Un achat par semaine 23 à 26

Nous sommes la semaine 34 et je vous montre mes achats des semaines 23 à 26. Plus qu’un petit effort et je rattraperai mon retard, non seulement par rapport à mon blog mais aussi par rapport aux semaines où je ne dépense « rien », soit zéro acquisition personnelle hormis les produits de beauté que je remplace, pour arriver à la fin de l’année au chiffre de 46 objets si tout va bien (52 semaines moins les 6 semaines de Carême) ou 52 au pire si je suis un être faible.

navy-front1184

Achat de la semaine 23. Une valise Rimowa Salsa Air*

Le voyage faisant apparemment partie de mon ADN – 32 pays visités à ce jour dont certains plusieurs fois – je ne m’encombre plus de bois vert quand je pars à l’étranger et ne prends que le strict minimum. Je pars du principe que je dois être en mesure de porter moi-même ma valise et ne compte pas sur les autres pour m’aider, même s’il est vrai que je séjourne plus dans des hôtels de luxe que dans des auberges de jeunesse, bien pratiques pour leur service pressing ainsi que pour les produits de soins (shampooing, après-shampooing, gel douche, savon, lait hydratant, parfois brosse à dents et peigne) et le sèche-cheveux que je peux laisser à la maison. J’ai voyagé longtemps avec une Samsonite jusqu’à ce que je découvre la marque Rimowa qui d’après moi, fabriquent les meilleures valises sur le marché ! D’abord, il y a la tradition (la manufacture de bagages existe depuis 1898), ensuite il y a la technologie (les valises, étanches à l’eau, sont en aluminium ou en polycarbonate qui les rend d’une solidité et d’une légèreté incomparables. Elles sont également montées sur un roulement à billes breveté qui permettent de les déplacer sans effort) et le savoir-faire (les valises sont faites à la main), puis, je l’avoue, le design aux rayures reconnaissables entre mille qui en fait un must pour la jet-set internationale. Le plus simple aurait été de commencer par vous dire que c’est allemand et ça aurait été clair pour tout le monde ! ;o)

Depuis que je l’ai achetée, ma valise est partie à Estoril au Portugal avec Lui qui me l’a empruntée (bon, je lui pique aussi souvent la sienne qui est le plus grand modèle) et à Kazan dans la République du Tatarstan en Russie. Le début d’un très long parcours qui l’amènera probablement dans les quatre coins du monde, une expression idiote puisque, depuis Galilée, la Terre est ronde (non, c’est vrai ?).

Globus / 5, rue du Pont / 1003 Lausanne / Suisse

aDSC02159
Praia de São Rafael, Albufeira, Algarve, Portugal

Achat de la semaine 24. Un voyage en Algarve et à Paço dos Arcos, Portugal

En évoquant les voyages, j’ai passé mes dernières vacances en Algarve pour la 3ème fois (ah, le soleil, l’océan atlantique, les falaises, la sangria au champagne, les restaurants à tomber et la cataplana à la langouste, soupir) et au Palació dos Arcos, un palais de la fin du XVe siècle, construit au bord du Tage dans la petite ville de Paço dos Arcos près de Lisbonne (ah, l’exquis poulet fricassé de la tante de Lui à Lisbonne, la sangria au champagne bis et les fruits de mer que nous avons dévorés dans une ancienne halle de pêcheurs à Cascais, soupir).

aIMG_1413
Palació dos Arcos

Je ne sais pas où se dérouleront mes prochaines vacances (aux dernières nouvelles, il y a le Pérou, Zanzibar ou un pays en Asie avec une escale à Séoul à choix) et surtout quand car j’ai une actualité professionnelle chargée qui m’amène déjà à parcourir de nombreux kilomètres en avion, mais je commence à ressentir le besoin de me vider la tête et de ne penser plus qu’à moi.

Epic Sana Hotel / Aldeia da Falésia / 8200-593 Albufeira / Portugal & Hotel Vila Galé Collection Palació dos Arcos / Largo Conde das Alcãçovas, 3 / 2770-031 Paço dos Arcos / Portugal

1_1200

Achat de la semaine 25. Vaisselle Orquestra Vista Alegre*

Après quelques aller-retour à Lisbonne, j’ai enfin ma vaisselle en porcelaine Vista Alegre au complet ! La ligne Orquestra, des designers libanais David Raffoul et Nicolas Moussalem, me tient à cœur, non seulement parce que je la trouve magnifique avec ses tracés géométriques purs et sobres symbolisant l’harmonie et l’excellence d’un orchestre symphonique, mais aussi parce que je l’ai repérée bien avant qu’elle remporte cette année le Red Dot Design Award et le Wall Paper Design Awards, deux prix prestigieux du design international ! Pour une bobo bourge tendance cagole, c’est pas mal quand même ;o)

4_oOrquestra_1_12003_o

Pour information, il existe une autre maison de porcelaine de luxe au Portugal : SPAL mais, dans l’ensemble, je préfère Vista Alegre.

