Me nourrir du 8 au 14 janvier 2018

Continuons avec mon alimentation anarchique. Je rappelle que je suis l’avis de mon médecin généraliste spécialisé en nutrition qui m’a dit que je peux faire ce que je veux du moment que je suis en bonne santé, que je n’ai pas de problème de poids et que rien ne m’oblige à faire trois repas par jour si je n’ai pas faim. Nous sommes tous différents ! Personnellement, je préfère avoir l’avis d’un professionnel de la santé plutôt que de suivre des régimes farfelus recommandés par des magazines ou par des stars des réseaux sociaux.

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Le risotto de la Croix d’Ouchy est le meilleur de toute la ville de Lausanne !

Lundi 8 : comme un lundi…

  • Déjeuner au restaurant La Croix d’Ouchy avec ma collègue Samuelle : une salade verte et un risotto au citron et aux gambas que je mange distraitement trop occupée à discuter.

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Mardi 9 : je suis fière d’avoir préparé la veille tous les légumes d’hiver que j’avais dans mon réfrigérateur. J’ai une tonne de coleslaw préparée avec deux carottes et un demi-chou blanc, de la salade de fenouil et radis, des champignons de Paris à la crème et une salade de betterave que maman appelait de la carotte rouge.

  • Petit-déjeuner : une orange.
  • Déjeuner au bureau : un bocal Weck avec du coleslaw, de la salade de fenouil et radis, des champignons, de la betterave et un quart de blanc de poulet.
  • Dîner à la maison : un bol de coleslaw et de salade de fenouil et trois mini Toblerone. Je déchante un peu avec mon « meal prep » de légumes crus pas faciles à mâcher… J’ai l’impression d’être un ruminant et me dis que la tendance crudivore n’est pas pour moi !

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Mercredi 10 : j’ai eu ma dose de crudités pour la semaine.

  • Déjeuner au bureau : un délice au beurre de la boulangerie Montchoisi Gourmand. Le délice au beurre, spécialité suisse de pain au goût de Bretzel, est ma madeleine de Proust. Chaque fois que maman nous emmenait en ville, nous avions droit à un goûter dans un salon de thé et elle commandait toujours un délice au beurre ou un chou à la crème pour elle. Maintenant, quand j’en mange, je pense à elle.
  • Dîner à la maison : un pot-au-feu traditionnel avec une sauce gribiche. Un plat d’hiver chaud et réconfortant, miam. Je suis contente d’avoir tenu tête à Lui pour préparer une sauce gribiche au lieu d’opter pour la facilité avec la moutarde habituelle car elle accompagne à merveille la viande et les légumes bouillis en apportant de l’acidité, de l’onctuosité et de la texture. A refaire.
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Campari orange.
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Pressé de foie gras de canard aux lentilles vertes, jus tranché aux pommes et confit d’oignons rouges. Le pain était toasté à la perfection !
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Noisette de pintade aux champignons des bois, crémeux de maïs au pesto de pistache et condiment de lard paysan et févettes. On reconnaît la patte d’un grand Chef à la cuisson et à l’assaisonnement : ni trop ni trop peu !
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Tatin aux pommes confites, crème glacée à la vanille de bourbon et caramel à l’huile d’olive. J’ai changé le dessert du menu original qui était une tartelette d’agrumes et crème de kumquats confits par cette tarte tatin. Les tartes aux pommes sont mes péchés mignons.

Jeudi 11 : découverte du restaurant Le Rossignol. Je suis ravie !

Le Rossignol
Avenue du Léman 36
1005 Lausanne

*****

  • Déjeuner au bureau : deux oranges et une petite poignée de fruits secs.
  • Dîner au restaurant Le Rossignol avec Lui, Lobo et Céline où j’ai choisi le menu du marché. Ce petit restaurant est topissime, la cuisine méditerranéenne du Chef Willy Rossignol, ex du Lausanne Palace et du Mirador Kempinsky entre autres, est succulente et le service assuré par sa compagne Mara, une femme absolument adorable au doux accent d’Italie, est fantastique ! J’ai beaucoup aimé quand Mara a demandé à Céline si elle souhaitait emporter le reste de sa « Pasta fatta in casa aux artichauts, tomates, datterino confites, olives taggiasca et chèvre frais » dans un doggy bag, une proposition plutôt inhabituelle en Suisse mais qui devrait être généralisée pour éviter le gaspillage alimentaire. Nous retournerons avec grand plaisir au Rossignol car tout était parfait !

Vendredi 12 : comblée par mon délicieux dîner de la veille, je ne mange rien de la journée.

