Travailler

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Je sors de deux mois de travail acharné qui ne m’ont pas laissé une seconde de répit et encore moins le temps de bloguer. A présent que la situation s’est calmée, je ressens tout le poids du stress et de la fatigue cumulés me tomber dessus et me demande si je ne me suis pas fissuré une côte au passage à moins que ce soit une déchirure musculaire ? Rendez-vous est donc pris chez le médecin qui me conseillera certainement une radiographie : cela fait une dizaine de jours que j’ai mal quand je me penche en avant ou quand je me retourne dans le lit.

Il va de soi que je ne suis pas la seule à vivre des épisodes professionnels aussi intenses mais je m’interroge sur le bien-fondé de toute cette agitation : est-ce que cela en vaut la peine ? Pourquoi en suis-je arrivée à un point où plus rien ne compte à part le travail ?

Pendant cette période, j’ai eu la chance d’être épaulée par Lui qui a pris en charge tous les aspects domestiques de la maison : le linge, les courses, la cuisine, etc. (un vrai trésor, cet homme !), mais j’ai montré des signes d’impatience avec mon entourage et déçu une ado qui attendait sur moi pour lui présenter mon travail lors de la journée « Osez tous les métiers » (je vais essayer de me rattraper auprès d’elle si c’est possible).

Le bilan personnel n’est pas brillant mais c’était le prix à payer pour réussir les objectifs que je m’étais fixés. Est-ce que cela en valait la peine ? Non, mais grâce à cette expérience, je sais que je peux compter sur moi lors des coups durs, que je gère la pression en gardant la tête froide, que je ne suis pas du genre à me lamenter ni à jeter l’éponge devant l’imprévu et les difficultés qui s’accumulent. J’apprends tous les jours qui je suis et ce que je vaux et c’est toujours ça de pris quand les jours sont moins jouasses que d’habitude. Pas besoin de s’inscrire à Koh Lanta pour cela ! ;o)

Quant à mon travail, il n’a pas plus d’importance que ce que je veux bien lui accorder. Tout pourrait s’arrêter demain que je n’en aurais cure. Je me débrouillerais. Je pense que la vie est une suite de moments, bons et mauvais, et ce qui m’importe est de savoir comment je réagis face aux événements plutôt que les événements en eux-mêmes et je me sens en paix avec ça.

Comme je l’expliquais un jour à maman : « A part mourir de faim, de froid et de soif, ce qui pourrait m’arriver de pire bien que ce soit peu probable, de quoi aurais-je peur dans la vie ? » Hé bien, de pas grand chose puisque, quoiqu’il arrive, je saurais faire avec.

Je vous souhaite une très bonne journée !

Travailler

Un achat par semaine no 1

Soho Fashion Diary
Smythson

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Commencer l’année avec un agenda neuf est devenu un rituel et un agenda Smythson un luxe.

Quand j’étais à Nanjing fin octobre 2016, j’ai reçu un très bel agenda avec des illustrations de coq, 2017 étant l’année du coq de feu dans le calendrier lunaire chinois, mais je l’ai offert à une assistante pour la remercier de son travail à mon retour. Il m’en fallait donc un autre.

Smythson ayant arrêté la production de mon modèle préféré Mayfair, je me suis rabattue sur le modèle Soho Fashion bleu électrique. La différence avec le Mayfair est que la semaine est résumée sur une seule page à gauche au lieu de deux et une page à droite pour la liste des tâches à faire. Comme le mot « Fashion » le laisse supposer, on y trouve les dates des défilés, ce qui me fait une belle jambe, ainsi que les adresses de commerces, hôtels, restaurants, bars, spas, etc. de New York, Londres, Paris et Milan, toutes plus élitistes les unes que les autres bien que peu originales : Barney’s à New York, Le Bon Marché à Paris, Harrod’s à Londres, Antonioli à Milan…

A l’ère 2.0, à quoi peut bien me servir un agenda papier ? Hormis le fait que le Soho Fashion Diary est un bel objet que je prends plaisir à manipuler tous les jours, je l’utilise pour noter mes rendez-vous, planifier mes activités privées et professionnelles, inscrire mes « devoirs » comme à l’école (cuisiner une blanquette de veau dans les règles de l’art, calculer le Schedule Performance Index (SPI) and Cost Performance Index (CPI) pour chaque projet, acheter des jouets pour Izzi, réfléchir à une proposition de sponsoring pour un stakeholder, jouer à FFXV et The Last Guardian), rassembler certaines informations importantes (dates, personnes de contact, no de comptes bancaires, codes projets).

