Un achat par semaine 35 à 52

Etrange de commencer une série d’articles sur un blog et de le finir sur un autre mais ma décision de réduire mes achats à un seul article personnel par semaine, à l’exception des consommables (nourriture, produits de soins que je comptabilise par groupe, etc.), est désormais une « affaire qui roule » et je ne me vois plus dépenser autrement.

Grâce à cette façon de faire, j’ai appris à réfléchir à mes acquisitions en privilégiant la qualité plutôt que la quantité, à ne plus craquer sur des gadgets trop mignons (très très difficile à Séoul, surtout à la librairie Kyobo) et, à ma grande surprise, à faire des économies, ce qui n’était pas le but recherché.

La suppression du taux plancher décidé par la BNS qui a vu la parité CHF/EUR ne devrait pas m’impacter fortement, sauf baisse généralisée des salaires en Suisse ce qui n’est pas (encore) le cas, étant donné que je privilégie les petits commerces, que je ne fais pas de tourisme d’achat et que je commande uniquement des marques non distribuées en Suisse sur Internet et encore, en de rares occasions.

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Achat de la semaine 35. Un livre « Texture » de Go Hyun-Jung

Go Hyun-Jung est une actrice coréenne célèbre pour avoir incarné Lady Mishil dans le drama télévisuel « Princesse Deokman », une fresque historique  à l’époque du royaume de Shilla fondé en 57 avant J.-C., et pour avoir divorcé d’un vice-président de Shinsegae Group, petits-fils du fondateur de Samsung ce qui, au vu de la puissance des Chaebols (= trusts, tycoons, conglomérats d’entreprises) au Pays du Matin Calme est considéré comme un crime de lèse-majesté. Depuis l’annulation de son mariage en 2003, sa vie a elle-aussi viré au drama puisqu’elle n’a plus jamais revu ses enfants, ayant perdu de facto tout droit sur eux (ils sont durs ces Coréens).

« Texture » n’est pas une biographie sur les malheurs de la pauvre Go Hyun-Jung mais un livre sur ses secrets de beauté. Je n’ai pas fini de le lire mais on y apprend, entre autres, qu’elle se lave le visage deux fois par jour pendant 15 minutes (!) avec un savon qu’elle travaille longuement pour former une mousse de la taille d’un oeuf, qu’elle met 20 minutes (!) pour hydrater sa peau avec une crème corporelle, qu’elle se débarrasse de tous ses cosmétiques après deux mois d’utilisation pour des raisons d’hygiène et qu’elle n’utilise pas de blush.  Grâce à cet ouvrage, je comprends mieux pourquoi les Coréennes ont les rituels de beauté les plus complexes au monde et pourquoi elles consacrent 1h à 1h30 chaque jour, matin ET soir, à prendre soin de leur peau en utilisant pas moins de 14 à 16 produits… Quant à reproduire ces conseils chez moi, je ne pense pas que c’est réaliste – Lui trouve que je passe déjà trop de temps dans la salle de bain – mais j’aime bien l’idée de Go Hyun-Jung de « mettre du baume à lèvres le matin, du gloss l’après-midi et du rouge à lèvres le soir. »

The Kyobo Book Centre / 465, Gangnam-daero / Seocho-gu / Séoul / République de Corée

Achat de la semaine 36. Un bol en bois Mokgi coréen

Il est fini le temps où je ramenais n’importe quoi de mes voyages, comme mes fameuses robes hippies de Goa en Inde ! ;o) Je tiens à présent des listes en fonction des pays que je visite. Dans ma liste de Séoul, j’ai noté de ramener plusieurs types de vaisselle comme celle en bronze Yugi, utilisée par les nobles et la famille royale coréennes pendant la dynastie Chosun (1392-1897), en terre cuite Onggi, brute et fonctionnelle, en porcelaine Jaggi, pure et délicate et en bois Mokgi, somptueuse et naturelle. Ce grand bol, réalisé par un maître-artisan formé aux techniques ancestrales de fabrication des trésors nationaux en Corée, est un modèle unique incroyablement beau et intemporel. Taillé dans une seule pièce de bois et poli jusqu’à le rendre aussi lisse et léger qu’un bol en laque, il magnifie chaque plat que je prépare (œufs brouillés et truffe blanche sur la photo) en lui apportant chaleur et harmonie.

