Un achat par semaine. La fin.

Mes followers sur Instagram savent que j’ai raté le challenge que je me suis fixé le 25 octobre dernier de vivre avec CHF 500.- en Suisse, soit le budget qui reste à une famille de quatre personnes (deux adultes et deux enfants) après avoir payé le loyer, les assurances maladie obligatoires en Suisse, l’eau, l’électricité, le téléphone, etc., dont j’ai entendu parler.

J’ai tout et même plus que ce qu’il me faut pour vivre : un travail avec un salaire de cadre très confortable, une résidence principale, une résidence secondaire, une voiture, des vêtements, des chaussures et des sacs de luxe, des meubles de designers et des assurances pour couvrir le tout en cas de vol, dégâts, etc. J’ai vraiment TOUT, sauf un égouttoir pour la salade et un effaceur d’encre Super Pirat M :o)

J’en suis arrivée à un stade où je n’éprouve plus aucun plaisir à acheter ni à tenir une liste de « mes achats par semaine ». Au contraire, cela m’ennuie. Je n’ai plus envie de « faire les magasins » ni de passer des commandes sur Internet à part pour la litière des chats et des bouteilles de Coca Zéro parce que c’est lourd à transporter.

Il y a un moment où la perspective de posséder un sac Kelly d’Hermès ne représente plus un objectif à atteindre ni même un rêve. Assez, c’est assez.

C’est fou ce les objets peuvent représenter en terme de charge mentale ! Je l’ai constaté samedi passé en me réveillant et en constatant que j’avais le week-end entier devant moi pour passer du bon temps et faire ce que je voulais : aucun carton d’affaires à trier, aucun souci pour trouver les timbres, les épingles, la paire de ciseaux, le bonnet, l’écharpe et les gants ni même pour savoir quelle quantité de beurre de cacahuète il restait dans le pot puisque tout était déjà propre, rangé et organisé.

J’ai cessé de me définir par rapport à mes possessions. J’ai appliqué à la lettre les conseils de Dominique Loreau et plié en petits carrés les T-shirts qui « procurent l’étincelle de la joie » selon la méthode de Marie Kondo et il est temps pour moi de passer à autre chose.

Je vous montre aujourd’hui quelques objets que j’ai achetés cette année et je clos ce chapitre. Cela ne signifie pas que je ne parlerai plus d’objets ni d’achats sur mon blog mais ce ne sera plus systématique. En fait, j’ai beaucoup mieux à faire dans ma vie que du shopping ! :o)

Stiletto Peony. Luis Onofre.
Samsung TV 75 » QE75Q900T, le jeu vidéo « Monster Hunter » pour la Playstation et un abonnement à Netflix.
Un plumeau en plumes d’autruche. Mizar adore !

Vivre dans un cocon no. 3

Règle du cocon no. 3. Développer des habitudes.

Il y a des mots qui ont des connotations négatives comme la routine. Or, quand je lis le livre du moine Shoukei Matsumoto, je constate qu’il a dédié son existence à vivre dans la routine : se lever tôt, laver son visage et s’habiller, commencer la journée par le nettoyage, balayer les sols et le jardin, polir le hall d’entrée, manger lentement et dans le silence, méditer et prier, avant de se coucher en ayant accompli les mêmes tâches tous les jours, 365 jours par année, toujours au même endroit, sans aucune perspective de siroter un cocktail sur une île paradisiaque ou de faire un road trip en Ferrari ou en Aston Martin.

C’est là où la notion de société de consommation saute à la figure comme un furoncle sur le visage de Miss Univers. Désolée pour l’image mais je n’ai pas trouvé mieux…

La routine n’est donc pas quelque chose à fuir. Accepter la répétition des gestes quotidiens peut renforcer la capacité de profiter de l’instant présent et baisser l’anxiété face à l’impermanence des choses, soit tout le contraire de ce que j’ai fait pendant ces deux dernières années où j’ai voulu sortir de ma zone de confort ! Elle donne également un sentiment de sécurité et de contrôle en nous ancrant dans la vie, en donnant de la consistance à des petits gestes anodins et en nous offrant une stabilité émotionnelle sans pour autant tomber dans la maniaquerie. Je pense qu’il y a un équilibre à trouver.

