Cuisiner des plats du terroir

Quand j’ai étudié l’Histoire avec un grand H, celle d’Aménophis IV, de Charles Quint, d’Otton 1er mais aussi des Seldjoukides, mais oui, vous savez les membres de cette tribu d’origine turque de la branche des Oghouz qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient au milieu du Xie siècle jusqu’à la fin du XIIIe siècle (je ne fais pas ma pédante, si je sais ça, c’est que j’ai tiré au sort le sujet sur les Croisades à l’examen d’histoire de maturité fédérale, sorte de BAC suisse, et l’expert qui m’interrogeait avait tiqué quand j’avais parlé des « Turcs Seldjoukides ». Il m’avait demandé de préciser ce point, ce que j’avais trouvé gonflé sachant qu’on avait dû réviser toute l’histoire de l’humanité depuis le Paléolithique, que c’était déjà assez compliqué comme ça de me rappeler les dates principales et les faits marquants des Croisades sans avoir à détailler les origines ethniques ni les arbres généalogiques de tous les acteurs en présence ! J’ai dû lui donner une réponse satisfaisante car j’ai obtenu un 6/6 :o)), je me suis demandé comment les gens de la vie de tous les jours, soit tous ces anonymes qui n’ont laissé aucune trace de leur passage dans les manuels ni sur Wikipedia, traversaient les périodes ravagées par les guerres, les disettes et les pandémies mondiales comme la peste noire, la suette anglaise, le choléra, la variole, le typhus, la grippe espagnole et la Covid-19.

Maintenant, je sais et je dois dire que cela ne se passe pas trop mal pour moi parce que j’ai la chance de capter la 5G de n’avoir pas encore perdu de proches à cause de ce f**tu virus de mes deux. Je croise les doigts.

Lors du Grand Confinement de 2020, pire récession économique depuis la Grande Dépression de 1929, ma copine et Moi avons commencé à cuisiner ensemble des plats du terroir. D’abord pour des raisons pratiques parce qu’il est difficile de s’envoyer une pleine marmite de choucroute tout seul, ensuite parce que les établissements étant fermés et les rassemblements limités, c’était une manière pour nous de créer un minimum de lien social.

Cette fin de semaine, nous avons préparé un papet vaudois et une tarte au nillon ou nion et pommes caramélisées que l’on prononce « ni-hon » et pas « gnion » comme moi, deux spécialités du Canton de Vaud. Vous trouverez facilement la recette du papet vaudois sur Internet ainsi que celle de la tarte au nillon de noix et pommes caramélisées du Chef doublement étoilé Stéphane Décotterd du Pont de Brent, que l’on prononce « Brun » pas « Brent » comme cela s’écrit (décidément, le vaudois oral, c’est compliqué ;o)).

Trouver des oignons, des pommes de terre et des poireaux que ma copine Madame prononce « porreaux » en cette saison n’est pas difficile, ça l’est un peu plus pour les saucisses aux choux et le nillon qui est du tourteau de noix en français de France. C’est à la Foire de Brent « Brun » que j’ai découvert un bloc de nillon « ni-hon », une spécialité de Suisse Romande issue du pressage des noix, que l’on peut croquer tel quel si l’on a des bonnes dents ou utiliser sous forme de poudre en pâtisserie dans des gâteaux ou en crumble.

Pour la tarte, j’ai réalisé pour la première fois une pâte sucrée qui était tellement simple à préparer au Thermomix que je me suis dit que je n’achèterai plus jamais de pâte à tarte de ma vie. La seule variante que j’ai apportée à la recette du Chef Décotterd est que j’ai remplacé le sel par de la fleur de sel de Madagascar. La tarte n’est donc pas totalement IGP, comme une des saucisses aux choux qui venait de l’excellente boucherie Blanc à Châtel-Saint-Denis dans le Canton de Fribourg contrairement à celle de la boucherie Suter que j’ai trouvée dans l’épicerie Minestrone à Montreux.