Vista Alegre / Amoreiras Shopping Center / Av. Eng. Duarte Pacheco / 1070-103 Lisbonne / Portugal

aIMG_1642

Achat de la semaine 26. Un dîner à Paris

Pour fêter nos anniversaires, j’ai invité ma copine Madame au Thoumieux, hôtel et restaurant gastronomique du Chef Jean-François Piège, à Paris. Tout était parfait, voire « tout mieux » (ha ha), de la chambre d’hôtel savamment décorée de motifs japonais – mention spéciale à la couverture en fausse peau de léopard – avec sa salle de bain en marbre, sa belle robinetterie et ses produits Aesop, au dîner gastronomique de 4 (ou 5 ?)  hors-d’œuvre froids et chauds, de 2 plats, de fromages et de 4 desserts plus mignardises (ouf) que je vous présenterai dans un prochain article.

aIMG_1671
Hors d’oeuvre – Pomme de terre soufflée, nage réduite, caviar osciètre

Nous avions prévu de nous arrêter chez Ladurée ou à la Pâtisserie des Rêves de Philippe Conticini le lendemain mais, repues comme des dindes de Noël après le menu d’anthologie et le petit-déjeuner brunch élaborés par le Chef Piège et sa brigade, nous avons abandonné l’idée même d’y aller ! ;o)

PS : le restaurant du Chef Piège au premier étage du Thoumieux a fermé ses portes en juin et c’est au « Jean-François Piège, le Grand Restaurant » au 7, rue d’Aguessau à Paris qu’il conviendra de se rendre désormais, à partir de septembre 2015, pour goûter à la sublime cuisine de ce Chef ultra-médiatisé.

Thoumieux / 79, rue Saint-Dominique / 75007 Paris / France

*Copyright (c) photos : Rimowa, Vista Alegre

Un achat par semaine 23 à 26

Bonnes pratiques professionnelles

Pour faire suite à mes aventures à Kazan que j’ai commentées sur Facebook, Gwendy m’a suggéré de rédiger un article sur mon code vestimentaire au travail – ce que j’appelle mon « uniforme » – sachant que je peux passer en une journée d’une conférence de presse à un dîner de gala quand ce n’est pas à un défilé sur le Red Carpet avec des personnalités politiques, des têtes couronnées et des acteurs méga hot de la mort qui tue (hiiiiiii, Alexey !).

Avant de publier ce post sur mon uniforme qui va nécessiter que je prenne des photos façon blogueuse mode (tiens, je n’ai pas encore vu de blog mode proposant des tenues de travail ? Suis-je sotte, c’est SON METIER à la blogueuse mode de montrer ses habits, pfff ! ;o)), j’aimerais parler de quelques-uns de mes Best Practices professionnels (je ne sais pas comment on traduit en français : meilleures pratiques ?) qui m’amènent à « voyager beaucoup et à discuter avec plein de gens importants » d’après la Puce.

Tout d’abord et même si mes proches pensent que je ne travaille pas mais que je m’amuse (sic), le savoir-être est aussi primordial pour moi que le savoir-faire. Je me comporte de la même manière avec des Ministres, des Princes, des PDG et des CEO qu’avec des concierges ou des balayeurs de rue. Un jour à Sydney, une femme de ménage m’a apporté des fleurs qu’elle avait trouvées dans une chambre laissée libre par un client de l’hôtel pour me « remercier de garder ma chambre toujours propre et rangée » ce qui m’a stupéfiée car je ne m’imaginais pas que cela eût pu en être autrement.

Je ne me laisse pas non plus impressionner par le pedigree de mes interlocuteurs même si j’ai énormément de respect pour l’intelligence, la culture et la connaissance de certains. Toutefois, c’est plus l’humain derrière le titre qui m’intéresse car personne n’est « plus grand » ou « plus petit » qu’un autre à mes yeux. Je ne sais pas non plus ce que signifie être fan de quelqu’un.