Je suis toujours en télétravail et me déplace à Lausanne quand j’ai des réunions en présentiel, soit une fois par semaine environ, et j’ai commencé à développer quelques rituels dans mon appartement que j’apprends à aimer de plus en plus, même si je lutte contre cette impression désagréable que je ne vais pas y rester pour toujours. J’ai cependant un grand désir de me poser maintenant et de me sentir vraiment CHEZ MOI.

Il ne suffit pas de signer un contrat de vente et droit d’emption chez un notaire pour se sentir propriétaire, il faut aussi se familiariser avec le lieu. J’ai débarqué sur la Riviera vaudoise par hasard. Je n’ai pas de parents qui y habitent, je n’ai aucun souvenir particulier associé à Montreux hormis que j’aimais aller au Festival de Jazz et au marché de Noël une fois par année, je n’ai aucune idée des noms des petits villages alentour, je suis totalement étrangère à la région et j’ai un tout nouveau chapitre de mon histoire personnelle à écrire !

Il n’y a que la petite Mizar qui est de Montreux. Elle est née à une centaine de mètres de la résidence et peut revoir sa maman quand elle veut :o)

Voici donc quelques-unes de mes « joies quotidiennes » © Mélodie du Bonheur :

Les chats attendent patiemment que je me réveille pour que je leur donne leur pâtée. Je leur laisse des croquettes en libre-service mais ils tiennent à leur sachet de mousse le matin et de gelée le soir Royal Canin pour chatons.

Je bois un grand verre d’eau et un mug de chocolat noir Caotina ou du thé anglais Fortnum & Mason avec du miel et un nuage de lait © Jolitorax dans Astérix et les Bretons. Je mets le lait avant de verser l’eau chaude, ce qui est complètement idiot puisque mes mugs sont en verre et que cette façon de faire archaïque servait à préserver la porcelaine de mauvaise qualité en Angleterre qui craquait sous l’effet de la chaleur contrairement à celle des classes supérieures qui pouvaient se permettre de verser le lait après. Je prépare donc mon thé comme une prolétaire.

Je travaille ensuite jusqu’à 13h environ entre deux passages de Kumba ou de Mizar qui se couchent sur le clavier (ils savent des raccourcis que je ne connais pas comme mettre le laptop sur mode avion, afficher la fenêtre des post-it virtuels, mettre la langue de travail en finlandais, etc.), heure où je m’occupe de mon ménage : je fais mon lit qui a eu le temps de s’aérer et m’attaque à une zone (l’entrée le lundi, la cuisine le mardi, la salle de bain le mercredi, les chambres le jeudi et le séjour le vendredi) pendant que Cendrillon et Blanche-Neige, mes robots ménagers, s’occupent quotidiennement des sols, braves petites, un jour leur Prince viendra, la la la.

Kumba me réclame une friandise (un stick liquide Vitakraft) après sa sieste et je profite de cette pause pour lui apprendre des petits tours, aussi à Mizar, comme s’asseoir ou se mettre debout sur les pattes arrières (je vous dirais quand j’arriverais à les faire sauter à travers des cerceaux de feu :oP). Je leur presse aussi les coussinets de temps en temps pour faire sortir les griffes et ouvre leurs mâchoires doucement pour qu’ils s’habituent à être manipulés par la vétérinaire.  

Je profite parfois de ma pause de midi pour m’appliquer un masque ou me faire un soin ou me préparer à manger mais cela varie parce que j’attends d’avoir faim. Ce qui explique pourquoi je peux prendre mon déjeuner à 17h si j’ai fait un gros repas la veille.

A 14h, je retourne à mes e-mails jusqu’à 18h où je me prépare pour aller au fitness situé à côté du Forum, le centre commercial de Montreux, ce qui est très pratique si j’ai oublié d’acheter quelque chose le week-end, Migros et Coop fermant leurs portes à 20h en semaine. Ou alors je remplace ma session de fitness par des exercices d’étirement et de renforcement musculaire à la maison.

