Les chroniques de Koyangi

Bonjour et bienvenue sur mon blog, mon petit coin du web où je partage mes réflexions, découvertes, passions et tranches de vie. Cet espace est à la fois un carnet de bord personnel et un espace d’expression libre, sans filtre ni prétention. Ici, vous trouverez des billets sur des sujets qui me tiennent à cœur – qu’il s’agisse de voyages, de culture, de cuisine, de développement personnel, de coups de cœur ou de simples moments du quotidien. J’écris comme je pense, avec sincérité, curiosité et parfois une pointe d’humour. Merci de votre visite et à très bientôt sur le blog !

  • Je n’arrive pas à trouver mon rythme depuis le début de l’année qui a commencé par deux mois consacrés au travail. Ce n’est pas comme s’il ne se passait rien dans ma vie parce que j’ai un nouveau balcon et de nouvelles fenêtres chez moi à Montreux, je suis partie une semaine à Colorado Springs aux USA et j’ai terminé mes séances de physiothérapie mais j’ai toujours cette impression désagréable de courir après le temps et de ne rien maîtriser.

    Je n’arrive plus à suivre les émissions TV le soir parce que je m’endors sur le canapé, je tarde à coudre les ourlets de mon dernier tricot, mon Carême laisse franchement à désirer car je n’ai jamais mangé autant de gâteaux pendant cette période où je suis invitée à dîner et j’ai raté plusieurs leçons de coréen d’affilée. Les activités que j’ai réussies jusqu’à présent sont ne rien acheter à part la nourriture et les produits de soins et d’entretien et garder mon appartement propre, enfin, plus ou moins car un appartement n’est jamais propre quand il y a des chats et des travaux.

    Je suis en roue libre !

    J’ai envie de faire tellement de choses mais j’ai l’impression que ma tête et mon corps ne suivent pas. Je manque d’énergie peut-être au sortir de l’hiver.

    D’ici Pâques, soit dans un mois, j’aimerais :

    • Retrouver de l’énergie : dormir correctement, éviter de scroller sur mon téléphone portable tard dans la nuit, essayer une cure de gelée royale.
    • Contacter ma fiduciaire et envoyer tous les documents nécessaires pour ma déclaration d’impôts.
    • Accomplir les 14 défis du nettoyage de printemps de l’application Sweepy jusqu’au 15 avril : retirer les objets que je n’utilise plus dans mes armoires, enlever la poussière sur toutes les surfaces, organiser les placards, changer les draps de lit, nettoyer le réfrigérateur à l’intérieur et à l’extérieur, laver et nettoyer le four (facile, je ne l’utilise quasi jamais), passer l’aspirateur sur le sol, laver le sol, nettoyer les fenêtres, éliminer les articles expirés (facile, je n’en ai pas, puisque je ne stocke rien et achète chaque samedi ce que je vais consommer dans la semaine), frotter la baignoire, dépoussiérer les plinthes, nettoyer les miroirs.
    • Lancer mes semis de piments, aubergines, edamame, bourrache, capucine, bleuet, menthe, radis, basilic. Je vais ré-essayer le fenouil mais je crois que mon balcon est trop chaud et ensoleillé pour qu’il arrive à maturité.
    • Me bouger pour cueillir de l’ail des ours. Il y en a plein aux alentours de Montreux mais j’ai la flemme = manque d’énergie, voir plus haut.
    • Trouver des dates pour quelques jours de vacances.
    • Organiser un week-end à Amsterdam où j’essaie d’aller depuis 2 ans. J’avais le Covid en novembre dernier.

    Quand j’étais enfant, grand-maman nous préparait un panier de Pâques qu’elle cachait au chalet. Elle y mettait des œufs durs, des bonbons de toutes les couleurs emballés dans une boîte métallique vintage en forme d’œuf, des poussins et des petits lapins en peluche et en chocolat.

