Les chroniques de Koyangi

Bonjour et bienvenue sur mon blog, mon petit coin du web où je partage mes réflexions, découvertes, passions et tranches de vie. Cet espace est à la fois un carnet de bord personnel et un espace d’expression libre, sans filtre ni prétention. Ici, vous trouverez des billets sur des sujets qui me tiennent à cœur – qu’il s’agisse de voyages, de culture, de cuisine, de développement personnel, de coups de cœur ou de simples moments du quotidien. J’écris comme je pense, avec sincérité, curiosité et parfois une pointe d’humour. Merci de votre visite et à très bientôt sur le blog !

  • Filabé of Switzerland
    Manor

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    2017 a été pour moi une année riche en apprentissage. En me coupant volontairement des réseaux sociaux cet été, je me suis distancée de tout ce qui est mode et tendance pour me concentrer sur ce qui me plaît vraiment. Loin des garde-robes minimalistes, je porte avec beaucoup de plaisir un cardigan bariolé tricoté à la main avec un sac Gucci vert en soie brodé de fleurs, un manteau à carreaux crème et bleu très « burberrisant » bordé d’un large col en fausse fourrure et des cuissardes en cuir noir, un gilet Isabel Marant rouge Ferrari sous une parka Bean Pole kaki. Je n’ai pas plus de vêtements qu’avant mais je m’amuse beaucoup plus avec mon apparence et ne porte quasi plus de jean. Et tant pis si je ressemble à Bozo le clown :o)

    Ma routine beauté n’a pas résisté non plus à mon envie de changement. Je ne lis plus les magazines féminins ni les blogs beauté. Je ne crois plus aux fausses promesses du marketing qui nous pousse chaque année à acheter des produits soi-disant miracle pour un teint de porcelaine et une peau parfaite (oui, avec Photoshop) et ai laissé tomber la formule démaquillant + lotion + sérum + crème hydratante du soir et du matin.

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    Ces temps, j’utilise la crème hydratante Avène mais je n’ai pas de préférence particulière. En fonction de mes envies, cela peut être la crème à la rose light du Dr Hauschka, la Vita-Kombi-A1 de Karin Herzog ou le sérum à la graine de persil Aesop.

    Dans ma salle de bain désormais, il n’y a plus qu’une pochette de lingettes Filabé of Switzerland, une eau florale de rose bio sans alcool et un tube de crème hydratante. C’est tout et cela me suffit, comme me le prouve ma peau qui se porte à merveille depuis que je la soigne avec Filabé tous les soirs : j’humidifie une lingette microfibre et la passe délicatement sur mon visage le temps de laisser agir les agents actifs dont elle est imprégnée. Le matin, je réveille ma peau à l’eau tiède avec un peu d’eau florale à la rose et l’hydrate avec une crème légère.

    Fini les cotons, les flacons de démaquillant, de sérum, de gel de gommage, de crème pour les yeux et autres pots d’onguents envahissants et dispendieux, vive la simplicité et l’efficacité tout helvétique, le temps gagné et l’espace libéré ! Quant à ma trousse de toilette, elle est prête en deux temps trois mouvements et je peux la prendre avec moi sans la mettre en soute quand je voyage puisqu’elle ne contient aucun liquide de plus de 100 ml. Quelques gouttes d’eau suffisent à présent à ma toilette quotidienne pour être parfaitement démaquillée et soignée !

    (c) All photos : Internet.

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  • S’occuper du décès d’un proche

    Je publie un article pas rigolo aujourd’hui. Je devrais vous parler de feuilles chatoyantes de l’automne, de soupe à la courge, des premières clémentines ainsi que des préparatifs d’Halloween à base de costumes effrayants et de sculpture sur citrouille mais ce serait oublier que la mort reste une épreuve douloureuse qui ne se règle pas qu’avec des bonbons.

    Au moment où il ne me reste « plus qu’à » payer l’impôt sur la fortune pour mettre un point final aux tâches administratives liées aux décès de papa et de maman, je me suis dit que cela pourrait être utile si je listais les démarches que j’ai dû entreprendre pour organiser les funérailles de mes parents et régler leur succession dans les cantons de Vaud et du Valais en Suisse.

    Pour rentrer dans le vif du sujet et au risque de choquer certains en appelant un chat un chat, mourir en Suisse coûte cher (il faut compter entre CHF 5’500 à CHF 8’000 minimum selon qu’il s’agit d’une crémation ou d’un enterrement (sans pierre tombale) comprenant les frais d’obsèques, le cercueil, les fleurs, les cierges, la musique, la collation après la cérémonie, les avis mortuaires dans les journaux, etc.). Je me suis souvent demandé comment les gens au budget limité se débrouillaient. Il y a un vrai business autour de la mort qui commence par le démarchage dans la boîte aux lettres de vautours sans scrupules qui n’hésitent pas à envoyer à la famille endeuillée des propositions de pierres tombales ou des cartes de remerciement après décès. Heureusement que je ne suis pas une personne émotive.