Je crois également que si je vis des choses extraordinaires dans son acception première, c’est-à-dire qui sortent de l’ordinaire, c’est que je ne force pas les événements. J’ai compris depuis un moment que ce que je désire pour moi n’est pas forcément ce qui me rendra le plus heureuse (un mari, une maison, 1,5 enfants, un break 4×4 et un labrador) et que j’ai tout ce qu’il faut pour être bien, ici et maintenant. Malgré mon fantasme récurrent de tout envoyer balader pour cuire des tartes aux pommes sur un feu de bois et loger dans une petite maison dans la prairie comme la famille Ingalls à Walnut Grove, je ne pense pas que ce soit là mon destin, mais on ne sait jamais :o)

Après, il est certain que tout ne m’est pas tombé tout cuit dans le bec du jour au lendemain et que j’ai dû retrousser mes manches bien des fois. Le strass et les paillettes ne sont que la partie visible de l’iceberg. Il existe plein d’ouvrages consacrés à des méthodes (Kaizen, GTD, etc.) et à des techniques (Pareto, Pomodoro, etc.) pour améliorer la productivité mais pour moi, c’est comme pour les guides de développement personnel, cela ne sert à rien tant qu’on ne les met pas en pratique. La meilleure solution est toujours de trouver ce qui fonctionne pour soi :

  • La première chose que je fais le matin en arrivant au bureau est de lire les e-mails et de les traiter immédiatement : à répondre, à jeter ou à classer. Je n’ai pas de messages en attente « que je lirai quand j’aurais le temps »
  • Je fixe également les tâches prioritaires à exécuter dans la journée que je note dans mon agenda papier Smythson : en principe, un gros dossier qui me prendra du temps et deux petits que je peux expédier rapidement. J’aime la routine comme vous avez pu le constater en lisant mes articles « un achat par semaine » et « une action minimaliste par semaine » ;o)
  • Je n’ai pas besoin de me chronométrer pour savoir si j’ai besoin d’un break ;o) A vrai dire, je n’en prends pas sauf parfois, pendant la pause-déjeuner. En Suisse, la loi du travail stipule qu’on a droit à 15 minutes de repos le matin, 30 minutes à midi et 15 minutes l’après-midi, mais cela m’est égal, je n’ai pas une mentalité de fonctionnaire. Au contraire, une fois plongée dans une activité, je m’enferme dans ma bulle et ne m’interromps pas tant qu’elle n’est pas terminée
  • Je suis pointilleuse et essaie de fournir un travail de qualité. Je déteste l’approximation et les présentations bâclées autant sur la forme que sur le contenu. Après, je ne suis pas une machine et je fais des erreurs, ce qui m’exaspère quand je les découvre a posteriori
  • Jamais je n’irai à une réunion sans l’avoir préparée. Je ne supporte pas de livrer des dossiers qui ne sont pas maîtrisés. D’expérience, je sais qu’il faut toujours compter sur des imprévus et cela me rassure de pouvoir compter sur mon travail en amont, quitte à y consacrer mes week-ends s’il le faut
  • Je considère les assistantes administratives comme des collègues et non comme des sous-fifres à qui je peux donner le « sale boulot ». Je leur confie souvent la gestion d’un élément d’un projet comme, par exemple, la logistique et leur laisse le soin de l’organiser comme elles l’entendent
  • 15 minutes avant de quitter mon bureau, je range et je classe tout ce que j’ai accompli dans la journée. Parfois, c’est un vœu pieux car je n’ai pas toujours le temps de le faire et, comme tout le monde, j’ai des piles de dossiers qui ne demandent qu’à être archivés (j’y arriverais, un jour !)
  • Il m’arrive bien sûr de ne pas avoir envie de travailler. Dans ces cas-là, il n’y a rien à faire si ce n’est d’attendre que ça passe et tant pis pour la procrastination

En ce moment, je n’ai pas de plan de carrière définie. Je suis arrivée à faire ce que je voulais et me contente d’accomplir ce que la vie me propose chaque jour (je suis gâtée de ce point de vue, je n’arrive pas à suivre le rythme !). Les périodes de stagnation sont toutefois importantes pour remettre les idées en place et prendre du recul sur soi. On peut aussi les mettre à profit pour se perfectionner dans certains domaines, professionnels et privés, ou simplement lâcher prise et profiter du voyage car tout n’est pas que défis et compétitions.

Bonnes pratiques professionnelles

Neemic. Made in China

La mode est un domaine dans lequel je n’ai aucune expertise et que j’observe de loin. Bien que les apparences semblent parfois trompeuses (cf. Marciano/Guess), je prête plus d’attention aux détails de la confection et aux conditions dans lesquelles mes vêtements sont produits qu’à la marque, qu’elle soit prestigieuse comme Hermès (non, je n’achèterai pas de sacs ni d’accessoires en python ou en crocodile, de toute façon, je n’aime pas le cuir de reptile) ou bon marché comme H&M chez qui je ne vais toujours pas sans savoir pourquoi.