    Aujourd’hui, plus personne me ne prépare de panier mais pour marquer le coup et ne pas rompre avec la tradition, je compte m’en faire un pour Pâques avec du chocolat d’un maître confiseur, des fleurs, de la laine à tricoter aux jolies couleurs pastels (rose et jaune pour le printemps), un produit de soins ou de beauté, une bouteille de sirop fruité, des fleurs et quelques œufs.

  • Chaque année, j’attends Carême avec impatience. Je ne suis pas bigote : la dernière fois où je suis entrée dans une église, c’était en 2022 avec tante Williamine et mes cousines pour leur montrer la chapelle où papa et maman se sont mariés dans le petit village où se trouve le chalet.

    Toutes considérations religieuses mises à part, je teste chaque année une nouvelle approche dans ma façon de vivre et de consommer. Cette année, j’ai décidé de cuisiner sur la base des recettes données par Nathalie George dans son recueil « La cuisine du 6ème étage », de lancer des invitations à Montreux ou au chalet, d’écrire quelques articles sur mes meilleures adresses d’artisans bouchers, charcutiers, fromagers, boulangers, épiciers, primeurs, etc., et de faire découvrir quelques spécialités locales. J’éviterai autant que possible d’aller au restaurant sauf si je suis invitée pour une occasion spéciale ou pour un déjeuner professionnel.

    Je vais également profiter de ces 40 jours avant Pâques pour faire un grand nettoyage de printemps, sortir toutes mes affaires des armoires et des placards, organiser mes espaces de rangement, amener au pressing les manteaux d’hiver, scanner tous les documents papier, dresser un inventaire de ce que je possède et de ce qui me manque afin que tout soit net et impeccable pour les beaux jours qui arrivent !

    Je ne ferai pas d’achats non plus hormis les « produits de première nécessité » que nous connaissons tous maintenant après la pandémie.

    Je suis maso, en fait, je veux vivre comme pendant le confinement ?!

    Carême est sans doute le meilleur moment pour prendre des bonnes résolutions. Le temps est limité sur une courte période et s’achève avec le renouveau de la nature et le retour de la lumière (et la résurrection de Jésus si l’on est Chrétien) !

    En Suisse, on se régale de différentes sortes de beignets appelés merveilles et cuisses de dames pendant Carnaval et à Mardi Gras mais comme je ne suis pas accro au sucre, j’ai acheté un taillé aux greubons, spécialité vaudoise faite de pâte feuilletée et de résidus de fonte de saindoux. Cela n’a rien à voir mais c’est gras :o)
  • Les travaux de rénovation de la façade et de l’étanchéité des balcons ont commencé à Montreux et je suis partie m’installer au chalet en Valais avec Kumba et Mizar pour éviter le bruit et la poussière du chantier. Cela fait trois semaines que je vis à la montagne mais je n’ai pas encore trouvé mon rythme de croisière. Chaque matin vers 6h30-7h du mardi au jeudi, je prends la route pour travailler à Lausanne et ne rentre pas avant 20h30. J’essaie de me motiver à cuisiner et à faire le ménage le soir mais je préfère tricoter le châle Go Go Dynamo de Stephen West et regarder la TV en grignotant des chips et du fromage sinon je n’ai pas l’impression d’avoir eu un moment à moi.

    En dehors de mes soirées de « femmes à chat sans enfant » comme Taylor Swift et Kamala Harris, j’ai un agenda tellement rempli que je ne sais pas comment honorer tous mes rendez-vous : dîners chez mon cousin Nico, retrouvailles avec la famille autour de la brisolée (repas automnal valaisan à base de charcuteries, de fromages, de raisins, pommes et poires, de châtaignes grillées au feu de bois, de pain de seigle, de moût et de vin et encore du vin), rendez-vous avec mes amis, etc.

