Lire The Every Day French Girl sur Tumblr

Dans la catégorie des blogs qui m’inspirent, il y en avait un qui me tenait à cœur et que je suivais assidûment il y a plus de dix ans. C’était ma madeleine de Proust quotidienne avant que son auteur décide de le fermer, à mon grand dam et contre son gré.

Imaginez ma joie quand au détour d’une Story sur Instagram de la ravissante @madeleinemiranda, j’ai retrouvé sa trace que je pensais avoir perdue pour toujours !

Aux antipodes de ce que je peux écrire ici où je vous parle de Thermomix et du système de vote en Suisse, la jeune femme derrière The Every Day French Girl sait comme nulle autre nous entraîner dans sa vision d’un monde féerique plein de froufrous, de bulles de savon, de souliers vernis, de thés de Noël et de festivités automnales et hivernales, ses saisons préférées.

Contrairement à moi surtout, elle ose ! Elle assume totalement un style girly et glamour qui lui est propre, composé pour la plupart de robes colorées en dentelle, en velours, en satin, en tulle qu’elle agrémente avec des sacs à main à tête d’ange, à l’effigie de licorne ou de cactus et de chaussures qui réjouiraient la Marie-Antoinette de Sofia Coppola !

Etonnant, me direz-vous que je puisse m’enthousiasmer à ce point pour quelqu’un à l’opposé de ce que je suis en matière d’habillements et de comportement d’achats. J’apprécie en fait son audace et son originalité et je trouve rafraîchissant de suivre une personne aussi coquette et féminine, aussi instruite et douée pour la plume, qui sait décrire à merveille tout ce qui ravit les sens, comme par exemple, je cite : « les feuilles mortes cuivrées jonchent le sol et craquent sous les talons, il y a plein de potiron dans nos assiettes, le métro redevient respirable, j’ai tout le temps envie de boire du thé de Noël» ou encore « les matières douillettes, moelleuses, luxueuses, qui caressent la peau, et qui nous enveloppent de douceur » quand elle évoque le cachemire, la fourrure, l’angora et la laine.

Moi qui ai de la peine à dépenser pour ce que je considère être du superflu, je me prends à rêver de boire un « apple cider toffee » chaud servi dans une tasse en porcelaine et sa soucoupe alors que je ne sais pas ce que c’est et qu’on est bientôt en été – pas de souci, cela attendra – et à m’intéresser aux nouvelles collections de Lush ou de The Body Shop en me disant que ce serait sympa de mettre un peu plus de fun dans ma vie.

J’aime aussi la franchise de The Every Day French Girl qui n’hésite pas à raconter ses démêlés avec sa famille ou ses collègues qui sont loin d’être agréables pour ne pas dire plus. Etant plutôt épargnée par la vie, je réalise de plus en plus que l’existence est loin d’être facile pour plein de monde et cela me permet de sortir de ma bulle très confortable mais à côté de la plaque, où les relations familiales, amicales et professionnelles sont harmonieuses en général – je n’ai aucun mal à couper les ponts et à remettre les gens à leur place si nécessaire – et où l’on ne s’interroge pas sur l’angoisse créée par les fins de mois difficiles.

Quant au côté madeleine de Proust, c’est que je suis fascinée depuis mon enfance par les descriptions des lieux et des choses que dressent la Comtesse de Ségur et Frances H. Burnett dans « Les contes » pour l’une et « Petite Princesse » pour l’autre. J’éprouve une grande nostalgie pour cette atmosphère douce, tendre, parfois surannée, parfois grinçante mais toujours chaleureuse et élégante, que je retrouve dans l’univers de The Every Day French Girl qui arrive à mettre du romantisme dans le cœur et des paillettes dans les yeux. Pour moi, sa démarche de chercher partout la magie pour embellir les jours gris malgré l’adversité me rappelle celle de Princesse Sara qui arrivait à dresser une table de festin avec une douzaine de petits mouchoirs blancs sur un châle rouge et des guirlandes avec une couronne de fleurs détachée d’un vieux chapeau de paille.