 A 19h30-20h, je suis de retour à la maison et regarde Objectif Top Chef en replay avant de nourrir les chats, puis c’est quartier libre jusqu’à 1h du matin. Je suis une couche-tard et une lève-tard, c’est pour ça que je ne serai jamais « healthy, wealthy and wise » (en bonne santé, riche et sage) comme disent les Anglais.

Je n’ai pas vraiment de rituels ni d’horaires le samedi et le dimanche où je fais ce qui me passe par la tête comme en vacances, à part les courses pour la semaine. J’aimerais toutefois prendre plus de temps pour visiter la région, découvrir les sentiers dans la forêt mais aussi buller dans mon coin à regarder le paysage et savourer le temps qui passe. Tout simplement.

Vivre dans un cocon no. 1 et no. 2

J’ai une amie extraordinaire qui me fait rêver quand elle me parle de son cocon. C’est l’endroit où elle vit et où elle se sent le mieux au monde ! Elle a fait de son logis un endroit où elle se détend et où elle prend soin d’elle – elle s’excuse parfois au téléphone pour me dire qu’elle doit enlever le masque capillaire qu’elle a posé – et je sais qu’elle a toujours des fromages et des petites choses à grignoter pour ses « pique-niques » devant ses séries préférées.

Je lui dis souvent que j’adore son concept de faire de son chez soi un cocon et il est temps pour moi de vivre et de profiter de mes domiciles plutôt que de déménager constamment ! C’est bien de construire un chalet à la montagne et d’avoir acheté un appartement à Montreux, c’est encore mieux de les investir et d’y habiter vraiment !

J’avais un rêve quand j’étais enfant, qui était d’acheter une petite maison où un refuge où je serais bien, une mansarde à la Princesse Sara, selon le roman éponyme de Frances H. Burnett, qui est ma madeleine de Proust : « une pièce avec un lit douillet, une cheminée, une petite table avec deux chaises, de l’argenterie et de la vaisselle en porcelaine, une lampe qui diffuse une lumière rose, des couvertures et de la fourrure en abondance, une étagère pleine de livres, un service à thé, un vase avec un petit bouquet de fleurs, une fenêtre donnant sur les toits, de la soupe chaude, des sandwiches et un paquet de petits gâteaux d’un grand chef pâtissier ».

A l’exception de la lampe qui diffuse une lumière rose, une étagère pleine de livres (je lis en numérique) et une fenêtre donnant sur les toits (j’ai nettement mieux, j’ai des grandes fenêtres donnant sur le cirque des montagnes au chalet et une vue imprenable sur le lac Léman à Montreux), j’ai acquis mes refuges et mes « mansardes » mais je n’en ai pas encore fait mes cocons.

J’aime cette photo de l’hiver dernier au chalet. Il faisait beau, Kumba était heureux de prendre l’air sur le balcon et j’étais en train de me préparer une fondue que j’allais déguster en contemplant le paysage enneigé !

Je suis constamment en train de réfléchir à la décoration intérieure : je veux refaire la salle de bain, installer une buanderie, commander une penderie sur mesure pour la deuxième chambre, remplacer le meuble TV et la table basse du salon et demander à un menuisier de réaliser des meubles de rangement pour l’entrée à Montreux, aménager l’entrée et les chambres, m’occuper du jardin au chalet, etc., et j’oublie que j’ai tout le temps pour le faire et que je peux investir mes lieux de vie, même s’ils sont encore parfaitements imparfaits à mes yeux.

Je ne regretterai jamais d’avoir acheté mon appartement sur la Riviera. Cette vue qui n’est que partielle sur le lac Léman est époustouflante de beauté !

Je vais donc faire avec ce que j’ai et m’intéresser davantage à mon intérieur ces prochains temps sur mon blog. Je vais également me creuser la tête pour savoir ce que représente un cocon pour moi.

Règle du cocon no 1. Vivre dans un intérieur propre.