    J’aimerais trouver du temps pour explorer les bonnes adresses du Valais : tester tous les plats du restaurant du village, déguster un plat de chasse à Bonatchiesse (réservé) et une raclette chez Eddy Baillifard, bruncher au chalet d’Adrien à Verbier (le restaurant ne rouvrant qu’en décembre, cela fait une chose en moins sur ma liste), me baigner dans les Bains de Saillon ou à Loèche-les-Bains, me balader dans la forêt de mélèzes, mais la fatigue ou la météo pluvieuse m’en ont empêchée jusqu’à maintenant.

    Ma vie de patachon contraste fortement avec le rythme du petit village où tout semble immuable, des montagnes jusqu’aux arbres que je vois depuis le balcon. Je me suis demandé pourquoi j’étais si occupée alors que je rêve d’une existence paisible comme celle de maman et de grand-maman où tous les aspects de la vie semblaient codifiés et maîtrisés.

    « Quant à moi, jamais je ne serai vieille fille. Je me ferai mère par bienséance… » (Honoré de Balzac)

    La grande différence, c’est que contrairement à moi qui suis célibataire sans enfant et qui, comble de la loose, remplis mon vide existentiel avec deux chats, des animaux réputés indépendants et incapables d’affection comme les chiens, maman et grand-maman ont réussi leur vie en étant mariée avec des enfants. Elles s’occupaient de leur famille et du bon fonctionnement de la maison alors que je gère des programmes internationaux avec 206 pays et états.

    Je n’émets aucun jugement de valeur puisque, comme je l’ai écrit plus haut, j’aspire à une vie plus lente et plus calme. Alors, que faisaient maman et grand-maman que je ne fais pas et dont je pourrais m’inspirer ?

    • Elles étaient des femmes au foyer. Maman a arrêté son travail pour s’occuper de notre éducation à mon Frangin et à moi > Je ne me vois pas arrêter de travailler pour m’occuper de Kumba et de Mizar qui dorment 18h par jour, puis, quand on vit seul, il n’y a pas le choix, il faut bien que l’argent rentre quelque part.
    • Elles avaient des horaires. Maman me grondait si j’avais l’outrecuidance de sauter mon petit-déjeuner ou d’arriver en retard au déjeuner à 12h30 ou au dîner à 18h30. J’avais également un goûter à 16h quand je rentrais de l’école > Point à améliorer : mon alimentation est anarchique, je mange quand j’ai faim et je ne mange pas quand je n’ai pas faim, ce qui est défendable d’un point de vue diététique toutefois.
    • Elles cuisinaient et n’allaient au restaurant que pour les grandes occasions ou pour déguster des spécialités qu’elles ne savaient pas préparer > Le monde a changé avec la Street Food, les livraisons de repas à domicile et la restauration rapide. Même si je ne suis pas une adepte de la Fast Food, sans la condamner parce que je vais chez McDonald’s deux à trois fois par année (miam, cheeseburger royal), j’aimerais retrouver ce sens de la fête et me réjouir d’aller au restaurant où je vais trop souvent sur un coup de tête ou par flemme.
    • Elles n’envisageaient pas de sortir de chez elles sans être impeccables. Maman se coiffait, se maquillait et changeait ses vêtements d’intérieur constitués d’un chemisier et d’une jupe crayon, même pour faire les courses > Hum, à part lorsque je m’habille pour aller au bureau, je traîne en T-shirt et en minijupe/shorts/pantalons d’intérieur et je sors souvent sans me maquiller pour aller au supermarché. Or, une image soignée est toujours une marque d’élégance et aide à la confiance en soi. Je peux mieux faire !
    • Elles dressaient la table et ne dînaient jamais affalées sur le canapé devant la TV. Les repas ordinaires, composés d’un féculent, d’une source de protéines et de salade ou de légumes, étaient formels et se prenaient toujours à table, y compris les petits-déjeuners composés de tartines, beurre, miel ou confitures maison avec une tasse de café pour les adultes et du lait avec ou sans cacao pour les enfants. En plus, on n’avait pas de télévision à la maison jusqu’à notre majorité > On en parle de mes repas Coca et beurre de cacahuète à même le pot, le smartphone dans une main et la télécommande de la TV dans l’autre ?
    • Elles sortaient peu mais mieux. Maman allait à la gymnastique une fois par semaine et à l’opéra ou au théâtre une fois par mois. A cette occasion, elle portait toujours une robe longue de princesse et un manteau en fourrure. Ces soirées-là, elles nous préparaient un sandwich jambon-beurre et une salade de haricots verts pour le dîner qu’elle ne prenait pas avec nous. J’ai la nostalgie de son sandwich jambon-beurre et de sa salade de haricots verts > Je sors sans arrêt et je n’ai jamais porté de robe longue de princesse ni de manteau de fourrure pour aller à l’opéra où les gens vont en jean et baskets. J’ai récupéré le boléro de vison de maman même si je vais attirer les foudres des spécistes et je pourrais faire un peu plus attention à mes tenues. On vit dans un monde où les gens ne s’habillent plus sauf pour montrer des marques et récolter un maximum de followers sur les réseaux sociaux. Je veux que ça change.
    • Elles prenaient soin de leur intérieur et de leurs affaires. Elles débarrassaient la table après chaque repas, suspendaient leurs manteaux à une patère à l’entrée, mettaient leur parapluie dans un porte-parapluie, rangeaient leurs chaussures dans un meuble à chaussures, leurs bijoux dans un coffre à bijoux, etc. Chaque objet avait un meuble qui lui était dédié > Même si je n’ai pas assez d’affaires pour avoir un meuble pour chaque catégorie, j’aime bien l’idée que chaque chose ait une place qui lui soit propre.