Boutique traditionnelle à Insa-dong / 130-4 Insa-dong / Jongno-gu / Séoul / République de Corée

Achat de la semaine 37. Invite.L Travel Partition Pouch Set*

Mon mot d’ordre, en Suisse comme à l’étranger, est de privilégier autant que possible les marques et les designers nationaux. A Kyobo, j’ai découvert ces jolies… euh… pochettes (?) signées Invite.L, très pratiques pour ranger mes affaires quand je prépare ma valise : les chaussures, la  trousse de toilette et les objets volumineux dans la grande pochette grise, les chemisiers, les jupes et les robes dans la pochette jaune, les T-shirts et les tops dans la pochette bleue et la lingerie dans la pochette rouge. Quant à la pochette transparente, elle sert à transporter les liquides jusqu’à 100 ml en bagage à main.

Une fois arrivée à destination, je sors les pochettes de la valise et les dépose telles quelles dans l’armoire. Il ne me reste plus qu’à y piocher ce dont j’ai besoin au fur et à mesure et le tour est joué !

Pour information, Lui et moi sommes vraiment minimalistes quand il s’agit de voyager. Pour 15 jours de vacances en Malaisie et en Thaïlande, nous n’avons pris qu’une seule valise pour les deux d’un poids total de 23 kg alors que nous avions droit à 40 kg chacun en classe business ! Et encore, nous aurions pu facilement alléger le poids de la valise de moitié…

The Kyobo Book Centre / 465, Gangnam-daero / Seocho-gu / Séoul / République de Corée

Achat de la semaine 38. Un Rikini Relleciga*

Dominique Loreau recommande de n’avoir qu’un seul maillot de bain mais elle n’aime pas la mer ni la plage comme moi. Le Rikini Relleciga est mon deuxième bikini, certes, mais il a l’avantage de se porter de 6 manières différentes. Tout se joue dans la manière de nouer le haut positionnable, que l’on peut ajuster en triangle, en bandeau, avec ou sans attaches croisées au cou, au dos, etc. J’aime beaucoup cette marque, bien coupée, peu répandue et très confortable, et je me laisserais bien tenter par un maillot une pièce à la découpe audacieuse et un autre en dentelle flashy.

Achat de la semaine 39. Underwater Smartphone Case DiCaPac

C’est au parc aquatique Seorak Waterpia dans la province de Gangwon que j’ai découvert cet étui étanche pour smartphone au cou de ma belle-sœur coréenne qui prenait des photos de sa petite en train de batifoler dans sa bouée.

  • Moi : Mais c’est génial, ça, tu peux faire des photos et envoyer des textos dans l’eau ?
  • Belle-sœur me dévisageant comme si j’étais née de la dernière pluie : Ne ! (= oui en coréen)
  • Moi : Il m’en faut un ! Où est-ce que je peux l’acheter ?
  • Belle-sœur : Yeogie (= ici en coréen)

J’ai choisi cet étui DiCaPac rose qui assure une étanchéité jusqu’à -10 mètres à la boutique du parc. Un achat spontané que j’aurais pu différer de quelques jours puisque le Frangin et la Puce ont trouvé plein d’autres modèles moins chers et plus performants (jusqu’à -20 mètres et plus), notamment à Kyobo à Séoul.

Seorak Waterpia / 24-1 Jangsa-dong / Sokcho-si / Gangwon-do / République de Corée

Achat de la semaine 40. KyBoot Pado White Women*

2014 a été pour moi l’année des chaussures orthopédiques moches. Après les MBT, j’ai complété ma collection des horreurs avec les KyBoots qui sont la version upgradée des MBT (ou MBT 2.0) puisqu’elles ont été conçues par le même inventeur, le Suisse Karl Müller. Ces sandales de la honte façon « Jesus Air Walk », que je n’ose tout de même pas porter avec des chaussettes car il me reste un minimum de dignité, sont simplement les meilleures chaussures que j’ai eues de toute ma vie ! A tel point que si l’on me demandait de choisir entre mes Louboutin ou mes KyBoots, je garderai mes KyBoots sans hésiter ! La sensation de marcher sur un coussin d’air est incomparable et les effets de cette innovation sur le corps sont, paraît-il, aussi bénéfiques que les MBT à savoir que la structure en nid d’abeilles des semelles ménage les articulations, entraîne les muscles des pieds, des jambes et du tronc, stimule les récepteurs des pieds, etc., etc. A regretter presque d’avoir connu les MBT avant.