  • Dîner à la maison : un demi bacalhau na broa (sorte de sandwich chaud composé de pain de maïs fourré avec du poisson et un oeuf) avec un peu d’épinards et deux petites pommes de terre. Lui étant portugais, nous mangeons souvent portugais à la maison.

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Samedi 13 : nous invitons nos amis Carlomarie à dîner à la maison.

  • Petit-déjeuner à la maison : un cacao, 5 dl de jus d’oranges pressées et un peu de mascarpone gorgonzola.
  • Dîner de fête à la maison : un Spritz, une poignée de noix et quelques chips nature, une tranche de pâté en croûte aux morilles, une assiette de cataplana de marisco, soit une marmite de fruits de mer que Lui a agrémentée avec de la langouste, typique de la cuisine de l’Algarve et une part de gâteau Japonais de la confiserie Wuthrich à Lausanne.

Dimanche 14 : je pique une crise le soir pour rien avec le Polonais et vais bouder dans ma chambre. Pas bien :o( Lui est fâché car ce n’est pas comme ça qu’on reçoit des amis.

  • Petit-déjeuner à la maison : la dernière tranche du gâteau Japonais de la veille et 5dl de jus d’orange pressée.
  • Dîner à la maison : une poignée de chips nature et 2-3 bouchées de carne de porco à l’Alentejana, une spécialité du Sud du Portugal, avant que je parte bouder :o(

Résumé de la semaine 2 :

  • J’ai été deux fois au restaurant.
  • J’ai cuisiné un coleslaw, une sauce gribiche et plusieurs légumes d’hiver.
  • J’ai intégré quelques oranges ;o)
  • Ma consommation d’alcool s’est limitée à un Campari orange et un Spritz en apéritif.
  • Nous avons fait le tour des spécialités culinaires portugaises cette semaine ;o)
  • Me disputer avec quelqu’un me coupe l’appétit. Je ne suis pas que zen, douceur et amour et peux faire preuve d’un sale caractère :o(
  • Marie a trouvé que je mangeais moins que d’habitude. A vrai dire, j’ai cessé de faire le boa (grosse prise alimentaire en une fois puis plus rien) et mon estomac s’est rétréci.
Me nourrir du 8 au 14 janvier 2018

Déjeuner au Salon d’Hélène à Paris

Restaurant Hélène Darroze
4, rue d’Assas

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La saison 8 de Top Chef sur M6 battant son plein (pourquoi « Fourchette » est parti ? Je l’aimais bien, moi), je colle à l’actualité pour une fois sur mon blog.

De passage à Paris il y a deux semaines, j’ai retrouvé avec plaisir le salon de thé Angelina, la Rive gauche et ses rues désertes, ce qui m’a surpris, ainsi que les petites terrasses chauffées où il fait bon prendre son temps en sirotant un verre ou deux. J’ai aussi constaté plus de pauvreté que d’habitude : les magasins de vêtements au kilo qui n’existent pas en Suisse et cet homme, un SDF sans doute, qui n’avait rien mangé depuis 2 jours et qui m’a demandé s’il pouvait prendre le pain que j’avais laissé sur la table ! Avoir faim dans un monde de surproduction et de surconsommation est un fléau que je ne supporte pas et je me souviendrai longtemps de sa joie et de mon embarras quand, émue par son sort, je lui ai donné un billet qui représentait tant pour lui et si peu pour moi.

Drôle d’introduction pour parler de mon déjeuner chez la Chef multi-étoilée Hélène Darroze, à l’image des impressions contrastées de mon week-end parisien. D’un côté le raffinement et l’excellence, de l’autre l’isolement et la misère. J’ai pensé aux romans de Dickens et de Zola.

C’est toutefois sans culpabiliser que j’ai savouré chaque préparation déclinée sous forme de « tapas » au Salon d’Hélène qui sont les mêmes plats que ceux servis dans le restaurant gastronomique mais en portions réduites.

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Ma copine Madame et moi avons été accueillies très gentiment par une hôtesse vêtue d’une espèce de robe kimono et avons été introduites au fameux salon décoré comme il se doit de larges banquettes et canapés dissimulés derrière un paravent vitré renfermant de multiples papillons. On pourrait déceler un certain manque de cohérence à l’ensemble mais qu’importe, nous n’étions pas venues pour le décor mais pour la cuisine.

Nous avons choisi la formule dégustation à 4 tapas et 1 dessert avec un supplément pour le Pie, un feuilleté (très) chaud au ris de veau, homard et truffe.