Pour commencer, la vue, l’espace et la lumière naturelle sont primordiaux pour moi. Ensuite, j’ai besoin de vivre dans un intérieur propre, clair et rangé. Je déteste les bibelots, l’entassement des objets même si j’apprécie les cabinets de curiosités chez les autres (je suis trop minimaliste dans l’âme pour conserver des objets hétéroclites et pas collectionneuse pour un sou) et j’aime les surfaces nettes que je prends du plaisir à nettoyer et à entretenir une heure par jour environ.

Aujourd’hui par exemple, je me suis occupée de la cuisine. J’ai lancé le lave-vaisselle, nettoyé les porte-écuelles des chats qui mangent leur pâtée comme des petits porcs, détartré le robinet, lavé l’évier et les plans de travail et mis les torchons dans le panier de linge sale. Je me rends compte qu’il est très gratifiant de faire le ménage pour soi mais je suis sûre que je détesterais le faire pour les autres. Passer après Monsieur pour débarrasser ses miettes et ramasser ses chaussettes, très peu pour moi ! Je ne suis pas une boniche !

Régle du cocon no 2. Vivre avec style et élégance.

Je cuisine uniquement des produits frais, c’est pour ça que mon réfrigérateur est toujours vide. J’achète aussi les quantités nécessaires et m’arrange pour consommer les restes dans les jours qui suivent avant de faire les courses pour éviter le gaspillage alimentaire.

Je me suis également versé un verre de jus de tomate dans un mug en verre que j’ai agrémenté d’une tranche de citron. Pour moi, l’esthétique et le sens du détail sont importants, même si je suis seule à la maison. Il en va de même quand je cuisine, je tiens à dresser mes préparations et à m’asseoir à table pour déjeuner correctement. J’ai une collègue chicissime qui conserve dans le tiroir de son bureau une boîte contenant un couteau, une fourchette, une cuillère et une serviette en tissu qu’elle déplie sur ses genoux avant chaque repas à la cafétéria. Les mets n’ont pas la même saveur quand ils sont bien présentés que lorsqu’ils sont jetés à la hâte dans une assiette ou, pire, mangés directement dans leur barquette en plastique ou en alu.

Un achat par semaine nos 9, 10 et 11. Kärcher et moi

Mes activités ménagères consistent à faire tourner un lave-vaisselle et un lave-linge et à programmer des robots aspirateur et serpillière. Il est révolu le temps de l’esclavage domestique quand les femmes astiquaient les parquets en s’abimant les genoux et vidaient les pots de chambre dans la rue à travers la fenêtre (je remonte loin dans le temps, même mes grands-mères n’ont pas connu cette époque ! :o)), vive la robotique et l’intelligence artificielle !

Pour compléter ma parfaite panoplie de ménagère 2.0, j’ai acheté trois Kärcher, une marque dont je suis fan pour la facilité d’utilisation et la grande performance de ses produits pour un minimum d’efforts ! J’adore aller au Kärcher Center à Crissier pour discuter avec les vendeurs – tous des hommes – de la meilleure machine qu’il me faut en fonction de mes besoins.

Kärcher WV 5 Premium Versatility ou un nettoyeur de vitres en français

Au chalet, il y a un robot nettoyeur de vitres pour les grandes surfaces et un Kärcher WV 5 pour les petites fenêtres, les miroirs et les cabines de douche que j’ai trouvé tellement efficace que j’en ai acheté un autre pour mon appartement à Montreux. Autant je pourrais me passer du spray et de la lingette qui n’apportent pas grand-chose – un spray normal du commerce suffit – autant l’aspirateur d’eau sale mérite largement son prix ! Ma cousine Mumu disait qu’elle n’était pas convaincue par le Kärcher vitres parce que cela laissait des marques mais je n’ai rien constaté de tel avec ce modèle qui permet de nettoyer 25 fenêtres en une seule charge. Par ailleurs, il se démonte facilement et les pièces sont lavables dans le lave-vaisselle.