Pharmacie Amavita Perraudettaz / Avenue de Lavaux 6 / 1009 Pully / Suisse

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 Achat de la semaine 41. Un jeu « Middle Earth: Shadow of Mordor » pour PS4*

Grâce à l’aide du Polonais, notre ami qui n’est pas polonais mais roumain, allez comprendre pourquoi, notre salle de séjour a été entièrement transformée : nouvel aménagement, nouveau canapé, nouveau mur gris anthracite tirant sur le noir, nouvelle orchidée offerte par la Polonaise qui n’est pas polonaise mais roumaine, nouvelle TV 4K 3D qui ne sert à rien puisqu’aucune chaîne de TV ne diffuse en 4K, nouvelle Playstation 4 pour moi afin que je cesse de râler sur l’inutilité de la TV 4K, nouveau jeu « Final Fantasy XIV – A Realm Reborn », JDR en ligne.

N’ayant pas renouvelé l’abonnement mensuel de « FF XIV », j’ai été chercher le jeu « Middle Earth: Shadow of Mordor » qui consiste à incarner Talion, un rôdeur grand, fort, beau, qui sent bon la sueur et le sable chaud coagulé de sang et qui est habité au sens propre et figuré par le fantôme d’un elfe expert en maniement du tir à l’arc. Son objectif est de trucider un maximum d’orques en Mordor, le fief inhospitalier de Sauron, le Seigneur des Ténèbres (« mon prrrrrrééécciiieeeuuux »), pour venger les meurtres de sa femme et son fils égorgés sous ses yeux. D’ailleurs, lui-même est mort mais ce n’est qu’un détail pour expliquer qu’il n’a vraiment rien à perdre !

  • Moi : Je ne comprends pas ce que je dois faire. Je dois assassiner des orques de toutes les manières possibles mais je ne veux pas tuer des gens, moi, même s’ils sont trop laids et trop méchants. Je me cache pour pour progresser afin d’éviter les combats mais le jeu n’avance pas du coup…
  • Mon Frangin : Bah oui, puisque le but est de farmer un max d’orques pour augmenter ton niveau !
  • Moi : Mais c’est super violent ! Je ne veux pas jouer à ça, moi, je veux un jeu tout mignon comme les Pikmins !
  • Mon Frangin : Bah, il fallait choisir la Wii U et pas une PS4 alors !
  • Moi : Ah okay, je crois que je vais reprendre « FF XIV »

Achats de la semaine 42 et 43. Des jeans Tiffosi Calças de Ganga Push-Up Skinny et Skinny Dream

J’aurais dû me contenter de n’acheter qu’une paire de jean au lieu de trois quand j’étais aux Açores mais il est vrai qu’il est difficile de trouver des jeans taille haute surtout quand ils sont bien coupés et font des fesses d’enfer comme ces Tiffosi qui sont, en plus, « made in Portugal. » J’ai suffisamment de jeans pour un moment même si je ne désespère pas de tomber un jour sur le jean boyfriend de mes rêves qui m’irait comme un gant.

Tiffosi / Centro Comercial Parque Atlântico / Rua da Juventude / 9500-211 Ponta Delgada / Portugal

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Achat de la semaine 44. Un billet d’avion pour Kuala Lumpur en Malaisie et Koh-Samui en Thaïlande avec un arrêt non prévu à Amsterdam aux Pays-Bas

Amsterdam devait être un transit mais comme nous avons raté l’avion pour la Malaisie, nous avons profité de cette escale inattendue pour admirer le centre-ville et ses canaux. Kuala Lumpur, c’était pour les Tour Petronas et Koh Samui, c’était le Paradis ! Je vous raconte tout ça prochainement.