    L’entreprise de pompes funèbres que nous avons mandatée s’est occupée de se procurer les certificats de décès, d’annoncer les décès à l’office de l’état civil et aux autorités compétentes et d’organiser la crémation selon la volonté de mes parents. De mon côté, j’ai informé la famille et les amis, rédigé l’annonce mortuaire à paraître dans les journaux, choisi les fleurs et envoyé des cartes de remerciement après la messe d’adieu. Ma marraine aurait souhaité que je publie un message de remerciement dans la presse afin d’oublier personne mais j’ai estimé que cela suffisait ainsi.

    Ensuite, il a fallu m’occuper des affaires de mes parents, à savoir :

    • Envoyer l’avis de décès à tous les prestataires de services sans exceptions, résilier les contrats et les abonnements, etc.
    • Demander un certificat d’héritier, délivré entre 6 et 12 semaines après le décès par le Juge de Paix au prix de CHF 1251 par certificat et par héritier à Lausanne (on peut bien entendu refuser l’héritage mais ce n’était pas mon cas).
    • Contacter un notaire pour qu’il dresse l’inventaire des biens de mes parents (obligatoire, compter un millier de CHF en honoraires).
    • Demander au notaire de changer tous les actes notariés établis au nom de mes parents pour les mettre à notre nom à mon Frangin et à moi (compter là aussi quelques milliers de CHF en honoraires en fonction de la quantité d’actes notariés à modifier).
    • Liquider le logement de mes parents. Mon Frangin et moi avons décidé d’aller au plus rapide et au plus simple : nous avons trié soigneusement les documents officiels et emballé les rares objets à conserver pour le chalet (de la vaisselle principalement), puis nous avons donné le piano à queue ancien en bois de palissandre de papa au Conservatoire de Lausanne ainsi que les partitions pour les étudiants, l’ensemble des meubles, tableaux, vêtements, etc., à une association caritative et à une entreprise de débarras qui s’est également chargée du nettoyage. Si nous étions désargentés, nous aurions certainement pris le temps de vendre les affaires de nos parents au lieu de les céder car nous avons laissé partir des objets de valeur mais cela nous a épargné beaucoup de temps et d’énergie.
    • Envoyer le certificat d’héritier aux banques et à la Poste et demander des extraits de comptes datés du jour du décès. A noter que les comptes du défunt sont bloqués jusqu’à la réception du certificat d’héritier. J’ai donc avancé tous les frais de mes parents de ma poche : hôpitaux, assurances, abonnement de téléphone, frais d’électricité, impôt, etc. J’ai appris plus tard que l’on pouvait amener directement les factures à la banque qui les règle à notre place à condition qu’il reste suffisamment de liquidités sur les comptes.
    • Contacter une société fiduciaire pour établir une déclaration d’impôt, la mienne et celle de mes parents.
    • Payer les frais de succession dans le canton de Vaud ce que maman trouvait injuste étant donné qu’il n’y a pas de frais de succession dans le canton du Valais pour les héritiers directs. En Suisse, les lois sont différentes d’un canton à l’autre.
    • Écrire, documenter, téléphoner, payer et recommencer jusqu’à ce qu’un jour, le flot de courrier se tarisse dans la boîte à lettres indiquant que la procédure arrive à son terme.

    Je comprends que certaines personnes se sentent submergées et désemparées face à la quantité de choses à faire, d’autant plus si elles sont dévastées par le chagrin, mais mes parents m’ont appris à être forte et je n’avais qu’une idée en tête : en finir avec tout ça avant mon départ pour Rio de Janeiro où je partais pour un mois.

    Je dédie cet article à Musme en lui souhaitant plein de courage et à toutes celles et ceux qui sont confrontés en ce moment à la maladie et à la mort d’une personne chère à leur cœur.

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  • Voir un film de Sofia Coppola

    J’ai bien peur que mes articles soient un tantinet décousus cet automne, faute de ligne éditoriale, mais un article vaut mieux que rien du tout, n’est-ce pas ? ;o) Je suis passée en mode bulldozer et tête dans le guidon, je n’ai plus la notion du temps ni ne me préoccupe de savoir si je suis en week-end ou pas, si j’ai dépassé mes 42 heures de travail hebdomadaire (largement !) ou non et si c’est vraiment ça, la vie que je veux mener.