    Je vais me rappeler des règles imposées par maman pour les réintégrer dans mon quotidien : cuisiner et manger à heures fixes des vrais repas à table avec un couteau, une fourchette, un verre et une serviette, m’accorder une grande sortie par mois et pas tous les week-ends, garder les restaurants pour des moments exceptionnels, prendre soin de mon apparence, passer moins de temps devant un écran et me préparer un sandwich jambon beurre avec une salade de haricots verts ! :o)

  • Méditer

    J’ai longtemps pensé que méditer n’était pas pour moi à cause des clichés véhiculés autour de cette pratique du genre namasté-ashram-macramé, popularisés par les Inconnus dans leur sketch sur la secte Richenou « pour une totale liberté de pensées cosmiques vers un nouvel âge réminiscent » et par l’écrivain Elizabeth Gilbert, qui, dans son best-seller « Mange, Prie, Aime », part chercher « l’énergie suprême du divin » (?) en pratiquant le kundalini shakti dans un ashram en Inde, après s’être goinfrée de pizza, de pasta et de glaces à Rome.

    Puis, je ne me voyais pas rester immobile pendant des heures à « contempler mes pensées et à les laisser filer comme des nuages » tout ça parce que je suis pragmatique et que j’ai besoin de savoir à quoi ça sert. Par ailleurs, je préfère vivre que de chercher comment vivre et je me passe des questions existentielles. Ma mission de vie est simplissime : être heureuse et voilà !

    Après une fin d’année 2022 éprouvante avec l’impression de perdre la plupart de mes piliers dans la vie (je ne parle pas du 2ème ni du 3ème piliers qui sont des assurances de vieillesse en Suisse ;o)), j’ai compris que j’avais besoin de me recentrer sur moi-même et « d’habiter » enfin mon petit corps, que j’ai toujours considéré comme élément négligeable puisqu’il est censé mourir et disparaître tôt ou tard, bien qu’il soit très utile pour communiquer avec mes semblables et pour assurer les besoins de base : respirer, manger, dormir et battre les paupières.

    J’ai commencé tout d’abord par faire quelques séances de méditation guidée sur l’enracinement chez moi que l’on trouve sur Internet mais j’ai vite tourné en rond et j’ai fini par taper les mots clés « cours de méditation à Lausanne » sur Google car Katmandou, ce n’est pas la porte à côté.