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 Achat de la semaine 45. Eytys Suede Black*

Alors que toute la blogosphère se précipitait sur les Stan Smith remises au goût du  jour par Adidas, j’ai jeté mon dévolu sur les baskets suédoises Eytys au design simple et épuré, repérées par Colette, le concept store parisien de luxe qui a toujours une longueur d’avance sur les tendances. Même si Lui les trouve affreuses (ce ne sera pas la première paire, tiens ;o)), j’aime le côté unisexe des Eytys, le contraste entre le cuir noir sobre et la semelle blanche surdimensionnée ainsi que la languette violette au talon, reconnaissable entre toutes, qui souligne la cheville. A porter de préférence décalées avec une jupe crayon ou un tailleur strict.

Eytys AB / Luntmakargatan 15 / 111 37 Stockholm / Suède / E-shop

Achat de la semaine 46. Smythson Mayfair Diary 2015*

Vous connaissez mon amour pour les agendas Smythson. Après m’être fourvoyée avec le modèle « Cosmic Diary » l’année passée, trop grand pour mes besoins, je suis revenue avec soulagement au « Mayfair Diary » et je n’en changerai plus. En 2015, la couleur de l’agenda Mayfair est vert pomme avec des pages dorées sur tranche. Il débute le 24 novembre 2014 et se termine le 3 janvier 2015. Why not? Illogique mais tellement anglais.

Smythson / 40 New Bond Street / Londres / Grande-Bretagne / E-shop

Achat de la semaine 47. Un petit porte-monnaie de voyage

Je l’avais oublié celui-là ! Quand je suis à l’étranger, j’évite d’attirer l’attention sur moi en remplaçant mes accessoires ostentatoires par de petits objets passe-partout et sans prétention. J’ai eu pendant très longtemps un porte-monnaie de la taille d’une carte de crédit avec des fleurs, des anges auréolés et des portraits de Jésus où il était inscrit « Give your money to Jesus / He owes your money », mais ai constaté assez vite que ce type d’humour particulier pouvait heurter la sensibilité de certaines personnes, indépendamment de leur religion et ce, bien avant l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo. Je l’ai donc remplacé par ce porte-monnaie en cuir et tissu rose acheté il y a tout juste une année à Nanjing en Chine.

Wanda Plaza / 98 Jiangdong Middle Rd / Nanjing / Jiangsu / République Populaire de Chine

Achat de la semaine 48. Des produits de beauté

De gauche à droite : Gommage visage Petit Olivier sans grand intérêt (= je ne le rachèterai pas), Chubby Stick Clinique Baume à Lèvres Hydratant Teinté Woppin’ Watermelon offert par Marie lors d’une invitation à dîner chez nous, une boule de bain du Marché de Noël de Montreux, un beurre hydratant pour le corps Olive à l’huile d’olive et noix de coco rapporté de Grèce par Moumoune, un poudrier Bronzing Powder Bobbi Brown « Natural » (Lui me trouvait « trop blanche comme une poupée » en décembre) que j’utilise parcimonieusement sur le front, la mâchoire et le creux des pommettes, un poudrier Duo Mat Powder Foundation Make Up Forever (MUFE, merci Aemi ! ;o)) no 203, une eau de rose des Laboratoires Kart ainsi que le vernis OPI What’s Your Pointsettia? que je vous avais montré dans mon calendrier de l’Avent avec les produits marocains Natus Marrakech.

Cela semble toujours trop, même si je suis loin des 14 à 16 produits que les Coréennes utilisent au quotidien ;o), mais je rappelle que je ne stocke rien et que je ne fais que remplacer les soins que je finis.