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Impossible de retenir le nom et les ingrédients de toutes les assiettes choisies au bon vouloir du Chef, mais nous avons eu du Chipiron, riz noir, chorizo et parmesan qui figurait sur la carte ainsi que du Saumon en tartare et son jus froid fortement iodé, du Canard avec une délicieuse purée de carottes et du Bar accompagné d’une variation de chou-fleur dans tous ses états, grillé, en sauce, en purée qui était une vraie réussite !

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Le Paris-Brest, noisette du Piémont, pomelos était délicieux avec la pointe d’acidité amenée par l’agrume parfaitement dosé.

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Hélène Darroze mérite largement son étoile obtenue à Paris et je ne l’enverrais certainement pas en dernière chance ! Je n’irais cependant pas à dire que sa cuisine est exceptionnelle comme celle que j’ai pu goûter chez Anne-Sophie Pic, Alain Ducasse ou Jean-François Piège, un autre juré de Top Chef ;o) Le service à table était nonchalant et approximatif et j’ai parfois hésité à demander un peu de sel pour relever la saveur de certains plats, ce qui ne devrait pas arriver. Mis à part ces petites remarques, j’ai passé un très bon moment chez Chef Darroze même si je pense qu’il y a de meilleures tables à découvrir à Paris pour un prochain séjour dans la Ville Lumière.

Déjeuner au Salon d’Hélène à Paris

PRaiRiaL à Lyon

J’ignore si le Chef Gaëtan Gentil est un fan de l’émission Cauchemar en cuisine des Chefs Gordon Ramsay et Philippe Etchebest mais il applique à la lettre toutes leurs recommandations : la carte est courte et bien construite, le cadre épuré et contemporain, l’endroit parfaitement bien situé sur la presqu’île de Lyon près de la rue Mercière.

J’avais laissé à Mme Coco le soin de choisir le restaurant pour nos retrouvailles et le PRaiRiaL, qu’elle avait envie de tester depuis quelque temps, était une très bonne idée. Las, absorbée par nos discussions passionnantes,  j’ai oublié de photographier les coupes de champagne, les entrées et les fromages superbement dressés… Blogueuse à la noix, je vous dis !

La lecture de la carte a été rapide : deux entrées, deux plats et deux desserts à choix au menu, avec ou sans fromages. Nous avons opté pour la formule complète proposée au prix modique de EUR 35 par personne, modique car il est impossible de trouver un menu de cette qualité en Suisse, d’autant plus quand l’établissement est couronné d’une étoile au Michelin.

J’ai adoré l’entrée de Chou Kale & Tourteau et je crois qu’il en a été de même pour Mme Coco avec ses Asperges de Mallemort & Agrume. Le plat principal, Cabillaud & Cumin, préféré à la Pintade & Orge perlé, a fait l’unanimité tout comme les fromages sélectionnés par Didier Lassagne, fromager incontournable à Lyon et Meilleur Ouvrier de France. Quant aux desserts, Pomme & Antésite pour moi et Chocolat & Mélilot pour la Belle, leurs libellés nous ont intriguées. Antésite ? Mélilot ? Was ist das ?

L’antésite est un concentré à base de réglisse créé en 1989 par l’apothicaire Noël Perrot-Berton pour lutter contre l’alcoolisme chez les cheminots et le mélilot, une plante herbacée utilisée à la fois comme fourrage et comme plante médicinale pour éviter les embolies et les thromboses. Autrement dit, nous nous sommes fait du bien en consommant des desserts et c’est bien la première fois ! 🙂

PRaiRiaL | 11, rue Chavanne

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Cabillaud & Cumin
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Pomme & Antésite
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Chocolat & Mélilot
PRaiRiaL à Lyon

Jiva Hill Resort

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Le mois de mai, je suis partie sur l’île de Madère où j’ai rencontré la chicissime Stéphanie de Paris qui se reconnaîtra, j’ai repris l’avion pour m’envoler à Göteborg et suis rentrée pour apprendre que Lui me réservait une surprise… et quelle surprise !

A vrai dire, j’étais dans une période où je n’avais envie de rien sauf de me pelotonner dans mon duvet et de me gaver de noix libanaises devant Game of Thrones, saison 6 et Vikings, saison 4. Je voulais juste disparaître du monde et me vider la tête, ne plus réfléchir et m’abrutir seule dans mon coin, fatiguée par cette impression constante de zapper ma vie depuis que maman n’est plus là.