Kärcher SE 6.100 ou un nettoyeur à haute pression, injecteur/extracteur en français

Les heureux propriétaires d’animaux savent qu’ils sont adorables et affectueux mais peuvent aussi vomir, faire caca et pipi, de préférence sur le lit, le tapis et le canapé mais jamais sur le carrelage ou sur des surfaces faciles à laver. Jamais. Kumba est passé du stade de chaton mignon à ado prépubère avec des boutons d’acné (si, si, les chats ont de l’acné comme me l’a montré la vétérinaire) à jeune matou plein de testostérone prêt à trousser la minette et à défendre son territoire en le marquant au jet d’urine, son territoire étant bien entendu le duvet dans la chambre et mon canapé Long Island Roche Bobois. J’ai lavé le canapé comme je le pouvais à l’éponge et au savon, l’ai vaporisé de vinaigre blanc censé être un répulsif pour les chats (mon œil) mais cela n’a pas empêché Kumba de le marquer encore et encore. De guerre lasse, j’ai consulté l’ami Google pour savoir s’il existait un appareil pour nettoyer les pipis de chat et je suis tombée sur cette merveille de nettoyeur à haute pression Kärcher ! Pour moi, cela a été la révolution ! On peut l’utiliser comme un aspirateur lambda avec un sac à poussière classique mais le top du top qui justifie son achat, c’est qu’il injecte du produit nettoyant à travers un suceur d’injection (un grand pour le tapis et un petit pour le fauteuil) au cœur de la matière et en extrait l’eau sale pour laisser la surface lavée pratiquement sèche ! C’est aussi jouissif de voir la saleté sortir des meubles que de regarder un épisode de Dr Pimple Popper (oui, c’est dégueulasse mais tellement satisfaisant :oP). Après avoir lavé mon canapé, mon tapis et mon matelas de fond en comble, j’étais presque déçue de n’avoir rien d’autre à nettoyer.

On peut certes louer des injecteurs/extracteurs mais j’ai préféré l’acheter parce que j’ai vraiment du plaisir à l’utiliser et parce que je ne supporte plus l’idée de m’asseoir sur un canapé ou de dormir sur un matelas sales après avoir vu l’eau noire qui en sortait ! Par ailleurs, le nettoyage d’un canapé par des professionnels coûtant CHF 450.-, j’ai rentabilisé l’achat du Kärcher SE 6.100 (CHF 499.-) depuis longtemps.

PS : Les Kärcher blancs sont les modèles professionnels et comprennent plus d’accessoires que les Kärcher jaunes.

Kärcher EDI 4 ou un grattoir à glace électrique en français

Là, je ne peux pas vous faire de compte-rendu car j’ai acheté ce grattoir à glace en janvier de cette année et ne l’ai jamais utilisé à ce jour par manque de neige ou parce que la glace avait fondu au soleil. Il n’empêche qu’il participe à ma vision de la loi du moindre effort. Je me passe volontiers des longues minutes au petit matin en hiver à gratter le givre des pare-brises avec une spatule en plastique sous la neige et dans le froid avant d’arriver stressée au travail parce que je me suis réveillée à l’arrache, une phrase qui pour moi n’a plus vraiment de sens puisque je suis en télétravail depuis une année et demi…

Pour l’instant, je ne compte pas acheter d’autres appareils électriques mais je rêve qu’un ingénieur conçoive un jour le robot ménager ultime, le Terminator de la crasse, qui saurait tout faire : le ménage, le repassage, le bricolage, les courses et la cuisine !  *__*

Emménager

Après mes articles partir, déménager, il me semble logique de parler d’emménager :o) Hé bien, je suis un peu submergée en ce mois de juin ! J’ai la même sensation que lorsque j’ai réussi ma « matu » (= examen fédéral de maturité, sorte de BAC en Suisse) : j’étais soulagée de l’avoir, plein de personnes m’ont félicitée mais je ne savais pas encore quelles études je voulais faire.