Neemic+3460-4

Je passe ainsi pas mal de temps à me documenter en étant consciente toutefois que l’information est fragmentaire et qu’il est illusoire de vouloir consommer 100 % local, bio et éthique à moins de produire soi-même tout ce dont on a besoin. Mon collègue me disait l’autre jour avec humour que oui, sa pizza était « maison » si l’on considérait qu’il n’avait pas récolté le sel, ni fait pousser les tomates, ni élevé la bufflonne pour fabriquer de la mozzarella, ni moissonné le blé pour le réduire en farine, etc.

chiara_sequin_silk_top_notjustalabel_1327796929elija_wool_sweater_notjustalabel_890996969eden_oversized_mohair_sweater_notjustalabel_932362435

J’aime aussi tordre le cou à mes préjugés de bobo bourge cagole gâtée et il n’y a pas mieux que les voyages pour appréhender la vie d’une manière différente et apprendre que « l’autre » n’est pas toujours le monstre que l’on veut nous faire croire.

Cette digression (habituelle, soupir) pour vous parler du « Made in China » que tout le monde associe trop souvent à du toc, du bon marché, de la mauvaise qualité, etc. En 2015, c’est oublier trop vite que ce n’est ni le savoir-faire chinois ni la qualification de la main d’œuvre qui sont en cause, comme le démontre le projet Made in China Diary mené par les designers suisses d’Anaïde Gregory Studio mais bien la volonté de certains chefs d’entreprise occidentaux de chercher à faire des économies sur la production de masse. Il est à noter également qu’aucun Asiatique qui en a les moyens n’achètera de contrefaçons ; au contraire, il est prêt à payer plus cher qu’un Européen pour obtenir des objets de luxe et sait les apprécier à leur juste valeur.

NEEMIC_4

Ceci n’occulte pas le fait qu’il y a de graves abus en Chine, comme partout ailleurs dans le monde, mais la violence de certaines vidéos à charge, volontaire ou non, ne doit pas faire oublier que la Chine est un pays immense d’une richesse culturelle millénaire phénoménale qui prend des mesures pour protéger la faune et la flore du pays en créant des zones naturelles protégées afin de sauver de l’extinction des espèces rares comme le panda géant, le rhinopithèque doré, le yak sauvage, le tigre de Mandchourie ou le cerf de Thorold, qu’ils ont adopté le principe du recyclage des déchets et des ordures ménagères et que le cliché du Chinois mangeur de chien ne s’applique pas à toute la Chine (des associations locales ont également critiqué l’abattage massif des chiens au festival de Yulin, puis, qui sommes-nous pour condamner ce massacre alors que nous tolérons que des chiens et des chats soient euthanasiés tous les jours dans nos chenils et nos refuges surpeuplés ? Par ailleurs, il est tout à fait légal en Suisse de manger son chien ou son chat et personne ne trouve rien à redire).

Au lieu de pointer du doigt des saloperies de psychopathes qui ne sont malheureusement pas l’apanage des seuls Chinois, je reconnais que je n’ai aucune supériorité morale pour dénoncer les autres sans prendre en considération mes propres agissements et je préfère de loin mettre en avant les belles réalisations humaines, sources d’échanges, de collaboration et de compréhension mutuelle.

Neemic-3131

Dans cet état d’esprit, on obtient le meilleur quand deux designers suisses, Amihan Zemp et Hans Martin Galliker, s’installent à Beijing pour créer la marque Neemic, dont les vêtements sont de purs joyaux réalisés à partir d’étoffes recyclées de l’industrie du textile naturel et biologique chinois ou de tissus produits dans le respect de l’environnement, à savoir sans engrais chimiques, ni pesticides, ni insecticides sous les labels The Hong Kong Organic Textile Association et AgraChina.

Neemic+0124-1

Je sais que la saison ne se prête guère à vous montrer des images de gros manteaux en laine et de pulls oversize en mohair (ne me remerciez pas ;o)) mais je suis tombée sur ce site en cherchant des modèles de tricot que je suis en train de réaliser pour cet hiver. Je ne sais pas pour vous mais moi, je suis conquise !

Neemic / Beijing / People’s Republic of China / E-shop : http://neemic.asia/shop

Copyright All Photos (c) Neemic.com

Neemic. Made in China