    Pour tenir le coup, je me bourre de café chocolat froid et chaud (je bois rarement voire jamais de café, par goût) et m’accorde çà et là quelques moments de détente comme cette séance au cinéma où j’ai été voir « The Beguiled » de Sofia Coppola qui filme l’ennui comme personne, au sens propre et non figuré ;o). Je ne connaissais pas l’histoire de ce soldat nordiste blessé pendant la Guerre de Sécession, secouru et caché par 7 femmes rougissantes et froufroutantes qui n’ont pas ou prou vu le loup (vu l’âge de certaines, je l’espère bien !) dans leur vaste demeure à hautes colonnades mystérieusement intacte. De la guerre, on ne saura rien, à part quelques bruits de fusillade dans le lointain et la jambe salement amochée du Corporal Colin Farrell. En gros, c’est un peu Blanche Neige et les 7 nains sauf que les rôles sont inversés et que c’est toujours les femmes qui font la popote, le ménage et le repassage.

    La photographie et les actrices sont aussi jolies et lumineuses que leurs robes aux teintes pastel et les images tirées du film permettent d’illustrer mon post du jour sans grand effort mais que c’est loooooooonnnng, doux Jésus ! J’avais parfois l’impression de voir un compte Instagram @southerngirlsinlove abusant des hashtags : #braidedhair #braidstyle #intothewoods #whatisthat #colinfarrell #handsomeman #handsomeface #injured #nursing #wow #hihihi #love #fallinlove #lovemyboy #loveislove #kiss #laundry #beautifuldress #dresstagram #jealousy #wtf #stairs #shithappens #dinner #mushrooms #nomnomnom #lovemushrooms.

    Ce n’est qu’en sortant du cinéma et en lisant le résumé du film que je me suis rendu compte que j’avais vu un thriller et non un remake des Quatre filles du Dr March revisité à l’eau de toilette Daisy de Marc Jacobs. Alors, oui, après 1 heure où il ne se passe pas grand chose à part quelques regards et gloussements, épaules chastement dénudées, longue-vue, colliers de perle, chants, veillées de prière, re-longue-vue (pour voir quoi, on ne sait pas), claquements de bottines lacées sur le plancher et clé que l’on tourne dans la serrure, il y a bien un moment où Colin Farrell s’énerve (on le comprend, note) et pète les plombs en jetant rageusement une petite tortue au sol ! A part ce moment dramatique, surtout pour la tortue qui ne dit pas merci, on doit bien frôler le 2 de tension artérielle.

    Dommage car je pense qu’il y avait mieux à faire que cette guimauve lisse, précieuse et hygiéniste et j’ai souvent pensé au huis clos du « Festin de Babette » du Danois Gabriel Axel, qui, malgré un synopsis minimaliste tenant sur quelques lignes, a réussi à me captiver jusqu’à la dernière seconde. Sans aller jusqu’aux scènes de confrontations brillantes et outrancières de Quentin Tarantino car ce n’est pas son style, Sofia Coppola aurait pu tenter quelques jupons sales, de la dentelle défraîchie et mal repassée, voire, audace suprême, des aisselles moites qui sentent un peu et des chaussettes raccommodées qui puent les pieds. 

    All photos (c) Internet.

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    Un dîner réconfortant : Souris d’agneau confite et la meilleure polenta de Suisse voire du monde au restaurant d’alpage La Cergniaulaz à Orgevaux

    Et si on disait que pour fêter la rentrée et le retour de l’automne, je posterais un article par semaine sur mon blog ? Allez, chiche !

    L’automne est toujours une saison professionnellement chargée pour moi, ponctuée d’assemblées générales et de réunions internationales majeures. Je préfère toutefois avoir la tête dans le guidon que bayer aux corneilles en attendant que le temps passe.

    J’ai heureusement une vie en dehors de mon travail et si je m’ennuie, j’ai de quoi  bien occuper mes journées ;o) D’ailleurs, ce serait le moment que je me mette à illustrer les 90 points de ma liste qui constituent des sujets d’articles tout trouvés.

    L’automne sera plutôt hygge sur mon blog avec des plats de saison et des boissons chaudes, les vêtements achetés en janvier à Lisbonne qui ont rejoint ma garde-robe, une reconstruction de chalet à la montagne situé à l’orée de la plus belle forêt de mélèzes d’Europe sans oublier la suite de mes aventures japonaises.

    Pour l’heure, je vais fêter le 1er jour de l’automne au Tawan-Thaï à Cossonay, un restaurant thaïlandais que je vais découvrir ce soir avec ma copine Madame qui vient me chercher à la sortie du bureau. Je porte une robe d’été à dentelle et à pois que j’ai réchauffée avec des collants noirs opaques, un sweater gris Maison Standards et une veste matelassée noire Trussardi et comme accessoires, j’ai des Dicker Boots Isabel Marant beiges et mon nouveau sac de rentrée Gucci vert en cuir et soie brodée de fleurs.