Pour plus de clarté, aussi dans ma tête, je vais lister tout ce qui s’est passé depuis le 1er juin, date de la remise des clés de mon chez moi à Montreux où le courtier m’a offert une bouteille de vin rouge de la région avant de passer chez le notaire signer la réquisition de transfert au Registre foncier et les derniers documents concernant l’achat de mon appartement.

  • Le transport et le nettoyage de mon appartement à Lausanne ont été réalisés par FRES Déménagement à Genève qui a été fantastique du début à la fin : estimation des devis sur place par le patron, envoi des contrats parfaitement détaillés jusqu’à la fourniture du papier d’emballage et des rouleaux de scotch plus une copie des certificats d’assurances RC et de transport, réceptionniste super gentille, réactive et efficace, équipe de trois déménageurs aimables, rapides et compétents (j’ai des meubles lourds de designers compliqués à monter et à démonter) et nettoyage impeccable pour l’état des lieux. Je repasserai par eux si je dois déménager à nouveau, ce qui ne devrait pas être le cas dans l’immédiat mais je n’ose plus me prononcer sur le sujet ! Quant aux prix, j’ai payé CHF 1’292.40 pour le transport (là où d’autres m’ont demandé CHF 645.- (?!) et CHF 2’000.-, un forfait sans aucune explication) et CHF 592.35 pour le nettoyage d’une surface de 60 m2 + terrasse, soit un total de CHF 1’884.75 pour le chargement d’un camion et le transport de Lausanne à Montreux, ce qui pour moi est très correct par rapport aux autres devis que j’ai reçus.
  • J’ai défait tous mes cartons et rangé les contenus dans les placards de la cuisine et de mon armoire trois portes. A Lausanne, j’avais une armoire encastrée à l’entrée, mon armoire trois portes et les placards de la cuisine qui était plus petite. Je craignais de manquer de rangement, mais non, j’ai encore des espaces disponibles et m’interroge sur le fait de vouloir un dressing et une autre armoire à l’entrée alors que je n’en ai pas besoin a priori…
  • J’ai mis 10 minutes à chercher ma cave qui se trouve au même étage que mon appartement, ce qui est très pratique pour stocker la litière pour les chats et les boissons ! Elle est dissimulée derrière ce qui ressemble à une porte d’armoire.
  • Le 15 juin, je suis allée au rendez-vous pour l’état des lieux de mon appartement lausannois afin de rendre les clés et la carte de la lessive. Les nouveaux locataires m’ont demandé d’enlever la chatière mais ils gardent le filet de sécurité parce qu’ils ont un chien. Etant donné que le filet a coûté CHF 1’700.- et qu’il est encore sous garantie pendant 2 ans, j’aurais pu leur demander de m’en payer une partie mais j’étais trop contente de m’en débarrasser. Les frais pour l’enlever leur reviendront si les locataires suivants ne souhaitent pas le garder.
  • J’ai organisé un apéritif, un brunch, un goûter et des dîners chez moi. Le cocktail du mois est le Mojito classique ou le Mojito aux fraises : de la menthe, du sucre brun, du rhum, des fraises si j’en ai, des glaçons et des citrons verts et c’est parti !
  • J’ai accueilli la petite Mizar, ma chatonne de trois mois trop chou, moitié Maine Coon et moitié Persan, dans un maelstrom d’événements et autant d’émotions ! Ce qui devait être un brunch tranquille avec ma Roumaine pour souhaiter la bienvenue à Mizar s’est transformé en party improvisée avec l’arrivée de Dani, son mari et sa fille, l’amie de ma Roumaine et une VIP internationale qui est venue boire le thé sur mon balcon !
  • J’ai acheté trois lampes pour le séjour, l’entrée et ma chambre et me déciderai plus tard pour la deuxième chambre, le hall et la cuisine. J’ai également acheté une étagère à coller dans ma salle de bain en attendant de la refaire entièrement, une TV Samsung 75’’ 8K, un lave-linge et un sèche-linge V-Zug Sibir et des coussins pour mon canapé dont je vous parlerai plus tard dans mes articles « un achat par semaine ».
  • J’ai exploré Territet et Montreux à pied pour chercher une boîte aux lettres et les conteneurs pour recycler le verre. Sur le chemin, j’ai découvert la Vieille Ville qui est très jolie ainsi que l’épicerie asiatique « Chez Thoa » qui est aussi bien achalandée que Thao ou Kim Dung à Lausanne.
  • J’ai fait la connaissance de mes voisins qui sont très sympathiques. La résidence est à moitié vide car la plupart des propriétaires sont étrangers et vivent dans leurs pays respectifs : Allemagne, Danemark, etc.
  • J’ai localisé mes différents points de ravitaillement, à savoir le Forum, le centre commercial de Montreux, Migros et Coop et le Minestrone, une super épicerie, boucherie et laboratoire de pâtes fraîches, ai dîné à la Rouvenaz et à l’Eléphant blanc à Territet. J’ai aussi la chance d’être située à 4,5 km de la grande zone commerciale de Villeneuve avec Pfister, Maisons du Monde, Lumimart, Qualipet, Otto’s, Conforama, Hornbach et j’en passe.