« Alors, ça goûte quoi ? » me demanderaient les Canadiens et les Belges francophones.

Le papet vaudois goûte la pomme de terre écrasée et le poireau « porreau » cuits dans de l’eau et du vin blanc mélangés à du hachis de saucisse épicé avec du chou aigrelet, apportant un jeu de texture et de mâche, qui seraient réveillés par un trait de vinaigre en fin de cuisson pour l’acidité, L’ensemble est visuellement peu attrayant et ferait un bon sujet pour une revisite dans Top Chef ;o)

Quant à la tarte au nillon et aux pommes caramélisées, j’ai été agréablement surprise par la légèreté de la mousse de nillon de noix que je pensais être un vrai « étouffe-chrétien » mais ce n’est pas un dessert qui me ferait me relever la nuit. Je n’apprécie pas forcément toutes les spécialités du terroir, même si je les trouve intéressantes, et préfère de loin une bonne tarte aux pommes traditionnelle.

La prochaine fois avec ma copine Madame, on s’attaquera à la fondue et aux meringues à la double crème de Gruyère, spécialité du Canton de Fribourg, qui n’est pas de la crème de fromage, mais une crème tellement riche (45 % de matières grasses), épaisse et onctueuse que ceux qui n’en ont pas goûtée ne connaissent pas encore tous les plaisirs de la vie ! Imaginez la texture crousti-moelleuse d’une belle meringue suisse associée à la Rolls de la crème qui affleure à la surface du lait entier de vaches après la traite et vous aurez une idée du côté sublime de ce dessert.

Papet vaudois et saucisse aux choux.
Tarte au nillon de noix et pommes caramélisées, the Merry Mango et Perceval le chat.

Préparer des Latte en hiver

Cela fait longtemps que je vous avais promis cet article et il est encore temps d’en parler car, en février, les Latte sont toujours d’actualité pour nous réchauffer pendant les froides journées d’hiver !

Tout a commencé par mon programme Happy Me que je poursuis toute seule dans mon coin. J’ai décidé que le lundi c’était ravioli, je m’offrais une boisson, que ce soit un jus vert vitaminé, un verre de Moscato d’Asti, un Bubble Tea, une Caïpiroska ou un White Chocolate Mocha chez Starbucks.

L’idée était bonne mais la mise en pratique pas toujours évidente pour moi. D’abord parce que j’ai eu beaucoup de travail depuis septembre dernier, ensuite, parce que quand je sors du bureau à 20h, les salons de thé sont fermés et il ne reste plus que quelques bars ouverts où j’ai rarement envie de traîner, sauf pendant le mois de janvier qui était exceptionnel pour ses nombreuses foirées ;o)

J’avais également envie de boire autre chose que les Chaï ou Matcha Latte que l’on trouve un peu partout à Lausanne et qui manquaient terriblement d’originalité par rapport aux Latte à n’importe quoi (wasabi, patate douce, gingembre, etc.) servis dans les coffee shops de Séoul, où travaillent les Latte Artists les plus talentueux du monde comme, par exemple, Lee Kang Bin dont les cafés sont des œuvres d’art !

Okay, je me suis fourrée toute seule dans le pétrin… Va rattraper ton article et tes Latte pourris après ces photos de Latte de la mort qui tue !

Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, je me suis amusée à préparer mes propres Latte, dont je vous livre les recettes ci-dessous.

CARAMELISED PECAN LATTE.

Il s’agit d’un latte froid que j’ai fait avec un reste de parfait aux noix de pécan que j’avais servi en dessert lors d’un dîner entre amis. Du coup, vous avez deux recettes à la place d’une ! :o)

Pour le parfait, j’ai chemisé un moule à cake rectangulaire (on peut aussi l’huiler), puis j’ai caramélisé un sachet de noix de pécan en les mettant dans une casserole avec 50g de sucre et 3 cuillères à soupe d’eau et en les remuant de temps avec une cuillère en bois pendant 15 minutes environ sur feu doux. J’ai ensuite étalé les noix sur une feuille de cuisson pour les laisser refroidir puis je les ai mixées au Thermomix (un mixeur conviendra certainement) pour les réduire en petits morceaux.