Parfois, j’aimerais moi aussi ralentir le temps, prendre la peine de choisir mes vêtements avec soin, chausser des escarpins en satin (que je n’ai pas), laquer mes lèvres de rouge et organiser un rendez-vous avec une amie autour d’un High Tea et je suis sûre que The Every Day French Girl serait parfaite pour faire de ce goûter un moment inoubliable.

J’espère qu’elle continuera longtemps à s’exprimer sur la toile, car voyez-vous, elle m’apporte cette légèreté qui me manque telle une flûte de champagne millésimé. Comme elle m’a manqué ! ❤

Copyright @laprincessedisney
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Happy Me à Turin

Bonne et heureuse année 2019 !

Après le bilan de l’année passée, certains consacreront leur première journée de l’année à prendre de bonnes résolutions ou à soigner leur foie malmené pendant les fêtes ou d’autres, comme moi, se diront qu’aujourd’hui est la continuité de hier et qu’il n’y a pas de raison de prendre des mesures radicales.

Mon souhait pour 2019 est de continuer à me concentrer sur l’instant présent, de pratiquer la gratitude et de cultiver ma joie au quotidien.

Pour y arriver, mon programme Happy Me se révèle être un excellent moyen. Comme je l’écrivais, je peux le faire partout : à Turin mais aussi à Singapour d’où je rédige cet article.

UNE BOISSON

Hasard de mes déplacements oblige, je ne connais Turin qu’en hiver et par temps froid. De la capitale piémontaise, je me rappelais avec nostalgie du chocolat chaud noir et très épais que je dégustais à la cuillère, comme une crème dessert, et ai retrouvé avec plaisir ma boisson favorite à la Pasticceria Tamborini, un établissement ravissant et élégant où il fait bon se poser pour boire un café, un thé ou un chocolat avec une assiette de crème chantilly, voire une bière pour un aperitivo composé de petites bouchées salées pour ouvrir l’appétit.

Lors de ce week-end, j’ai également découvert le Bicerin servi dans un verre et préparé avec un expresso, du chocolat chaud, de la liqueur de gianduiotto et de la crème dans un bar dont j’ai oublié le nom.

Pasticceria Tamborini, Via Giuseppe Garibaldi 31, 10122 Torino, Italie

UN PRODUIT DE BEAUTÉ

Je remplace mes produits de soin ou de beauté que lorsqu’ils sont terminés. En évitant de les stocker, je gagne de la place et je ne me soucie plus de leur date de péremption. Je ne ramène pas non plus de « souvenirs » de mes voyages : porte-clés, bibelots, magnets, etc., et préfère acheter des objets d’usage quotidien de marques locales qui me rappellent leur pays d’origine tout en m’étant utiles. Cette poudre compacte 100 translucent des cosmétiques italiens Wycon permet d’unifier le teint et de donner un aspect soyeux à la peau. Comme elle est transparente, elle convient aussi à toutes les carnations. Pratique et bon marché.

Wycon, Via Giuseppe Garibaldi 20, 10122 Torino, Italie

UNE RECETTE

Ce n’est pas à Turin mais à la maison que j’ai cuisiné du papet vaudois et une saucisse aux choux IGP, un plat du terroir très roots, avec le Thermomix, un des achats les plus intelligents de ma vie que je vous présenterai plus en détail dans un prochain article sur mon blog. Avant, il ne me serait jamais venu à l’idée de me préparer un repas complet chaud pour moi toute seule et je me serais contentée de grignoter un paquet de chips devant la TV, mais ça, c’était avant.

J’ai épluché avec plaisir quelques pommes de terre, découpé les poireaux avant de les mettre avec la saucisse aux choux dans mon Mimix, tourné 3 boutons puis suis partie regarder le meilleur repas de Noël sur M6. 35 minutes plus tard, un « ding » retentissait dans la cuisine pour me signaler que mon papet vaudois était prêt ! C’est magique !

