Trouver un bon boucher

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Désolée, amis vegans pour la brutalité de cette photo de cadavre. Cet article ne vous est clairement pas destiné. Je vous remercie de passer votre chemin si cela vous choque, il y a tellement mieux à lire ailleurs sur le net !

Par les temps qui courent, il est politiquement incorrect de manger de la viande, rouge de surcroît déclarée cangérogène par l’OMS, mais en tant que bovino-porco-végétarienne*, j’aime vivre dangereusement et j’assume.

Je n’ai pas lu le livre « Faut-il manger les animaux ? » de Jonathan Safran Foer ni ne regarde les vidéos atroces d’animaux massacrés dans les élevages et les boucheries de la honte. Je ne souhaite pas non plus susciter ici un débat sur les bienfaits du végétarisme/végétalisme et je refuse de tomber dans une sensiblerie urbaine qui consiste à dénoncer la souffrance animale tout en se baladant avec un sac en cuir dans des bottines en daim et une doudoune remplie de plumes et son capuchon doublé de poils de coyote (n.b. : je n’ai rien contre le cuir, les plumes ni la fourrure). Puis, quoiqu’en disent les véganes, si on a des canines, ce n’est certainement pas pour se nourrir exclusivement de tofu et de graines germées.

Je mange de la viande et apprécie tout autant de manger végétarien un jour sur deux. Non pas par culpabilité mais parce que j’en ai envie et que cela me fait plaisir. Le vrai problème avec la viande, ne serait-il pas plutôt l’industrialisation à outrance qui pousse des technocrates à considérer les animaux comme de la marchandise rentable et non comme des créatures vivantes ? Toutes les fermes ne sont pas comparables et je pense qu’il est bon de soutenir les petits paysans et l’agriculture de proximité. Il y a un monde entre acheter une viande anémiée dans une barquette sous vide dont on ne connaît pas la provenance ou acquérir deux superbes entrecôtes de Simmental, race bovine de l’Oberland bernois à la chair subtilement persillée et fondante, que j’ai trouvées à la boucherie Nardi à Pully !

La boucherie Nardi, originaire de Cully, est une maison réputée qui fournit les meilleurs restaurants de la région lausannoise. Forte de six employés, elle s’est fait un nom avec la qualité de sa viande rassie sur l’os, sa charcuterie et les pâtés de Jacky Gorgerat que je goûterai une autre fois.

Il existe des joies simples dans la vie comme de ressortir de chez un excellent boucher avec un petit paquet de viande joliment emballé dans du papier et la perspective de s’offrir un délicieux dîner de bœuf grillé.

Chez Nardi | Grand-Rue 9 | 1009 Pully

*Certaines personnes se disent pesco- ou ovo-lacto-végétariens, je ne vois pas pourquoi  je ne pourrais pas être bovino-porco-végétarienne si ça me chante :o)

Trouver un bon boucher

Une action bobo bourge* par semaine | En voyage

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Créer de la simplicité, pas de l’austérité

« Quelques semaines plus tard, par un autre après-midi de brouillard hivernal, Sara entra dans son petit salon et trouva Becky dans son fauteuil préféré au coin du feu (…) A bout de forces, elle dormait à poings fermés. On l’avait envoyée préparer les chambres pour la soirée. Elle aimait s’occuper des appartements de Sara en dernier, et admirer les tableaux, les livres et les objets indiens »

(A Little Princess, Frances H. Burnett)

Je ne m’appelle pas Becky ni Sara et on ne m’envoie pas préparer les chambres d’hôtel, mais je me suis sentie transportée dans l’univers de « La petite princesse », mon roman d’enfance préféré, sitôt ouvertes les portes de ma suite à Nanjing.

J’avais devant mes yeux les appartements de Princesse Sara au pensionnat londonien de Miss Minchin transposés à l’ère moderne avec un hall d’entrée en bois précieux foncé donnant sur un salon lumineux, une vaste chambre douillette, une large penderie où ranger mes affaires ainsi qu’une immense salle de bain en marbre richement pourvue en chaussons, serviettes et linges de bain moelleux. Le parquet était si lisse et brillant que c’était un plaisir chaque soir d’enlever mes chaussures pour marcher pieds nus.

Avant de me coucher, je me disais que c’était exactement le genre d’appartement qu’il me faudrait si j’étais amenée à vivre seule un jour. A l’austérité des intérieurs vides et immaculés, je préfère à présent le confort apporté par les matières naturelles, réchauffées çà et là de quelques touches colorées et je ne saurai résister à la douceur d’un tissu en velours, à la beauté du bois vernis, à l’élégance froide du marbre ni à l’épaisseur d’un matelas recouvert de draps blancs impeccablement tirés…

Ce que j’aime par-dessus tout quand je voyage, c’est gérer mon petit univers et il n’y a rien de mieux qu’une chambre d’hôtel pour s’exercer à vivre avec le minimum : deux robes, un pantalon, une jupe, un blazer, une veste chaude, deux paires de souliers, des sous-vêtements pour la durée du séjour, autant de collants et de chaussettes et une trousse de toilette. Ma valise pour Nanjing ne pesait pas plus de 16 kilos pour 7 jours alors que j’avais droit au double et elle contenait des cadeaux en plus !

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Mon rituel de voyage est désormais bien rodé. Où que j’aille, j’emporte toujours avec moi un masque individuel (pas besoin d’un tube entier qui prend de la place) et une boule de bain Kokym, une marque suisse que je privilégie à Lush, pour un spa express. Je ne connais rien de plus délassant, quand j’ai froid ou que je suis fatiguée, que de plonger dans de l’eau chaude parfumée avant de me sécher et de m’emmitoufler dans un peignoir en éponge.

La simplicité pour moi n’est pas de me priver des choses que j’apprécie mais choisir et profiter avec intelligence des objets qui ont du sens pour moi et me débarrasser du reste. J’ai trouvé cet équilibre au moins quand je voyage !

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* « Une action bobo bourge » remplace la catégorie « Une action minimaliste par semaine » afin de ne pas induire mes lecteurs en erreur. Je ne fais pas partie du mouvement minimaliste en général ni d’aucun mouvement en particulier et il m’a semblé que bobo bourge était ce qui me qualifiait le mieux  :o)

Une action bobo bourge* par semaine | En voyage