Après, ça devient compliqué pour moi d’expliquer exactement ce que j’ai fait car j’ai suivi la recette du Thermomix, à savoir que j’ai fouetté 100g de sucre avec 3 œufs frais jusqu’à ce que la masse devienne mousseuse, puis j’ai mis les noix concassées dedans avec la crème chantilly que j’ai réalisée également avec le Thermomix (très facile, il faut mettre le bol dans le congélateur un moment avant d’y verser la crème, froide, elle-aussi, sinon on fait du beurre :o)).

J’ai réparti le mélange œufs, sucre, noix et crème chantilly dans le moule et attendu que cela prenne 7h dans le congélateur avant de le servir aux invités puis de le manger une autre fois toute seule devant Crime Investigation sur Canal+ (contrairement à Bridget Jones, je peux regarder autre chose que des séries mélodramatiques en dévorant de la glace dans mon pyjama en pilou. PS : Je n’ai pas de pyjama en pilou).

Une fois les invités partis ou Crime Investigation terminé, s’il vous reste du parfait, gardez-le pour une autre occasion ou pour Mariés au premier regard sur M6 (rigolo comme la TV brode un pseudo blabla scientifique autour de ce qui s’appelle un mariage arrangé dans les autres cultures) ou alors, vous pouvez le mixer comme moi avec du lait froid pour obtenir un Caramelised Pecan Latte trop délicieux !

Il faudra que j’essaie une version chaude du Caramelised Pecan Latte, peut-être en supprimant les œufs : noix caramélisées + chantilly + lait me paraît être une bonne combinaison.

PUMPKIN SPICE LATTE.

Aaaaah, le Pumpkin Spice Latte ! C’est bientôt la boisson automnale par excellence. J’ai d’abord commencé à faire de la crème chantilly, puis j’ai mixé 100g de courge déjà cuite et coupée en cubes avec 6,5 dl de lait chaud, 50g de sucre, 1 morceau de gingembre frais et pelé, 1 peu de cannelle en poudre et 1 clou de girofle moulu. J’ai ensuite versé la préparation dans des verres (on peut également ajouter une tasse d’espresso si le coeur nous en dit) avant de la recouvrir avec de la crème chantilly et un peu de cannelle en poudre !

Pour gagner du temps, on peut acheter une bombe de crème chantilly mais c’est tellement facile avec le Thermomix que je préfère la faire moi-même avec de la crème entière.

PURPLE ROYAL LATTE.

J’ai découvert cette recette sur le site de Café Royal : https://www.cafe-royal.com/fr-fr/c/chou-rouge-latte-recette. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. L’idée de mélanger du sirop de chou rouge à du latte macchiato ressemble à une épreuve de Top Chef mais le goût très léger du chou n’est pas désagréable et permet d’utiliser un produit de saison d’une autre manière qu’en garniture d’un plat de chasse.

J’ai fait deux essais pour obtenir les différentes strates de couleurs. Ce qui a fait la différence, c’est le mousseur de lait qui est indispensable à la réalisation de ce Latte. La mousse étant plus légère que le café et le lait, elle va automatiquement se retrouver au sommet de la tasse ou du mug. C’est logique !

Je vais continuer dans mes essais de Latte cet hiver avec le Golden Latte, à la mode en ce moment et le Beetroot Latte avec sa jolie couleur rose. J’aimerais également apprendre à décorer mes tasses de thé ou de café comme un barista, juste pour le plaisir des yeux.