UN OBJET EN MOINS

Dans ma trousse de toilette à Turin, j’ai découvert une vingtaine d’élastiques noirs à cheveux que j’avais achetés chez NK, Notdiska Kompaniet, à Göteborg en Suède, pressée de me défaire de l’élastique de bureau que j’utilisais par défaut et qui m’arrachait les cheveux. Le minimalisme me dirait de ne garder qu’un élastique et de me débarrasser des autres et Béa Johnson, plus radicale, me conseillerait de tous les jeter pour ramasser ceux qui sont tombés dans la rue mais : 1. Je n’ai pas trouvé d’élastique par terre pendant ma semaine à Göteborg ; 2. C’est ridicule de ne garder qu’un seul élastique sachant que j’en aurais toujours besoin pour attacher mes cheveux longs. Le jour où j’aurais les cheveux courts, je n’en aurais plus, promis !

En attendant, je n’ai pas besoin de voyager avec autant d’élastiques dans ma trousse de toilette et vais les ranger, pardon, les installer dans le petit cocon douillet qui leur est dédié, comme préconisé par Marie Kondo ;o)

UN RESTAURANT

J’aime les animaux et je les mange aussi. Je ne ressens pas de culpabilité parce que je sais que je serais capable de les tuer si je n’avais pas le choix et si ma survie était en jeu. C’est facile d’élaborer des théories antispécistes dans nos sociétés d’abondance où personne ne meurt de faim. Si certains ont survécu en mangeant des vers de terre ou des morceaux de cadavre (cf. vol 571 dans la Cordillière des Andes), j’en ferais probablement de même dans des conditions extrêmes… ou pas et je me laisserais mourir, je n’en sais rien. Je ne suis pas meilleure ni au-dessus des autres.

Cette entrée en matière n’est pas très joyeuse mais la suite non plus, âmes sensibles s’abstenir. Les amis m’ont amenée dans l’antre du diable à Turin avec son décor d’Halloween toute l’année (pentacle au sol, portraits macabres, joyeux squelettes pendus avec leur bonnet de Noël pour les fêtes ou couchés dans leur cercueil à chaque table, oh, trop mimi, on dirait des vrais) pour déguster une excellente viande d’Angus d’Argentine et de Black Angus des USA avec de délicieuses pommes de terre au four richement couvertes de gorgonzola.

Je me suis concentrée sur mon assiette pour oublier l’ambiance morbide de ce steakhouse de l’horreur mais les serveuses souriantes et sympathiques ont vite égayé l’atmosphère en apportant une touche décalée bienvenue. Je n’ai toutefois pas osé me rendre aux toilettes où un spectre se manifeste, paraît-il, dans le miroir au-dessus du lavabo. Courageuse mais pas téméraire ;o)

Un autre restaurant testé pendant cette escapade italienne a été le Tre Galli, dont la cuisine pourtant fraîche avec de très bons produits locaux aurait pu mériter le détour si elle n’avait pas été aussi fade. Quant au service, il était brouillon voire carrément désagréable, surtout par une serveuse à qui je conseillerais de changer de métier : ça ne se fait pas de jeter les menus sur la table et de renverser du vin sur un convive, même si l’on peut excuser la maladresse. Je ne m’appesantirai pas non plus sur l’assiette de fromages insipides qui était à elle seule une insulte à toute la culture gastronomique du pays riche en mozzarella, parmigiano, pecorino, mascarpone, gorgonzola, provolone, taleggio pour ne citer que les plus connus !

La casa del demone, Via San Domenico 3 / B, 10122 Torino, Italie

UN DESSERT

Pas de dessert italien mais un sublime gâteau italien de Noël, le Pandoro au cœur moelleux dépourvu de toute garniture et saupoudré de sucre glace que je préfère au Panettone classique. Mes collègues aussi puisqu’ils ont délaissé le Panettone industriel que nous avions reçu pour se jeter sur mon Pandoro de Turin jusqu’à la dernière part, même sèche !

Pasticceria Tamborini, Via Giuseppe Garibaldi 31. 10122 Torino, Italie

UN MOMENT

Okay, ma vie semble être faite d’hôtels 5 étoiles, de voyages en Business Class et d’amusements. J’ai une chance folle d’expérimenter tout cela, j’en suis consciente mais ce serait mal me connaître de penser que tout ceci ME définit et que je ne peux pas vivre autrement. Bien sûr, je chercherais toujours à rendre les choses un peu plus esthétiques qu’elles ne le sont mais j’éprouve autant de plaisir à discuter de l’élevage de porcs avec un agriculteur de Cugy que de me déguiser pour une soirée sur le thème des années folles au Beau-Rivage Palace de Lausanne où j’ai été invitée à une réception éblouissante.