    Pourquoi partir au Népal pour voir des montagnes quand on habite en Suisse ?
    Ces montagnes se trouvent au-dessus de Verbier en Valais, à la source du Bisse du Levron. En saison, on y trouve des marmottes, des belettes, des vaches, des chèvres et des touristes en liberté mais beaucoup plus rarement des moines tibétains, c’est vrai.

    C’est ainsi que j’ai découvert le site du centre Reliance à Lausanne où les informations concises et claires m’ont rassurée, le but étant pour moi de suivre un cours de pratique de la méditation et pas de me retrouver embrigadée dans des concepts ésotériques d’un nouvel âge réminiscent avec les adeptes précités du namasté-ashram-macramé (note que je n’ai rien contre le macramé ni les scoubidous).

    J’ai été très bien accueillie par Pierre-Yves, un Valaisan très gentil, très patient, très calme et très humble qui vient du village à côté de celui de grand-papa Georges, qui m’a appris les différentes postures de méditation (sur une chaise, assise en tailleur par terre ou sur les genoux) et les techniques de méditation comme la pleine conscience, l’attention portée sur un point fixe dans l’environnement, sur le souffle et sur la respiration, le balayage corporel, etc.

    Les trois cours de base ont été très bénéfiques car ils m’ont apporté une structure qui me permettent d’explorer d’autres façons de pratiquer la méditation, qui ne consiste pas à « faire le vide dans sa tête », ce qui est impossible puisqu’on a environ 6’200 pensées par jour, soit 41 pensées par minute, dont certaines sont inconscientes. Surtout, Pierre-Yves a eu la gentillesse de répondre à toutes mes questions qui étaient si nombreuses que j’ai largement dépassé les horaires de cours, ce dont je suis confuse !

    • Qu’est-ce que je fais si j’ai le nez qui gratte pendant la méditation ? Observer l’envie de se gratter et si c’est insupportable, le gratter tout simplement.
    • J’ai entendu un chakra qui craque pendant une méditation, est-ce normal ?(surtout que j’ignore ce qu’est un chakra et qu’en plus je ne sais pas que ça peut craquer) Oui, cela arrive que certaines personnes entendent leur(s) chakra(s) craquer ou faire le bruit d’un instrument à corde ou faire un son comme « ouuuu » (je crois que c’était bien « ouuuu » mais je ne me rappelle plus).
    • Pourquoi les gens recherchent l’éveil par la Kundalini ? Bonne question. L’éveil de la Kundalini vise à activer l’énergie vitale spirituelle dormante à la base de la colonne vertébrale, ce qui conduit à une conscience accrue, une plus grande intuition, des visions et à un sentiment général de bien-être et de connexion avec le monde. Cependant la pratique sans être accompagnée est très dangereuse car on peut en mourir ou sombrer dans la folie !

    Je pense qu’il y a autant de raisons de pratiquer la méditation que de personnes. Je considère la méditation comme un rendez-vous avec moi-même, où je n’attends pas forcément de réponse ou de résultat, comme je le ferai avec une personne proche. Cela me permet aussi de me calmer quand je suis triste ou en colère car j’ai compris que je peux traverser les événements sans avoir un avis sur tout et sans réagir en contre en me laissant déborder par les émotions, même si je pense que pleurer un bon coup, ça fait aussi du bien ! ;o)

    Ce que j’ai expérimenté, c’est qu’en me recentrant et en creusant au plus profond de moi par la pratique de la méditation, je ne ressens que de la joie et une paix profonde, au-delà de toutes préoccupations matérielles et relationnelles qui ont finalement peu d’importance (purée, aurais-je atteint l’éveil ? ;o)). J’ai aussi compris grâce à Pierre-Yves que mon corps m’appartenait, qu’il faisait aussi partie de MOI au sens large et qu’il n’était pas juste un emballage recyclable comme je le croyais, sous forme de cendres ou de compost selon l’option finale retenue, ce qui est tout à fait nouveau pour moi (il y a du boulot pour atteindre l’éveil, petit scarabée !).