Déjeuner à la Fromathèque

La Fromathèque
Route du Grand-Saint-Bernard 28
1921 Martigny-Combe

*****

La malbouffe, ce n’est pas le genre de la famille ! D’abord, parce que nous aimons manger, ensuite parce que nous aimons découvrir de nouvelles adresses gourmandes mettant en valeur les produits frais et du terroir.

Un soir que nous quittions le chantier du chalet, mon Frangin m’a proposé de nous arrêter à la Fromathèque à Martigny, le temple des meilleurs produits artisanaux du canton du Valais, réputé pour son pain de seigle aux noix, sa viande séchée et son lard sec, ses abricots et ses asperges, ses fromages de montagne, ses eaux de vie (Williamine et Abricotine Morand) et ses vins rouges et blancs : Cornalin, Fendant, Humagne, Syrah, Salvagnin entre mille autres délicatesses !

Le bar était plein ce samedi mais nous avons réussi à trouver une table sans trop de difficulté. Contrairement à la carte des vins, la carte des mets est petite mais les propositions sont parfaites ! Nous avons commandé trois planchettes qui nous ont été apportées sur un plateau unique : fromage (brebis bio et alpage Au-de-Morge) et viande séchée, tartare de viande séchée que les Français appellent viande des Grisons sans que je sache pourquoi, et Pâtéro en croûte, soit du pâté de chasse. Tout était excellent et j’ai adoré les petits pots contenant le vinaigre d’abricot pour relever le tartare ainsi que le confit d’oignon rouge pour accompagner le pâté. Quant aux pains, le pain de seigle du Valais est mon préféré depuis toujours, surtout quand il est découpé comme ici en très fines tranches.

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Les petits pots de condiments sont tellement mignons qu’on aurait presque envie de repartir avec ! Tout est dans le détail.

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Le meilleur du terroir valaisan présenté sur un plateau en ardoise dans un cadre contemporain. J’adhère totalement !

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Limonades Opalin gingembre et framboise fabriquées à Orsières, VS.

J’ai trouvé cette adresse tellement sympa que je n’ai pas résisté longtemps à y retourner avec mes copines Andreia, Maryline et Gwendy pour déguster les mêmes planchettes complétées cette fois-ci avec du chèvre chaud sur toast et de la bière de Vollèges (Morentze et Tourbillon). Quant au dessert, il n’y en a malheureusement pas à la Fromathèque à part de la glace disponible au magasin (non, Andreia, la meringue et la crème double ne sont pas valaisannes mais fribourgeoises ;o)) mais qu’à cela ne tienne, la serveuse fort aimable nous a apporté une soucoupe avec un peu de chocolat, un geste qui a été très apprécié !

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Comment repartir de la Fromathèque les mains vides ? C’est une mission impossible ! La dernière fois, je suis rentrée avec un morceau de fromage de brebis lauréat du prix du meilleur fromage suisse dans sa catégorie en 2016 fabriqué sur place, une saucisse à l’ail et un pot de confiture pomme-poire dans mon sac Gucci.

Inutile de vous dire que la Fromathèque est devenu un passage obligé pour moi chaque fois que je « monte » au chalet et que notre cellier en construction sera rempli de toutes ces merveilles du terroir valaisan ! Nos invités vont être contents, je vous dis ;o)

Faire le compte-rendu de Carême 2017

Un mois après Pâques que j’ai fêté à Lyon, il est grand temps que je vous livre le compte-rendu de mon Carême 2017 ! Pour rappel, l’idée était de cuisiner les recettes de Dominique Loreau (DL) tirées de son livre « L’art de la frugalité et de la volupté »

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J’ai été trop vague dans l’énoncé de mon Carême 2017. Si le principe de cuisiner les recettes de DL était simple, j’ai oublié de préciser le contexte : Une recette par jour de Carême ? Me nourrir comme DL à chaque repas ? Suivre sa diète et la règle des trois « un féculent, une protéine et un légume » ? Le bilan est aussi biaisé parce que j’ai accepté toutes les sorties au restaurant et les invitations à dîner avec les amis, sans compter un week-end à Paris qui n’avait rien d’une pénitence.