Quant au format papier, c’est une question de choix et de préférence personnelle. J’aime avoir une vue synoptique de la semaine, ce que Calendrier sur mon iPhone ne me permet pas en raison de la taille limitée de l’écran.

J’ai aussi tenté l’aventure du Bullet Journal, en vogue sur les réseaux sociaux, mais je perdais trop de temps à créer un index, numéroter les pages, dessiner des plannings et migrer les données à la main. Puis, la méthode n’étant pas plus efficace pour moi qu’avec mon agenda et l’application de gestion de tâches Trello que j’utilise en parallèle, j’ai arrêté.

Il est évident que je n’aurais pas besoin de cet agenda si ma vie était plus simple ou que je travaillais ailleurs que dans un bureau mais c’est encore le meilleur moyen pour moi pour ne rien oublier (ou presque) et constater mes progrès de semaine en semaine.

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(c) Smythson
Un achat par semaine no 1

Bonnes pratiques professionnelles

Pour faire suite à mes aventures à Kazan que j’ai commentées sur Facebook, Gwendy m’a suggéré de rédiger un article sur mon code vestimentaire au travail – ce que j’appelle mon « uniforme » – sachant que je peux passer en une journée d’une conférence de presse à un dîner de gala quand ce n’est pas à un défilé sur le Red Carpet avec des personnalités politiques, des têtes couronnées et des acteurs méga hot de la mort qui tue (hiiiiiii, Alexey !).

Avant de publier ce post sur mon uniforme qui va nécessiter que je prenne des photos façon blogueuse mode (tiens, je n’ai pas encore vu de blog mode proposant des tenues de travail ? Suis-je sotte, c’est SON METIER à la blogueuse mode de montrer ses habits, pfff ! ;o)), j’aimerais parler de quelques-uns de mes Best Practices professionnels (je ne sais pas comment on traduit en français : meilleures pratiques ?) qui m’amènent à « voyager beaucoup et à discuter avec plein de gens importants » d’après la Puce.

Tout d’abord et même si mes proches pensent que je ne travaille pas mais que je m’amuse (sic), le savoir-être est aussi primordial pour moi que le savoir-faire. Je me comporte de la même manière avec des Ministres, des Princes, des PDG et des CEO qu’avec des concierges ou des balayeurs de rue. Un jour à Sydney, une femme de ménage m’a apporté des fleurs qu’elle avait trouvées dans une chambre laissée libre par un client de l’hôtel pour me « remercier de garder ma chambre toujours propre et rangée » ce qui m’a stupéfiée car je ne m’imaginais pas que cela eût pu en être autrement.

Je ne me laisse pas non plus impressionner par le pedigree de mes interlocuteurs même si j’ai énormément de respect pour l’intelligence, la culture et la connaissance de certains. Toutefois, c’est plus l’humain derrière le titre qui m’intéresse car personne n’est « plus grand » ou « plus petit » qu’un autre à mes yeux. Je ne sais pas non plus ce que signifie être fan de quelqu’un.

