prélevé sur le montant total (une dizaine de francs en ce qui nous concerne). On peut aussi confectionner soi-même des rouleaux mais c'est beaucoup plus long...
N’imposez pas de grâce une attente interminable au guichet de La Poste en déposant votre monnaie en vrac sur le comptoir, comme je l’ai vu faire par une mammie un jour ! A Lausanne, il existe des machines à trier la monnaie à l’UBS ou à la BCV à Saint-François moyennant un petit pourcentage prélevé sur le montant total (une dizaine de francs en ce qui nous concerne). On peut aussi confectionner soi-même des rouleaux mais c’est beaucoup plus long…

Economiser chaque semaine, même si ce n’est qu’un petit montant. En tant que fourmi ascendant écureuil, j’ai diverses « cachettes » où je « stocke » mon argent comme suit :

  • 10 % de mon salaire chaque mois sur un compte d’épargne
  • Un billet de CHF 10.- que j’économise chaque vendredi
  • Une enveloppe 52 Week Money Challenge dont l’objectif est de mettre de côté un montant évolutif chaque semaine. Semaine 1 : CHF 1 (ou 1 Euro vu qu’il y a la parité), semaine 2 : CHF 2.-, semaine 3 : CHF 3.-, etc. Au bout d’un an, on atteint la somme de CHF 1’400.- ce qui est fort appréciable. Certains font le Reverse 52 Week Money Challenge en allant dans le sens contraire : Semaine 1 : CHF 52.-, semaine 2 : CHF 51.-, semaine 3 : CHF 50.-, etc., ce qui fait peut-être moins mal au porte-monnaie puisque le montant s’allège au fur et à mesure
  • Twaeji Chokumton, ma tirelire en forme de cochon (Twaeji = cochon et Chokum Ton = petite monnaie en coréen) qui est la version upgradée de la confiture de pognon de mon Frangin. J’arrondis au franc supérieur chaque achat effectué. Ainsi, si je fais des courses à la Coop pour un montant de CHF 10,20, j’inscris la somme de CHF 11.- sur mon budget et  mets CHF 0.80 dans ma tirelire.

Grâce à ces principes, j’ai constitué un coussin de sécurité confortable pour surmonter d’éventuelles situations de crise et ce, sans me priver de rien comme vous pouvez le constater sur mon blog avec mes nombreux voyages, sorties, dîners au restaurant, etc. Quant au sac Kelly d’Hermès et à la Rolex qui va « me faire rater ma vie quand j’aurais 50 ans » si je ne l’ai pas avant, ils ne me tentent pas du tout, le Kelly étant trop vu à Genève et trop « Dadame » à mon goût, même si sa beauté est incontestable, tandis que la Rolex est juste la Swatch des riches. Et tant pis si « j’ai l’air d’une pauvre » selon la remarque de ma mère coréenne qui ne sait de toute façon pas reconnaître un pull basique d’un cachemire Bompard si l’étiquette n’est pas visible ! ;o)

Pour finir, je pense qu’il n’est jamais trop tard pour stabiliser ou améliorer sa situation financière à moins qu’on soit en faillite personnelle, sans ressources et/ou à l’assistance sociale. Dans ce cas, je n’ai malheureusement pas de solutions à proposer, l’important étant d’éviter d’arriver à de telles extrémités.

L’argent

Les soupes de Lausanne

J’ai perdu mon surnom d’Ochsner (nom d’une marque zürichoise de poubelles que je ne ressens toutefois pas comme une injure puisque je rêve d’acheter un jour la réédition de la Patent Ochsner S664 en acier inoxydable) l’année passée, ayant déçu mes amis en ne m’empiffrant pas un soir comme à l’accoutumée.