Achat de la semaine 49. Une brosse à cheveux Mason Pearson Handy Bristle B3 195

Enfin elle est mienne, la brosse à cheveux anglaise mythique au design classique inchangé depuis 1860 ! J’ignore pourquoi j’ai tant tardé à l’acquérir car elle se révèle être exactement telle qu’on la décrit. C’est bien simple, après le shampooing et l’après-shampooing (obligatoire selon Danijela du Salon Red Room), je devais toujours appliquer un démêlant pour venir à bout des nœuds qui se formaient dans mes cheveux. A présent, je n’en ai plus besoin, la brosse glisse toute seule, sans effort, tout en activant la circulation sanguine du cuir chevelu. J’ai choisi un modèle en pure soie de sanglier adaptée aux cheveux longs mais il existe une large gamme de modèles de brosses Mason Pearson à sélectionner en fonction de son type de cheveux.

PerfectHair AG / Hertistrasse 27 / 8304 Wallisellen / Suisse / http://www.perfecthair.ch/

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Achat de la semaine 50. Un sautoir « Bonne humeur » Uzume

Je vous ai parlé de ce sautoir dans mon calendrier de l’Avent. Sa couleur corail évoque pour moi le soleil, la mer, les flots turquoises, la peau hâlée, l’odeur du sel et du monoï, les nu-pieds, les solaires et le chapeau en paille et je compte le porter cet été sur une robe ou un T-shirt blanc uni.

Be Uzume / 22 points de vente en Suisse Romande / http://www.uzumespirit.com

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Achat de la semaine 51. Une « boule » de Noël solidaire

En fait, je ne sais que faire de ma collection de boules de Noël. Elles sont trop disparates par leurs couleurs (noir, bleu, rouge, etc.) et par leur matière (bois, tissu, feutre, composite) pour former un ensemble intéressant. Je me laisse une année pour réfléchir à leur sort : à garder ou à donner.

The Red Room pour l’Association Fedevaco / Pôle Sud / Avenue Jean-Jacques Mercier 3 / 1003 Lausanne / Suisse

Achat de la semaine 52. Quatre romans historiques et un magazine pour les vacances

  • Magazine Glamour – Je lis de moins en moins la presse féminine. Trop de publicités et pas assez d’articles construits à mon avis.
  • Les murailles de feu de Steven Pressfield – La bataille des Thermopyles racontée telle qu’on s’y croirait, pas celle du film 300 ni d’un jeu vidéo, mais celle où les hoplites s’efforcent de protéger leurs frères d’arme au mépris de leur vie, celle qui pue l’odeur du sang, de l’urine, des intestins répandus et de la mort. On y apprend la dureté de l’apprentissage des jeunes Spartiates qui « baisent les arbres » pour se forger un corps solide et une volonté plus dure encore, le courage et la sagesse des femmes, le fonctionnement de la société lacédémonienne ainsi que les stratégies militaires à l’ombre des lourds boucliers ronds frappés de la lettre Lambda, le tout sous-tendu par une réflexion philosophique sur la peur « phobos » et son contraire.
  • La rose pourpre et le lys, tome 1 de Michel Faber – En cours de lecture. Une narration très originale façon caméra embarquée dans les rues de Londres à l’époque victorienne, une description des bas-fonds à la Dickens, des pages pouvant rappeler « Nana » de Zola ou « Le parfum » de Süskind avec un soin particulier apporté à la description des détails… Tout ceci devrait me plaire mais j’avoue que j’ai de la peine à m’attacher aux personnages principaux : Sugar, une grande gigue singulière, prostituée de son état, cultivée, ambitieuse et maigre à la peau de serpent qui part en lambeaux (miam) et William Rackham, un héritier mou, fade et limite blaireau. Je ne sais pas si leur aventure saura me transporter au point de les suivre jusqu’au tome 2.
  • L’empire barbare, tome 1 de Gary Jennings – Pas encore lu
  • Soleil barbare de Henri Gourdin – Pas encore lu

Librairie Payot / Place Pépinet 4 / 1003 Lausanne / Suisse

*Copyright (c) photos : Invite.L, Relleciga, KyBun, Monolith Productions/Warner Bros, Eytys, Smythson

Un achat par semaine 35 à 52

La Pinte Communale d’Aigle

Deux fois par année, je réfléchis à un restaurant où je pourrais inviter ma copine Madame pour fêter nos anniversaires – nous nous suivons de 4 jours – et notre Noël. Bien que l’Auberge de la Cergniaulaz au-dessus de Montreux et l’Auberge de l’Onde à Saint-Saphorin sont des valeurs sûres où nous replier quand nous sommes en panne d’inspiration, en 2014, de nouvelles tables tenues par de jeunes chefs audacieux et prometteurs sont venues compléter le panorama gourmand de la région.