J’ai aussi été très gâtée à Noël. Parmi mes cadeaux se trouvaient cette montre Omega Seamaster Planet Ocean blanche comme la neige en édition limitée mais aussi un rendez-vous avec ma tante où je n’ai rien reçu de matériel mais pendant lequel j’ai eu le plaisir de partager un repas et une discussion avec elle.

Happy Me

Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël ! Même si vous n’aimez pas cette fête comme M. Scrooge, l’idée est de célébrer la Nativité pour les plus religieux d’entre vous et de passer un instant privilégié avec vos proches.

Le 24 décembre, Maman nous servait du champagne, des flûtes, du foie gras sur toast, des pistaches et des apéricubes à l’apéritif, puis on passait à table où on avalait sans rien dire son cocktail de crevettes au pamplemousse rose et à la banane (argh) en faisant semblant qu’on aimait ça avant la charbonnade, les dizaines de salade qu’elle avait passé toute la journée à préparer, son riz détrempé et ses sauces à l’ail, au curry et aux herbes. En dessert, elle nous apportait sa fameuse salade de fruits mi-fraîche mi-conserve et une bûche au moka pour papa qui adorait ça.

Maman était une piètre cuisinière mais je donnerais n’importe quoi aujourd’hui pour fêter Noël avec papa et maman ! ❤

Cette année, j’ai tout raté dans mes préparatifs de Noël : pas de calendrier de l’Avent, pas de virée au marché de Noël de Montreux qui attire une foule trop nombreuse pour être agréable, pas de plateau d’huîtres avec un verre de vin blanc au marché de Lausanne et pas de sapin car je me suis décidée au dernier moment à partir un week-end à Turin puis à Singapour pendant les fêtes.

UNE BOISSON

La saison se prête au chocolat chaud alors autant en profiter ! Je me suis arrêtée cette fois à C’chocolat à Montreux pour mon sempiternel combo chocolat maison et orange pressée dans un joli cadre minimaliste.

C’chocolat, Grand Rue 64, 1820 Montreux

UN PRODUIT DE BEAUTÉ

J’ai peut-être tout raté à Noël mais pas ma manucure. Jessica a choisi cette fois un marron chatoyant et une pluie d’étoiles et de paillettes sur un fond bordeaux. J’ai pris la photo un peu tard et on voit malheureusement la repousse mais au moins, on remarque que ce sont bien mes ongles et pas des ongles artificiels.

Ongle attitude, avenue Villamont 17, 1005 Lausanne

UNE RECETTE

Avec mes collègues, nous sommes partis visiter l’Alimentarium, le musée de l’alimentation de Nestlé à Vevey et avons préparé de A à Z des raviolis aux petits légumes et une tarte tatin sous la houlette de Chef Philippe.

J’ai bien aimé le cours (j’ai utilisé un laminoir et fais de la pâte feuilletée pour la première fois de ma vie) mais j’ai trouvé que la recette pour la pâte à raviolis était trop basique et manquait de saveur (un œuf, de la farine et c’est tout) et regretté que la fin du cours soit trop vite expédiée parce que nous avions pris du retard. J’aurais aussi voulu entendre Chef Philippe nous parler plus longtemps de la dynamique du groupe, du leadership des uns et des autres et de la personnalité qui transparaît dans le dressage des assiettes, ce qui m’a le plus intéressée.

Alimentarium, Quai Perdonnet 25, 1800 Vevey

UN OBJET

Je suis sûre que j’ai des objets dont je dois me débarrasser à la maison mais ces temps, je suis plus dans une dynamique d’en acheter pour meubler le chalet que de m’en défaire. Aujourd’hui, j’aimerais mettre en avant ces petits objets utiles du quotidien, qui nous rendent service en toute discrétion et modestie comme le mini sac bleu Ikea vendu à CHF 0.65 (CHF 0.75 ?) pièce. Je l’utilise comme lunch bag (sac à déjeuner ?) pour transporter mes boissons et mes repas au bureau.