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Lui a parfaitement anticipé mes besoins en m’invitant à me ressourcer au Jiva Hill Resort, un hôtel de luxe relais et châteaux situé à Crozet en France à 10 minutes à peine de l’aéroport de Genève. Il avait hésité à choisir une destination plus lointaine mais a estimé à juste titre que j’avais déjà assez pris l’avion ! :o)

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Comment décrire le plaisir que j’ai eu, d’abord olfactif à la réception de l’hôtel, de découvrir la chambre immense dotée d’un double balcon d’angle et d’une salle de bain somptueuse, le joli bouquet printanier que Lui avait pris soin de commander avant notre arrivée, les petites douceurs composées de macarons, de pâtes de fruits et de caramels au beurre salé (miam) et la vue imprenable sur les collines jurassiennes et la chaîne du Mont Blanc au loin ?

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Nous sommes restés silencieux à contempler cet environnement paisible au soleil en écoutant le crépitement des criquets et les stridulations des sauterelles.

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Puis, nous avons enfilé des chaussons et une robe de chambre et sommes descendus au Spa pour un massage relaxant qui m’a amenée dans cet état de semi-conscience entre la veille et le sommeil.

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Un apéritif au bar plus tard – un Martini Spritz pour Lui et un cocktail Have a Break pour moi – et nous voilà attablés au restaurant Shamwari où nous avons dégusté le menu « Cinq Sens » du Chef Vincent Betton avec une mise-en-bouche, une entrée, deux plats et un dessert.

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Le plaisir n’est pas que gustatif mais aussi visuel. J’ai beaucoup aimé la cloche à beurre posée sur une ardoise rustique. Quant au pain, j’ai choisi de la baguette française et j’ai tout dit, tant la baguette en France est supérieure à la baguette helvétique (si vous avez une bonne adresse en Suisse, je suis preneuse, merci beaucoup !).

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Une variation autour de l’artichaut en barigoule et en purée croustillante.

L’œuf de poulet « parfait », asperges vertes et son Cappuccino, morilles au Noilly Prat

L’association des asperges et des morilles est toujours une excellente idée et l’oeuf parfait est une spécialité apparemment tendance car on le trouve depuis quelque temps sur la carte de nombreux restaurants gastronomiques.

Sinon, je suis une blogueuse à la noix, j’ai oublié de photographier ce plat !

IMG_5932Pavé de turbot cuit au beurre d’algues, embeurrée de pak choi, couteaux à l’ail, jus brun citronné

L’embeurrée de pak choi était délicieuse comme le couteau à l’ail. Inutile de préciser que le turbot était parfaitement nacré à cœur.

IMG_5933Pigeon Miéral rôti sur son coffre, cuisses braisées en ballotine, mousseline de céleri fumé et noisettes, jus perlé

Nous avons commandé le pigeon saignant comme il se doit, même si au final je l’aurais préféré moins bleu. J’ai adoré les cuisses en ballotine ainsi que le craquant des noisettes qui apportaient un goût et une texture supplémentaires au plat mais ai laissé de côté le cromesquis d’abats après l’avoir goûté. Il était irréprochable mais les abats et moi, nous ne sommes pas vraiment copains.

IMG_6058.jpgPré-dessert

Une mousse au chocolat onctueuse apportée dans un mignon bocal en verre.

IMG_5900Grand cru Caraïbes

Je n’ai jamais été friande des desserts tout chocolat, surtout après un tel repas, mais le visuel était à tomber, la glace légère et le gâteau aérien.

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Il n’y a pas que la cuisine très soignée du restaurant du Jiva Hill Resort qui m’a séduite. J’ai adoré le design intérieur avec le mariage franchement réussi du bois brut et du mobilier contemporain ainsi que la sobriété élégante et classique de notre chambre. Je compte d’ailleurs m’inspirer de tous ces éléments pour la rénovation du chalet !

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Le buffet du petit-déjeuner, quant à lui, présentait un choix limité de produits français de très bonne qualité : beurre Bordier, yoghurts de la Savoie, confitures Alain Milliat et des œufs brouillés maintenus au chaud dans d’adorables petites cocottes Staub ! Seul ombre au tableau, le jus d’orange qui ressemblait plus à du Granini qu’à du jus fraîchement pressé mais dans l’ensemble nous nous sommes régalés !

Jiva Hill Resort / Route d’Harée / 01170 Crozet / France

Jiva Hill Resort

La Palette des Sens à Bex

Je serais très mal placée de me plaindre du rythme trépidant de mes activités qui m’amènent à vivre des choses incroyables à travers le monde, mais je ressens parfois un peu de frustration lorsque les événements s’emballent et que je n’ai pas le temps d’en profiter pleinement.