    Il me reste à laver mon gros verre à eau et mon mug que j’ai rempli d’Ovomaltine, une boisson suisse typique à base d’extrait de malt d’orge (écrit comme ça, ça ne donne pas très envie ;o)), à ranger mes affaires, à mettre un peu de baume à lèvres Akyado à la fraise et je serais prête pour le week-end ! Au programme, j’ai prévu de dormir (je vais me coucher entre minuit et 2 heures du matin en semaine, c’est mal), de profiter d’être en ville pour acheter des collants et boire un chocolat viennois chez Lucien Moutarlier, d’aller peut-être au cinéma voir The Beguiled, Mother !, Petit Paysan, American Assassin, Barry Seal ou Bigfoot Junior ;o), préparer une tarte aux pruneaux, choisir entre le Costa Rica où l’Afrique du Sud pour les vacances de cet hiver, et, si j’en ai le courage, ranger la partie épicerie de la cuisine et rentrer les fils de mon écharpe tricotée l’hiver passé (ouh, la paresseuse).

    Bonne et heureuse fin de semaine à tous !

  • Célébrer la rentrée
     » width= »900″] Une rizière dans l’Alentejo, Portugal

    J’ai quitté l’école depuis belle lurette mais j’ai toujours apprécié cette période particulière de la rentrée après les longues vacances d’été. Je me réjouissais alors de retrouver mes camarades d’école, de découvrir les nouveaux professeurs, de choisir la doublure de mes livres et de mes cahiers et de prendre connaissance du programme de la nouvelle année. J’aimais également sauter dans les flaques, sentir l’air plus froid et regarder les rues se couvrir des bogues des marrons et des premières feuilles de l’automne.

    Après deux semaines de vacances, je retrouve un peu de cette ambiance cette année. J’ai un nouveau laptop, une nouvelle assistante, un nouveau « cartable » (sac à main) et bientôt un nouveau bureau. J’ai profité de mon éloignement momentané des réseaux sociaux pour me changer les idées, lâcher du lest et laisser les choses venir à moi. J’ai compris que je n’avais pas besoin d’anticiper des problèmes que je n’avais pas (vous savez, la fameuse phrase qui gâche tout et qui commence par : « oui, mais, et si… ? ») et de vivre selon des préceptes qui n’étaient pas « moi » même si je suis toujours fan de Dominique Loreau, du Hygge, du Lykke, du Lagom, de la Saudade, du Spleen et de tout ce que vous voudrez ;o)

    A propos du Hygge, ma Danoise m’a dit qu’il était impossible de vivre hyggelig en Suisse, tellement nous manquons de spontanéité et que nous flippons quand les choses ne sont pas organisées à l’avance.

    Mes changements sont imperceptibles. J’éprouve simplement plus de satisfaction dans l’accomplissement d’activités banales dont je garde une trace en les notant avec le plus de détails possibles comme :

    • Manger une tranche de tarte aux pruneaux du jardin de David.
    • Prendre un après-midi de congé en pleine semaine.
    • Savourer, seule, une petite salade russe servie dans une grande assiette creuse et une théière fumante de thé Chai en regardant tomber la pluie.
    • Trouver dans une armoire du chalet la veste multicolore en tricot que maman m’avait faite quand j’avais 10 ans, qui était un manteau pour moi à l’époque, et une vaisselle complète en porcelaine blanche à liseré or dans les combles.
    • Laver les cheveux avec le shampooing Redken au malt, germes de blé et zestes d’orange.
    • Ranger une étagère de la cuisine et noter de ne plus acheter de riz ni de pâtes tant qu’on n’aura pas vidé le stock.
    • Déterrer les bulbes de tulipes et de jonquilles au chalet et constater qu’ils sont tous pourris :o(
    • Préparer une salade de haricots verts avec une sauce bien relevée qui me rappelle les soirs de théâtre quand maman nous préparait un jambon beurre et une salade de haricot (toujours le même dîner), avant de nous quitter, belle et parfumée, dans sa robe de soirée.

    Surtout, je ne m’impose plus rien. Je dors si je ressens le besoin de dormir, m’active si j’en ai envie, mange quand j’ai faim, par ennui ou par gourmandise, procrastine sans culpabiliser, paresse avec volupté, agis sans (trop) me préoccuper de l’opinion d’autrui, m’habille comme je l’entends même si Inès de la Fressange et Cristina Cordula ne sont pas d’accord. Je crois que ça s’appelle vivre en accord avec soi-même.