IKEA, Pré-Neuf, 1170 Aubonne

UN RESTAURANT

Je suis une sans cœur. J’ai vu Bambi dans mon enfance mais n’ai pas été traumatisée plus que ça par la mort de sa maman puisque je me régale d’un plat de chasse chaque automne. À vrai dire, je trouve tout aussi horrible de tuer un cerf ou un sanglier qu’une vache ou un cochon pour s’en repaître mais comme je ne suis pas végétarienne, j’assume.

Le restaurant populaire « Chez Popu » est réputé pour servir de la chasse sauvage et pas d’élevage et la selle de chevreuil rôtie au four entière était l’une des meilleures que j’ai mangées. Précédée d’une crème de courge butternut et d’une salade mixte, elle a été richement agrémentée en deux services de spätzlis maison, de chou rouge et choux de Bruxelles, de marrons pochés dans de la raisinée, une sorte de vin cuit de pomme ou de poire, d’une mini pomme pochée et d’une poire à botzi, poire à cuire du Canton de Fribourg, confites au sirop. Une vraie bonne adresse !

Restaurant Populaire, route du Jorat 67, 1000 Lausanne 26

UN DESSERT

La tradition veut qu’en Suisse, on reçoive un bonhomme de Saint-Nicolas le 6 décembre ou des coups du Père Fouettard si l’on n’a pas été sage pendant l’année. Maman nous offrait toujours un de ces petits bonhommes briochés recouverts de perles de sucre et décoré d’une pipe en terre cuite surdimensionnée. Aujourd’hui, c’est le bureau qui se charge de commander chaque année un bonhomme aux pépites de chocolat pour les braves et gentils collaborateurs que nous sommes.

UN MOMENT

Nous n’avons pas attendu l’Avent pour organiser des apéros au travail. En réalité, tout est prétexte pour nous réunir autour d’un verre et de quelques snacks à grignoter, sans doute pour évacuer le stress et la pression que l’on ressent tout au long de l’année. J’ai toujours eu la chance d’avoir des collègues extraordinaires de tous les horizons : Suisse, Allemagne, France, Irlande, USA, Portugal, Espagne et Géorgie.

Happy Me

Je me rends compte que le titre de cette série d’articles est franchement niais mais on fera avec. Chaque fois que je le lis, j’ai la chanson « Happy » de Pharrell Williams qui me trotte dans la tête et qui lasse à force de l’avoir trop entendue :

Because I’m happy, clap along if you feel like a room without a roof, because I’m happy, clap along if you feel like happiness is the truth…

Début novembre, j’étais en train de me morfondre et de désespérer de ne pas trouver un projet aussi enthousiasmant que la reconstruction du chalet de grand-papa mais ce n’est plus le cas aujourd’hui ! Je me suis réveillée un matin avec une idée passionnante que je veux mener à bien, à tel point que je me suis inscrite à une formation au mois de mars l’année prochaine.

Je veux faire partie de la brigade du Chef Philippe Etchebest dans la prochaine édition de Top Chef ! :o)

En fait, c’est une démarche personnelle que je porte en moi depuis des années, dont j’étais vaguement consciente et que j’ai toujours repoussée parce que je ne me sentais pas prête. J’en avais discuté avec maman quelques semaines avant sa mort et elle m’avait encouragée à la faire. « Oui, peut-être un jour, quand je serais à la retraite », lui avais-je répondu sans grande conviction et sans savoir que cela allait devenir une évidence pour moi deux ans plus tard.

J’ai encore une autre envie pour « quand je serais à la retraite » : promener les chiens à la SPA et adopter celui ou celle avec qui j’aurais le plus de feeling pour le/la sortir de là. Mon mode de vie ne me permet pas d’avoir un chien : je ne veux pas le laisser seul toute la journée dans un appartement. Mon Frangin m’a raconté qu’un de ses collègues qui promenait un husky avait exprimé à la SPA son désir de le recueillir chez lui mais ces derniers l’ont confié à quelqu’un d’autre. C’est pourri.