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Intérieur minimaliste à la Mies van der Rohe. Zéro fioriture

J’ai découvert par hasard l’existence de la Pinte Communale d’Aigle dans un article de l’Hebdo portant sur les tables répertoriées par le guide Gault & Millau 2014. N’étant pas vaudoise d’origine,  je crois savoir qu’une « pinte » est un endroit où les gens se rassemblent pour « boire l’apéro » mais je peux me tromper. Cependant, la Pinte Communale d’Aigle, dirigée par le chef Alexandre Luquet, 34 ans, ancien sous-chef à l’Auberge de la Veveyse et à celle de l’Onde (ah, nous y voilà !), n’a de pinte que son nom puisque le lieu a été entièrement rénové et modernisé.

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Il y a toujours de bonnes idées de décoration à prendre dans les restaurants gastronomiques. Dominique Loreau conseillait de réunir tous les ingrédients que l’on utilise le plus dans un panier. Ici, les condiments pour assaisonner le jus de tomate que j’ai commandé en apéritif
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Une nappe, des couverts, des verres à vin et à eau. Pas besoin de plus !

Dans un décor sobre et épuré, ma copine Madame et moi avons été installées dans de confortables fauteuils couleur chocolat dans la partie gastronomique du restaurant et, hormis les boissons, nous n’avons plus décidé de rien puisque le seul menu à la carte était un « menu surprise » composé de trois entrées, un plat principal et un dessert au bon vouloir du chef. On nous a simplement demandé si nous souffrions d’allergies et si nous avions une aversion quelconque pour tel ou tel produit.

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En amuse-bouche, un tartare de saumon mariné à la vodkanet (je ne suis pas sûre de l’orthographe) et vinaigrette à la mangue, toujours efficace.

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Foie gras de canard, coulis de betterave confite, sorbet au thym citronné. J’ai beaucoup aimé la tuile délicate et croustillante et le sorbet inattendu, frais et léger, qui composaient avec l’onctuosité du foie gras un jeu de textures et de contrastes franchement réussi.

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Noix de Saint-Jacques snackées, pommes purée, beurre monté au pamplemousse rose. Pour information, je n’ai pas le libellé exact des plats, j’ai juste noté au vol ce que j’ai retenu. Une jolie association entre le fondant des pommes de terre, la texture granuleuse du sablé sous les Saint-Jacques nacrées et le peps apporté par le pamplemousse.

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Agnolotti au vacherin fribourgeois sauce à l’oignon, espuma au lard. J’aime quand les chefs revisitent les produits du terroir car ça permet de se rendre compte de la réflexion et du travail qu’il y a derrière la réalisation de chaque assiette avec des ingrédients que nous avons à la maison. Je suis encore émue par la justesse de la cuisson de ce plat : la pâte al dente servie chaude, le lard croustillant, l’espuma aérien…

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En plat principal, ma copine Madame n’étant ni amatrice de chasse ni des choux de Bruxelles a préféré une pintade farcie au chou tandis que je me régalais d’un beau pavé de cerf d’une tendreté irréprochable servis avec des spätzli dorés et croustillants, une sorte de pâte commune à toutes les régions germanophones.

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Un sorbet au caramel au beurre salé en guise de pré-dessert. Le sorbet semble être la signature du chef Luquet qui les réussit très bien, même si l’on pourrait s’étonner d’en voir sur un menu d’hiver. Après tout, c’est la saison de la neige de la glace, non ? ;o)

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Le chef Luquet doit avoir un don de voyance car il a sublimé tous les produits que ma copine Madame affectionne : le foie gras, la Saint-Jacque, le caramel au beurre salé et aussi le moelleux au chocolat tiède que nous avons dégusté avec un sorbet et un coulis de framboise, pas de saison, certes, mais qui se conservent aisément sous ces formes.