Il y a tant d’instants extraordinaires que j’aimerais publier dans mon blog !

Prenons par exemple cette délicieuse et froide journée de janvier à Bex, où j’avais réservé une table au restaurant La Palette des Sens, toque rouge au Gault et Millau, pour fêter Noël (!) avec ma copine Madame.

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Je ne connais rien de la ville de Bex à part les salines qu’on apprend à l’école dans les cours de géographie et j’ai choisi La Palette des Sens sur la base des belles photos de leur site Internet. Ce restaurant figurait aussi dans ma liste des établissements suisses à visiter.

L’accueil par le garçon de salle à l’accent sud-américain était franchement sympathique et nous nous sommes tout de suite senties à l’aise dans le décor campagnard chic de la salle à manger boisée aux larges fenêtres voûtées.

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En apéritif, nous avons commandé deux coupes de kir royal au cassis pour ma copine Madame et à je-ne-sais-plus-à-quoi pour moi (ah, bravo, alcoolique) qui nous ont été amenées avec une jolie palette de beurres montés aux épices et aux herbes pour accompagner les petits pains à choix présentés dans un grand panier.

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Potage à la courge et oeuf 64

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Puis, nous sommes passées aux choses sérieuses avec le Menu des Sens et une excellente mise en bouche avec un œuf parfait à 63°-64° dont on ne garde que le jaune que l’on fait cuire à température constante pour obtenir une texture merveilleusement crémeuse. Un vrai délice et mon premier coup de cœur !

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Tiramisu d’avocats et ananas baby, rouelles de homard et de Saint-Jacques en marinade de Yuzu

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La première entrée d’inspiration asiatique était tout en nuances et j’ai apprécié le coulis au piment qui apportait du peps à l’ensemble qui aurait été trop fade sinon.

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Grosse raviole de ris de veau et pleurotes grillées, sa scalopine de foie gras chaude au suc de framboises

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N’étant pas amatrice d’abats, j’ai hésité à changer d’entrée mais ma copine Madame m’a rappelé qu’on avait mangé un délicat ris de veau au Thoumieux du chef Jean-François Piège à Paris et qu’on pouvait faire confiance au talent des chefs pour « sublimer n’importe quel produit » © Top Chef. Ma copine Madame a eu raison d’insister car j’aurais regretté d’être passée à côté de mon deuxième coup de cœur du menu ! Juste un bémol par rapport à la framboise pas de saison mais qui apportait une touche d’acidité bienvenue et nécessaire.

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Caille « désossée », fine farce à la truffe du pauvre, vol au vent de légumes d’hiver et croquante de topinambours, jus réduit à l’huile de noisettes

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Je crois que c’était la première fois que ma copine Madame dégustait de la caille. Lui en prépare de temps en temps à la maison, farcie ou dans un jus inspiré du plat de pigeons que le Zio nous prépare à Perugia. Rien à redire sur la qualité des légumes achetés le jour même au marché de Vevey mais j’aurais aimé trouver une émulsion ou une mousse dans le vol au vent qui servait plus de garniture que de véritable élément entrant dans la composition de l’assiette.

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Le chariot de fromages d’ici et ailleurs

Le chariot de fromages était somptueux et donnait envie de tout goûter ! J’ai un faible pour les fromages quand ils sont servis avec des fruits, des compotes, des noix et un peu de Porto sirupeux.

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Avant dessert

Une panna cotta douce, agréable et onctueuse.

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Macaron au chocolat de Caracas et fleur de sel, ganache pralinée et gelée de clémentines aux fruits exotiques

Le dessert ne m’a pas emballée plus que ça. Les quartiers de clémentines étaient posés sur la gelée avec leur peau au lieu d’être taillés en suprême, ce qui, à mon avis, aurait été plus agréable au palais et le macaron était bien exécuté sans être inoubliable. Il manquait peut-être un liant ?

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Le service rustique collait très bien à l’atmosphère de la maison

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Un thé à la menthe et des mignardises chocolatées. Un thé chaud herbacé que je ne sucre jamais est pour moi une bonne façon de conclure un repas gastronomique.

La Palette des Sens à Bex est une bonne adresse et je remercie le chef Mickaël Pöschl pour avoir réussi à nous communiquer son amour de la cuisine et son envie manifeste d’apporter du plaisir à ses clients.

La Palette des Sens / Hôtel de Ville de Bex / Rue Centrale 8 / 1880 Bex / Suisse

La Palette des Sens à Bex