A propos de pénitence et de Carême comme le conçoit la religion catholique, j’ai été une fois à l’église pour la « messe d’anniversaire » correspondant à une année après la mort de maman, plus parce que cela lui aurait fait plaisir que par conviction intime, conviction renforcée par le film Silence de Martin Scorsese, génial réalisateur de Shutter Island et du Loup de Wall Street, qui pose des questions fondamentales et tristement d’actualité sur l’humanité, la foi, le martyre et l’inquisition, le paradis « parasio » et l’enfer, le christianisme vs le bouddhisme/shintoïsme, le sacrifice et la représentation de Dieu au travers de deux jeunes missionnaires portugais Spiderman et Kylo Ren partis à la recherche du Père Qui-Gon Jinn Ferreira, leur mentor jésuite qui, dit-on, aurait apostasié. Sans dévoiler toute l’histoire, j’aurais agi comme le Père Sebastião Rodrigues joué par Andrew Garfield mais sans tergiverser (je ne suis pas héroïque) et suis soulagée de n’avoir aucun combat spirituel à mener.

J’aurais également voulu participer à la soupe de Carême le vendredi avec ma tante mais nous y avons pensé trop tard et je n’ai pas réussi à libérer une date dans mon calendrier. Ce sera pour l’année prochaine.

Laissons de côté ces considérations religieuses troublantes et revenons-en à notre chère DL ! Autant cela m’a plu de jouer à la dînette avec des proportions ridicules (une demi-carotte, une tranche de saumon fumé, une feuille de chou par personne, hum…), autant le manque d’inventivité et de gourmandise de chacune des recettes m’a vite lassée ! En gros, tout tourne autour de produits jetés à la va-vite dans une poêle, de mayonnaise et de lardons. DL n’aime pas manger ni recevoir des amis chez elle, c’est certain. Voyons pourquoi :

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Salade cuite | Faire revenir une échalote dans de l’huile à la poêle et ajouter la salade. Vous pouvez alors ajouter quelques pignons de pin ou faire revenir la salade dans des lardons.

C’est une bonne idée de ne pas gâcher un restant de salade mais une fois cuite, la salade se révèle plutôt amère. C’est peut-être pour ça qu’on ne la cuit pas d’ailleurs :o)

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Brocoli | Cuire à la vapeur + beurre et pignons de pin.

Ouééé, magie, si tu ne sais pas quoi faire de tes légumes, cuis-les à la vapeur ou dans une poêle et ajoute des pignons de pin ! Merci DL !

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Poêlée poireaux-champignons | Mettre quelques champignons de Paris frais ou en conserve lavés et coupés en lamelles et un petit blanc de poireau dans une poêle huilée. On peut aussi ajouter un yaourt pour plus de moelleux.

Moui, et des épices et des condiments, ce serait pas mal aussi. Quant aux champignons en conserve, mous et gluants, personne ne me les fera avaler à moins d’une catastrophe naturelle ou nucléaire !

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Poireaux en salade | Faire bouillir ou encore mieux, faire cuire à la vapeur le poireau coupé en tronçons de 15 cm. L’asperger de quelques gouttes de vinaigre et le servir encore tiède.

Je n’appelle pas ça des poireaux en salade mais du poireau bouilli ! Avait-on vraiment besoin d’une recette pour obtenir ce résultat ? Je m’interroge.

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Un poivron à l’ail et à l’huile | Couper le poivron en épaisses lanières après l’avoir vidé, coupé et lavé et le faire revenir dans de l’huile d’olive et de l’ail.

Ma variante : j’ai d’abord commencé par laver le poivron, puis l’ai épluché avec un économe pour le rendre plus digeste et aussi parce que je déteste la peau du poivron et l’ai découpé en fines lanières pour une cuisson homogène. Il faut bichonner les petits légumes car « les légumes sont nos amis et il faut les aimer aussi ». Oui, je suis très inspirée aujourd’hui.