La cuisine de la Pinte Communale d’Aigle n’est pas exubérante ni tape-à-l’œil mais il faut une bien plus grande maîtrise pour être toujours juste, précis, minimaliste et équilibré sur le fil du rasoir et ça, ma copine Madame et moi, on aime ! Beaucoup !

La Pinte Communale / Ana Ronc & Alexandre Luquet / Place du Marché 4 / 1860 Aigle / Suisse

La Pinte Communale d’Aigle

De la valeur du non essentiel

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J’étais donc au Paradis.

Au Paradis, comme par miracle (normal, puisque c’était le paradis ;o)), j’ai tout oublié : la nouvelle année, les cartes de vœux, les listes des choses à faire, le travail, les personnes à voir ou à rappeler, la vie sociale, les journaux et les émissions de TV, le monde… ou enfin presque.

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Alors que Paris et la France se retrouvaient meurtries par des attaques barbares et sanguinaires et que les réseaux sociaux se couvraient de noir en abandonnant temporairement toute futilité car l’heure était à la gravité, je me suis dit qu’au contraire, c’était tous ces instants insignifiants et non essentiels qui faisaient que la vie méritait d’être vécue.

La lumière vacillante des bougies…

Une fleur de frangipanier…

Un cocktail Mai Tai…

De la musique chill out…

Une partie de billard…

Les bulles d’un jacuzzi…

Un matelas confortable et bien épais…

Un petit parasol rose en papier sur un verre…

Toutes ces choses sont non essentielles mais sans elles, l’existence serait terne, sans joie et sans couleurs à l’image peut-être de ces assassins qui s’en sont pris à des dessins, non essentiels eux-aussi.

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Au Paradis, j’ai compris et mesuré toute la valeur du non essentiel : une bière fraîche avec des noix de cajou grillées au sel et piment, une pile de linge fraîchement lavé et repassé, un parquet ciré où il fait bon marcher pieds nus, des serviettes de table en tissu artistiquement pliées, des fleurs dans l’eau du bain et des pancakes à la banane.

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Au Paradis, j’ai décidé que ma seule résolution de 2015 serait de chérir chaque jour les petits et grands plaisirs et, si j’ai le sourire aux lèvres depuis que je suis rentrée de la sublime Nirvana Villa à Koh-Samui en Thaïlande, c’est parce que je sais que dans nos contrées glacées par l’hiver, il y a des crêpes à la Chandeleur, des bains thermaux par 0°C, du talc parfumé pour se faire une peau douce comme un bébé, du thé à la bergamote et des toasts de pain anglais à la marmelade d’orange, des gros pulls en maille dans lesquels se lover et « un chocolat à s’en faire mourir, moelleux, velouté, parfumé, grisant » (G. de Maupassant).

De la valeur du non essentiel

Happy 2015

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(c) Nirvana Villa

Je tenais à conclure l’année 2014 par la longue liste de mes achats par semaine mais, faute de temps, je la publierai dès mon retour de vacances au « Para – para – paradise, Para – para – paradise, everytime she closed her eyes » (Coldplay).

Je me dis qu’au final, ce n’est pas plus mal, 2015 n’étant peut-être que la suite logique et la continuité de l’année précédente. J’ai déjà une bonne idée de ce que seront mes résolutions que je vais tranquillement coucher par écrit sur un transat au soleil, en sirotant une noix de coco fraîche sur la terrasse de la piscine de la Villa d’Igor à Koh–Samui en Thaïlande.

A défaut de m’inquiéter pour ce qui pourrait arriver de bien ou de moins bien en 2015 (les horoscopes, ce n’est pas pour moi), je préfère suivre tranquillement mon chemin en prenant les choses les unes après les autres et en étant certaine que je ferai au mieux de mes possibilités. Après tout, « on crée son propre univers à mesure qu’on avance » (Winston Churchill).

Plus qu’une bonne année et une bonne santé, je vous souhaite de rire, jouir, aimer, pleurer, expérimenter avec intensité tout ce que vous pourrez car « il n’y a dans la vie que de l’exceptionnel ! » (Jules Renard)

Je vous retrouve bientôt ❤

Happy 2015