    Je n’en suis qu’au début de mes découvertes et je suis très heureuse d’avoir tous les outils en main à présent pour partir à la découverte de moi-même, de l’intérieur cette fois et pas de l’extérieur comme j’en ai l’habitude.

    Je compte retourner chez Reliance quand j’en ressentirai l’envie pour une méditation guidée et pour échanger avec Pierre-Yves et les participants car c’est toujours bien d’avoir des piqûres de rappel. En plus, l’ambiance du centre est très sympa : après chaque méditation, on peut rester pour discuter au salon avec un verre d’eau ou une tasse de thé et j’ai remarqué qu’il y avait toujours du chocolat ou des biscuits :o)

    Centre Reliance, Rue Neuve 13, 1003 Lausanne / Tél. +41 21 311 26 64 / Site Internet : https://www.reliance-centre.ch

  • Restaurant Dotori à Montreux

    « Dis, Koyangi, aurais-tu des bons plans à Montreux à nous donner ? »

    Au mois de mai dernier, mon amie Coco de Lyon enceinte jusqu’au cou de bébé H. et son désormais heureux papa sont venus me rendre visite à Montreux.

    A ma grande honte, je n’ai pas su quoi répondre à Coco parce que je me suis rendu compte que je ne connaissais que les établissements chics de Montreux : le Montreux Palace, la Rouvenaz, le Fouquet’s du Chef Pierre Gagnaire. Ensuite, Montreux et bons plans, c’est antinomique : Montreux est une ville touristique urf situé sur la Riviera en Suisse qui est le pays le plus cher au monde où voyager actuellement. Dans le journal de Montreux, on trouve des bons de réduction d’une valeur de CHF 500 à faire valoir dans une bijouterie de la ville spécialisée dans les rivières de diamants. Je n’ai jamais vu ça ailleurs et je ne plaisante même pas !

    Afin de pallier à ma méconnaissance de la ville où j’ai élu domicile il y a deux ans et pouvoir répondre à mes amis, j’ai décidé d’explorer les bonnes adresses de Montreux, de la Riviera et du Chablais.

    Commençons par le restaurant Dotori qui est tenu par des Coréens et qui est un vrai restaurant coréen. Je tiens à le préciser parce qu’en Suisse, la plupart des restaurants asiatiques, qu’ils soient chinois, japonais, thaïlandais, coréens, etc., sont dirigés par des Chinois et la cuisine y est souvent très approximative : à force de vouloir tout cuisiner, rien ne sort du lot et tout est médiocre.

    Dotori sert une très bonne cuisine familiale à partir des basiques de la cuisine coréenne. On y trouve des plats rassurants comme le bibimpap, le riz aux légumes et à la viande plein de saveurs (miam, le reste de riz frit collé au fond du bol. Je me rappelle qu’enfants, on se battait avec mes cousins pour avoir la chance de le manger), des soupes, des raviolis sautés (mandu), des plats de viande (bulgogi), des nouilles (japchae et ramen) et des kimpap à ne pas confondre avec les makis japonais.

    J’ai trouvé que tout était conforme aux goûts de la cuisine que je déguste à Séoul quand je vais voir ma famille et je suis très contente d’avoir une adresse à Montreux où aller quand la Corée me manque trop. Après, c’est sûr que je sais préparer toute l’offre qui figure sur la carte, ma mère coréenne, excellente cuisinière et ancienne propriétaire d’un restaurant à Dong Jak-Gu, m’ayant appris les recettes.

    Ce que je retiens personnellement, c’est le bingsu, la glace traditionnelle coréenne aussi légère que de la neige servie en dessert avec des fruits frais ! C’est la première fois que j’en vois en Suisse et celle de Dotori est vraiment excellente, bien meilleure que celle de Sulbing à Séoul, un café spécialisé dans les bingsu, c’est dire !

    Dotori, avenue des Alpes 3, 1820 Montreux, Suisse