Je crois également que si je vis des choses extraordinaires dans son acception première, c’est-à-dire qui sortent de l’ordinaire, c’est que je ne force pas les événements. J’ai compris depuis un moment que ce que je désire pour moi n’est pas forcément ce qui me rendra le plus heureuse (un mari, une maison, 1,5 enfants, un break 4×4 et un labrador) et que j’ai tout ce qu’il faut pour être bien, ici et maintenant. Malgré mon fantasme récurrent de tout envoyer balader pour cuire des tartes aux pommes sur un feu de bois et loger dans une petite maison dans la prairie comme la famille Ingalls à Walnut Grove, je ne pense pas que ce soit là mon destin, mais on ne sait jamais :o)

Après, il est certain que tout ne m’est pas tombé tout cuit dans le bec du jour au lendemain et que j’ai dû retrousser mes manches bien des fois. Le strass et les paillettes ne sont que la partie visible de l’iceberg. Il existe plein d’ouvrages consacrés à des méthodes (Kaizen, GTD, etc.) et à des techniques (Pareto, Pomodoro, etc.) pour améliorer la productivité mais pour moi, c’est comme pour les guides de développement personnel, cela ne sert à rien tant qu’on ne les met pas en pratique. La meilleure solution est toujours de trouver ce qui fonctionne pour soi :

  • La première chose que je fais le matin en arrivant au bureau est de lire les e-mails et de les traiter immédiatement : à répondre, à jeter ou à classer. Je n’ai pas de messages en attente « que je lirai quand j’aurais le temps »
  • Je fixe également les tâches prioritaires à exécuter dans la journée que je note dans mon agenda papier Smythson : en principe, un gros dossier qui me prendra du temps et deux petits que je peux expédier rapidement. J’aime la routine comme vous avez pu le constater en lisant mes articles « un achat par semaine » et « une action minimaliste par semaine » ;o)
  • Je n’ai pas besoin de me chronométrer pour savoir si j’ai besoin d’un break ;o) A vrai dire, je n’en prends pas sauf parfois, pendant la pause-déjeuner. En Suisse, la loi du travail stipule qu’on a droit à 15 minutes de repos le matin, 30 minutes à midi et 15 minutes l’après-midi, mais cela m’est égal, je n’ai pas une mentalité de fonctionnaire. Au contraire, une fois plongée dans une activité, je m’enferme dans ma bulle et ne m’interromps pas tant qu’elle n’est pas terminée
  • Je suis pointilleuse et essaie de fournir un travail de qualité. Je déteste l’approximation et les présentations bâclées autant sur la forme que sur le contenu. Après, je ne suis pas une machine et je fais des erreurs, ce qui m’exaspère quand je les découvre a posteriori
  • Jamais je n’irai à une réunion sans l’avoir préparée. Je ne supporte pas de livrer des dossiers qui ne sont pas maîtrisés. D’expérience, je sais qu’il faut toujours compter sur des imprévus et cela me rassure de pouvoir compter sur mon travail en amont, quitte à y consacrer mes week-ends s’il le faut
  • Je considère les assistantes administratives comme des collègues et non comme des sous-fifres à qui je peux donner le « sale boulot ». Je leur confie souvent la gestion d’un élément d’un projet comme, par exemple, la logistique et leur laisse le soin de l’organiser comme elles l’entendent
  • 15 minutes avant de quitter mon bureau, je range et je classe tout ce que j’ai accompli dans la journée. Parfois, c’est un vœu pieux car je n’ai pas toujours le temps de le faire et, comme tout le monde, j’ai des piles de dossiers qui ne demandent qu’à être archivés (j’y arriverais, un jour !)
  • Il m’arrive bien sûr de ne pas avoir envie de travailler. Dans ces cas-là, il n’y a rien à faire si ce n’est d’attendre que ça passe et tant pis pour la procrastination

En ce moment, je n’ai pas de plan de carrière définie. Je suis arrivée à faire ce que je voulais et me contente d’accomplir ce que la vie me propose chaque jour (je suis gâtée de ce point de vue, je n’arrive pas à suivre le rythme !). Les périodes de stagnation sont toutefois importantes pour remettre les idées en place et prendre du recul sur soi. On peut aussi les mettre à profit pour se perfectionner dans certains domaines, professionnels et privés, ou simplement lâcher prise et profiter du voyage car tout n’est pas que défis et compétitions.

Bonnes pratiques professionnelles