Il faut dire qu’à force de détox et de Carême végétarien où pendant 40 jours, je n’ai pas consommé de chair animale, y compris le poisson et les crustacés que certains ne considèrent pas comme de la viande (sic), j’ai commencé à m’alimenter différemment. Je fais de moins en moins « le boa », à savoir un seul repas par jour en grandes quantités même s’il m’arrive encore de vider le frigo quand je rentre à la maison ou de me transformer en ogresse comme Fiona dans Shrek. « Chassez le naturel, il revient au galop »

La plupart du temps, j’emporte mon déjeuner au travail mais j’apprécie également de faire une pause pour m’aérer et commander une salade en été ou une soupe en hiver dans les cafés et les restaurants lausannois où l’offre est assez remarquable. De nombreuses enseignes du « manger bien, manger sain » ont ouvert leurs portes, dont voici quelques-unes de mes adresses préférées :

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La grande soupe 100 % bio aux légumes, citronnelle et cardamome Ozimi

Dans un petit local graphique et clinique à l’intérieur d’un bâtiment abritant différents commerces de la rue de Bourg, Ozimi est le paradis pour les végétariens et les végétaliens. Les produits, à 95 % bio et de saison sont issus de l’agriculture de proximité. Malgré l’aspect fast-food du lieu qui n’invite guère à la détente et le service approximatif, je retournerai volontiers goûter à un plat de pâtes aux légumes ou au tofu. Pour information, le potage était accompagné de pain que j’ai refusé. Comme 99 % de la population mondiale, je ne suis pas allergique au gluten mais c’est un aliment dont je me passe très bien.

Ozimi, la nature à l’emporter / Rue de Bourg 16-18 / 1003 Lausanne / Suisse

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Soupe miso et edamame Takayama

La soupe fait partie des plats ancestraux et universels aux origines humbles et symboliques. Je me plais à imaginer les premiers hommes qui, après avoir domestiqué le feu, ont commencé à faire bouillir dans un pot tout ce qu’il trouvait sous la main : des herbes, des os, des graines, de la viande, du poisson… Loin du bouillon primitif, la soupe miso japonaise  révèle pour moi toutes ses vertus quand je l’accompagne de thé vert et d’edamame, fèves de soja immatures, que je décortique patiemment du bout des doigts (on peut aussi glisser la cosse dans la bouche en la faisant glisser entre ses dents, une méthode bien plus rapide pour les croquer).

Takayama / Avenue d’Ouchy 58 / 1006 Lausanne / Suisse

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Tom Kha Kai Saveurs d’Ailleurs

Restons en Asie et à Ouchy en nous régalant de Tom Kha Kai, le potage de poulet au lait de coco archi-connu de la cuisine thaïlandaise. Chez Saveurs d’Ailleurs, la portion est généreuse et constitue un déjeuner chaud et réconfortant que l’on peut agrémenter de riz parfumé pour en faire un plat complet (j’adore l’association soupe et riz). Les places assises étant réduites, il est recommandé de réserver à l’avance (ou de demander les plats à l’emporter), même si cela n’empêchera pas une certaine proximité avec ses voisins de table.

Saveurs d’Ailleurs / Avenue d’Ouchy 67 / 1006 Lausanne / Suisse

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Potage du jour et ses croûtons Au Palais Gourmand

Au Palais Gourmand, aussi appelé « Chez Pittolaz » par les Lausannois, propose des spécialités de boulangerie et de pâtisseries de qualité. J’y achète notamment des tourtières de Gascogne aux pommes ou aux pommes-pruneaux croustillantes et fondantes à la fois. Un régal ! Le potage du jour aux légumes était onctueux et joliment servi avec du fromage râpé (miam ! Peu de restaurants en proposent, dommage) et des petits croûtons grillés dressés à part. Vous constaterez que je bois souvent du thé avec de la soupe, une tradition diététique que j’ai empruntée à la médecine chinoise, censée favoriser la digestion.

Au Palais Gourmand / Avenue de la Gare 2 / 1003 Lausanne / Suisse

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Potage aux légumes Daniel Kocher

Hormis les restaurants asiatiques, la plupart des soupes proposées sur les cartes des cafés et des boulangeries sont des potages aux légumes. Chez Daniel Kocher, on reprend donc les mêmes basiques – potage, thé et pain que j’ai laissés – que l’on personnalise avec une bouchée de taillé aux greubons, une spécialité culinaire du canton de Vaud à base de pâte feuilletée et de résidus de graisse de porc qui s’apparentent aux grattons lyonnais, bienvenue par cette cramine (froid intense en vf), comme on dit dans le canton du Valais dont je suis originaire.

Boulangerie Daniel Kocher / Rue du Simplon 22 / 1006 Lausanne / Suisse

Les soupes de Lausanne