En attendant, j’ai besoin de mener la vie la plus équilibrée et la plus joyeuse possible et mon programme Happy Me m’aide beaucoup à me concentrer sur l’instant présent.

UNE BOISSON

Pumpkin Spice Latte (CHF 8.50 + 1.50 de pourboire) chez Ca passe crème

La mode est aux coffee shops à Lausanne. De nombreux établissements ont ouvert leur porte pour offrir des espaces où l’on se sent bien et où l’on prend le temps de savourer des cafés, des thés et des latte avec des collations à consommer sur le pouce. Je constate qu’en ville, il y a une réelle volonté de consommer bio, local et éthique, une tendance certes très bobo mais qu’il est bon de soutenir. Cette année, j’ai délaissé le Pumpkin Spice Latte de Starbucks pour le remplacer par celui de Nawaï Li, une création en édition limitée pour Ca passe crème qui se démarque de la concurrence par son accueil des plus souriants et des plus sympathiques.

Ca passe crème ! Boulevard de Grancy 45, 1006 Lausanne

UN PRODUIT DE BEAUTE

Gommage pour les visage à la feuille d’arbre à thé (c) photo : Aesop

Je crois que j’ai payé plus de CHF 30.- pour ce gommage Aesop à base de feuilles d’arbre à thé moulues, de coquilles de noix broyées et d’argile. Je ne me souviens plus du prix exact car cela fait plus d’une année que je l’ai. A l’époque, je cherchais un produit exfoliant pour le visage sans micro-billes en plastique qui finissent dans les océans (8 milliards de micro-billes dans les cosmétiques rejetés chaque jour !) et j’ai trouvé mon bonheur chez Aesop, une de mes marques de beauté préférées. Une fois par semaine, je mélange un peu de poudre de gommage à mon gel nettoyant pour le visage, je masse délicatement et rince le résidu à l’eau tiède et me voilà toute propre avec une peau toute lisse !

Globus, rue du Pont 5, 1003 Lausanne

UNE RECETTE

Momo, le Thermomix de mon amie Samichou, qu’elle a décoré avec de jolis tickers fleurs d’hibiscus et papillons

Pas une recette, mais 7 recettes ! Occupée à dresser la liste des ustensiles de cuisine à acheter pour le chalet et souhaitant un minimum d’appareils électroménagers, je me suis rappelé qu’il existait le Thermomix, un robot capable de cuire, mixer, mélanger, fouetter, remuer, cuire à la vapeur, peser, émincer, moudre, émulsionner, pétrir, etc. J’ai donc contacté mon amie Samichou, représentante Thermomix entre bien d’autres choses, qui m’a invitée tester la bête chez elle. En m’amusant et sans aucun effort, j’ai réalisé grâce à ses instructions un menu complet comprenant apéritif, entrée, plat principal et dessert (focaccia et Mojito, salade de légumes, quinoa, légumes à la vapeur, filet de saumon et sa sauce chaude au basilic, sorbet framboise) que nous avons dégusté avec son mari et ses enfants, soit 5 personnes.

Livrée à moi-même dans une cuisine, il m’aurait fallu une journée entière pour cuisiner tout ça. Et encore, j’aurais paniqué devant l’ampleur de la tâche ! Réaliser une focaccia, moi ? Mais oui, bien sûr, à la retraite ! ;o) J’ai été conquise dès mon premier essai avec le sorbet aux framboises et je savais que j’allais acheter le Thermomix quand nous avons enchainé avec le Mojito.

Thermomix, coordonnées de mon amie Samichou disponibles par e-mail : koyangi.blog@gmail.com 

UN OBJET EN MOINS


2 cartes Cats & Dogs, 2 cartes de fidélité Artea Bubble Tea et Kony Bubble Tea et un bon pour un café Nespresso à l’emporter. « Allez, jette-moi ça ! Pense au temps qu’il te faudra pour obtenir une boisson gratuite (mais, il ne me reste plus qu’un tampon pour un Bubble Tea gratuit chez Kony ?) ! Est-ce que cela en vaut la peine ? », dixit la Polonaise qui a raison

« Mais c’est quoi toutes ces cartes ? », s’est exclamée la Polonaise en me voyant sortir une pile de cartes de mon porte-monnaie.