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Salade de carottes râpées aux raisins secs | Râper une demi-carotte, dresser avec une vinaigrette au citron (remplacer le vinaigre par du citron), et ajouter quelques raisins secs, levure de bière, etc.

C’est dingue, ça, remplacer le vinaigre par du citron, je n’y aurais jamais pensé ! ;o) Sinon, j’ai remplacé les raisins secs par des canneberges, n’étant pas friande de raisins secs dans la salade.

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Compote pommes-poires | Faire cuire dans une petite casserole ½ pomme et ½ poire. Mixer ou écraser et parfumer à la cannelle.

J’aurais volontiers rajouté un peu de sucre, du miel ou, soyons fous, du sucre vanillé ! Mais DL n’aime pas, elle préfère quand c’est fade : « En n’ajoutant ni sel ni épices, vous découvrirez peu à peu des saveurs plus subtiles ; vous commencerez aussi à perdre le goût pour certains aliments et à en découvrir pour d’autres. »

Après expérience, je dirais que j’ai surtout perdu le goût de manger une nourriture aussi insipide et que je me suis découvert une envie irrépressible de Brie aux truffes, de frites de patate douce croustillantes, de mille-feuilles craquant sur une crème onctueuse, de filet de boeuf Wellington…

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Epinards au chèvre | Faire cuire les épinards encore mouillés dans une poêle avec une échalote que l’on a fait revenir avant. Ecraser du fromage de chèvre dans un peu de fromage blanc et incorporer sur le feu en remuant doucement ;  Epinards et lardons congelés | Jeter le tout dans une poêle très chaude, sans huile ni sel ;  Omelette blanche aux épinards | Faire cuire un blanc d’œuf brouillé. Mettre de côté. Faire revenir quelques feuilles d’épinards avec du sel et du poivre. Servir en décorant avec les blancs d’œufs en petites boulettes ressemblant à du mimosa blanc.

Trois façons de préparer des épinards mais je cherche toujours l’omelette dans la recette de l’omelette blanche ? DL parle d’oeuf brouillé et de boulettes de blancs d’oeufs et pouf, comme par magie, on devrait obtenir une omelette ?!

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Carottes à la crème fraîche | Faire cuire les carottes et servir avec de la crème fraîche et du persil.

Je ne raffole pas des carottes cuites mais il fallait bien utiliser la demi-carotte en trop (cf. salade de carotte). Maman avait une recette de carotte en sauce absolument délicieuse. J’espère que je la retrouverais dans son livre de cuisine que j’ai gardé.

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Salade de saumon fumé à la tomate | Servir une tranche de saumon fumé sur un petit plat avec de l’oignon en lamelles, quelques rondelles de tomate, de l’huile d’olive et ½ jus de citron.

Si cuisiner pour DL signifie couper une tomate et un peu d’oignon en lamelles, je cuisine tous les jours ! ;o) Pour le saumon fumé, j’ai choisi du Sockeye sauvage d’Alaska à la chair rouge vif.

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Salade de pois chiches | Servir avec une échalote tranchée, du persil haché et de la vinaigrette ; Branches de brocoli au sésame grillé | Les couper en rondelles et poêler, puis assaisonner de cette sauce : sauce de soja, sésame, une pincée de sucre, puis du sésame blanc en graines (grillé à sec dans la poêle pour plus de goût).

Pas de surprise pour la salade de pois chiches très basique mais j’ai apprécié la sauce des branches de brocoli qui ressemble à une sauce coréenne traditionnelle. En revanche, j’ai dû louper quelque chose avec les branches de brocoli car la tige est particulièrement ligneuse et coriace ! Il fallait peut-être détacher les branches des têtes, les découper en tronçons de 3 mm et les poêler ? Va savoir.