Je ne regrette pas une seconde d’avoir quitté mon ancien appartement à Lausanne. Je ne l’ai pas dit aux nouveaux locataires, mais il est sombre et humide en hiver, obligeant de vivre avec la lumière électrique constamment allumée, ce qui est loin d’être le cas de mon chez moi à Montreux, un nid d’aigle orienté plein sud, où je suis entourée de lumière naturelle.

Une collègue m’a conseillé de prendre le temps de bien m’installer avant de décider des changements à faire et des travaux à entreprendre dans mon appartement. C’est important de passer quelques instants à y vivre et à ne rien faire pour savoir ce qui m’est utile et indispensable. Par ailleurs, comme je suis vraiment « chez moi », chose que j’ai encore de la peine à réaliser, rien ne presse.

En tout cas, je trouve que mon appartement est beau et me convient à la perfection. La vue, qui est un élément important pour moi, est sublime comme au chalet et c’est une bénédiction de me lever chaque matin pour contempler tant de beauté sous mes yeux, même quand la météo est pourrie.

Avec mes 108 m2 de surfaces habitables plus mes 20 m2 de balcon pour une personne, je suis loin du petit habitat prôné par les minimalistes et Dominique Loreau mais cet espace est raisonnable pour que je puisse l’entretenir sans avoir besoin d’y passer des heures ou d’engager une femme de ménage. Je n’ai pas envie de travailler comme une folle ou de manger des pâtes tous les jours pour rembourser une hypothèque (= j’ai acheté mon appartement en fonction de mes moyens) ni de m’encombrer de choses ou de courir les magasins pour décorer un intérieur plus grand et plus luxueux. Je veux profiter de mon logis pour vivre au calme, dans la sérénité, l’ordre et la propreté, me balader au bord du lac et dans la forêt tout autour, sentir l’air frais, profiter de la couleur changeante du ciel, déjeuner sur les quais fleuris de la ville, aller au Festival de Jazz en été et au marché de Noël en hiver.

J’aime mon appartement car il m’offre une qualité de vie et une sécurité pour l’avenir, un endroit à moi pour me réfugier en cas de chômage, de problèmes financiers, familiaux, sentimentaux et je vais le traiter comme un véritable ami qui m’apporte du confort, du bien-être, de l’énergie positive, de l’intimité, de la convivialité et de l’émerveillement constant pour tout ce qui touche à la joie de vivre !

Ma petite Mizar de Flaminia. Elle est aussi gentille, douce et sociable que Kumba ! Les deux adorent les humains et cherchent le contact. Mizar ronronne fort dès qu’on la touche. Je n’ai jamais vu ça avec Kimchi et Izzi qui avaient peur des inconnus.
Il y a un côté très méditerranéen à Montreux. La végétation avec les grands ifs y est pour beaucoup !
La fête battait son plein sur la terrasse de la villa d’un millionnaire où l’on aperçoit les lampions allumés. Je suis dans un quartier de résidences qui portent toutes un joli nom. J’aime que les maisons portent un nom et pas juste un numéro de rue.