Travailler

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Je sors de deux mois de travail acharné qui ne m’ont pas laissé une seconde de répit et encore moins le temps de bloguer. A présent que la situation s’est calmée, je ressens tout le poids du stress et de la fatigue cumulés me tomber dessus et me demande si je ne me suis pas fissuré une côte au passage à moins que ce soit une déchirure musculaire ? Rendez-vous est donc pris chez le médecin qui me conseillera certainement une radiographie : cela fait une dizaine de jours que j’ai mal quand je me penche en avant ou quand je me retourne dans le lit.

Il va de soi que je ne suis pas la seule à vivre des épisodes professionnels aussi intenses mais je m’interroge sur le bien-fondé de toute cette agitation : est-ce que cela en vaut la peine ? Pourquoi en suis-je arrivée à un point où plus rien ne compte à part le travail ?

Pendant cette période, j’ai eu la chance d’être épaulée par Lui qui a pris en charge tous les aspects domestiques de la maison : le linge, les courses, la cuisine, etc. (un vrai trésor, cet homme !), mais j’ai montré des signes d’impatience avec mon entourage et déçu une ado qui attendait sur moi pour lui présenter mon travail lors de la journée « Osez tous les métiers » (je vais essayer de me rattraper auprès d’elle si c’est possible).

Le bilan personnel n’est pas brillant mais c’était le prix à payer pour réussir les objectifs que je m’étais fixés. Est-ce que cela en valait la peine ? Non, mais grâce à cette expérience, je sais que je peux compter sur moi lors des coups durs, que je gère la pression en gardant la tête froide, que je ne suis pas du genre à me lamenter ni à jeter l’éponge devant l’imprévu et les difficultés qui s’accumulent. J’apprends tous les jours qui je suis et ce que je vaux et c’est toujours ça de pris quand les jours sont moins jouasses que d’habitude. Pas besoin de s’inscrire à Koh Lanta pour cela ! ;o)

Quant à mon travail, il n’a pas plus d’importance que ce que je veux bien lui accorder. Tout pourrait s’arrêter demain que je n’en aurais cure. Je me débrouillerais. Je pense que la vie est une suite de moments, bons et mauvais, et ce qui m’importe est de savoir comment je réagis face aux événements plutôt que les événements en eux-mêmes et je me sens en paix avec ça.

Comme je l’expliquais un jour à maman : « A part mourir de faim, de froid et de soif, ce qui pourrait m’arriver de pire bien que ce soit peu probable, de quoi aurais-je peur dans la vie ? » Hé bien, de pas grand chose puisque, quoiqu’il arrive, je saurais faire avec.

Je vous souhaite une très bonne journée !

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