En conclusion, si vous voulez perdre rapidement 5 kilos avant l’été et vous sculpter un bikini body, je ne saurai que vous recommander d’oublier les régimes à la mode et de manger DL ! Vous perdrez du poids sans vous ruiner car non seulement ses plats ne contiennent ni gras, ni sel, ni sucre mais en plus, les quantités indiquées sont idéales pour vous préparer à vivre sur The Island © M6 où l’on vous débarquera sans eau et sans nourriture, livré au bon vouloir de « Mère Nature » qui parfois se révèle peu maternelle voire franchement hostile ! :o)

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Un délice au beurre | L’objet de ma tentation pendant Carême.

Finalement, c’était bien pour moi de continuer à manger normalement en dehors de mes repas DL. Je crois bien que j’aurais fini par perdre un os et je comprends mieux pourquoi j’avais une addiction pour le délice au beurre, un petit pain suisse au goût de Bretzel largement garni de beurre pendant toute la durée de Carême ! Tout n’est pas à jeter chez DL mais je vais sagement garder ses recettes pour mes déjeuners sur le pouce au bureau quand je n’ai pas très faim et que j’ai la flemme de sortir.

Grand petit-déjeuner chez Angelina à Paris

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226, rue Tivoli
Musée du Luxembourg

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La regrettée Princesse Audrey, dont je suivais assidûment le blog avant qu’elle le ferme, avait pour habitude d’organiser des goûters chez Ladurée lorsqu’elle montait à Paris. Il faudra que je me décide à y aller un jour, même si je peux acheter les gâteaux et macarons, confectionnés dans le Canton de Fribourg avant d’être distribués dans le monde entier, dans la boutique à Lausanne ou dans le corner Ladurée à Globus chaque fois que j’en ai envie.

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Angelina à Tivoli. Le faste somptueux à la française comme se l’imaginent les touristes

Le salon de thé Angelina est devenu un arrêt obligatoire chaque fois que je vais à Paris, que je sois seule ou accompagnée. Bien que trop touristique, la maison mère à Tivoli mérite le détour par son cadre Belle-Epoque très « Pompadour », adjectif que j’utilise à tort et à travers pour décrire un endroit, un style ou un objet élégant et raffiné, rococo et très vieille France.

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Je ne résiste jamais aux deux classiques de la maison, à savoir le chocolat chaud crémeux et onctueux avec son pot de crème Chantilly servi à part et le célèbre Mont Blanc à base de crème de marrons que nous appelons « vermicelles » en Suisse, ce qui fait tout de suite moins chic.

Lors de mon dernier week-end à Paris, j’ai dérogé un peu à la tradition en allant bruncher, ou grand petit-déjeuner pour parler français, au café situé dans le Musée du Luxembourg, plus lumineux mais moins Pompadour qu’à Tivoli, dommage. Tant pis pour l’environnement minimaliste, concentrons-nous plutôt sur le menu aussi riche, complet que délicieux !

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  • Une sélection de viennoiseries à choix : croissant, pain au chocolat ou chausson aux pommes
  • Des petits pains bio Moisan accompagnés de beurre doux ou salé, de confitures et miel Angelina
  • Thé, café ou chocolat chaud (chocolat pour moi, bien sûr)
  • Un jus de fruits frais pressés : citron, orange ou grapefruit
  • Un plat chaud à choix : œufs Benedict et bacon dressés sur toasts. J’ai laissé les toasts de côté, cela faisait beaucoup de féculents et je ne suis pas une grande consommatrice de pain
  • Un dessert à choix : une salade de fruits au lieu de la brioche perdue pour apporter une touche de fraîcheur et contribuer à mon apport journaliser de 5 fruits et légumes ;o)

Il y a sans doute plein de bonnes adresses où bruncher à Paris, mais la proposition d’Angelina mérite le détour ! Prendre son temps pour déguster un repas décadent au calme et dans un joli environnement, c’est ce que j’appelle la belle vie.