En principe, je n’ai sur moi que ma carte bancaire UBS, une carte de crédit Visa, une carte d’identité, mon permis de conduire, ma carte d’assurance et mon Pass Pathé pour le cinéma, ce qui fait quand même 6 cartes (la Polonaise me conseille de laisser ma carte d’identité à la maison, mon permis de conduire suffit en Suisse pour prouver mon identité) mais cette fois-ci j’avais en plus :

  • Une carte bancaire Maestro BCV. J’ai deux comptes bancaires : UBS pour mon salaire et mon compte courant et BCV pour les grosses dépenses comme le chalet.
  • Une carte Pfister meubles : c’est vrai que je n’ai pas besoin de l’avoir 24/24 avec moi mais comme je n’ai pas encore choisi tous les meubles pour le chalet, elle peut m’être utile.
  • 5 cartes de fidélité (cf. photo) que oui, je peux jeter.

UN RESTAURANT

Un brunch au Café Saint-Pierre

Je grand petit-déjeune (le mot français pour bruncher) beaucoup ces derniers temps mais c’est un peu l’offre que proposent les restaurants le week-end à midi. Après le café Balzac à Morges dont le service nous avait déplu, la Polonaise et moi, nous nous sommes attablées au café Saint-Pierre à Lausanne, en essayant tant bien que mal de caser Roky, qui est un amour de boxer, à nos pieds, tant le restaurant est archi-bondé le dimanche.

Vivi Kola n’est pas le seul Cola suisse, il y a également le Sinalco Cola en vente uniquement pour les professionnels de la restauration. Dommage !

Tandis que la Polonaise commandait un cheeseburger de la boucherie Nardi à Cully (une super boucherie où j’achète de temps en temps de la bonne viande), un mimosa (cocktail à base de jus d’orange et de mousseux) et un pain perdu aux fruits rouges en dessert sur ma recommandation, j’optais pour l’assiette « Tu plais à ma mère » avec le pain perdu susmentionné, une salade de fruits frais, deux œufs au plat, une petite salade mêlée, un chocolat Balzac (je vous ai dit qu’on le trouvait partout), une orange pressée et un Vivi Kola Zéro, le premier Cola suisse d’Eglisau depuis 1938.

Le café Saint-Pierre est une très bonne adresse où aller bruncher, allez-y, même s’il y a trop de monde !

Café Saint-Pierre, place Benjamin-Constant 1, 1003 Lausanne

UN DESSERT

Pavlova aux fruits rouges maison. Miaaaaammm !!!

Le chef pâtissier qui a créé ce dessert tout en meringue croustimolle © mon Frangin, (= croustillante à l’extérieur, moelleuse à l’intérieur) nappée de crème et de fruits, devait être fou amoureux de la ballerine russe Anna Pavlova pour sortir une pareille merveille ! L’histoire ne nous dit pas ce qu’il est advenu de leur romance supposée (Anna Pavlova prit 30 kg, dut renoncer à sa carrière de danseuse étoile et mourut, seule et désargentée, d’un excès de cholestérol), mais je dis oui à l’amour, surtout quand il est aussi gourmand !

UN MOMENT

Aïka dans les jambes de son papa humain

J’ai une nouvelle petite cousine qui s’appelle Aïka. Elle a deux mois, un poil bouclé, des oreilles douces comme du velours, des petites dents de lait pointues et une truffe humide spécialisée à chercher des… truffes ! C’est la nouvelle chienne Lagotto Romagnolo de tante Williamine qui, pour l’heure, lui apprend à obéir et à être propre. Elle est trop chou, super vive et mordille tout ce qui est à sa portée (Aïka, pas tante Williamine qui est trop chou aussi, enfin, on se comprend ;o)) !

Après cette présentation officielle, nous avons été avec mes cousines faire le tour des caves à la Cinquième Glorieuse au salon Epicuria à Martigny où j’ai terminé allongée sur le brancard des samaritains, prise d’un énième malaise vagal (quand je suis fatiguée ou stressée, qu’il fait trop chaud ou qu’il y a trop de monde, mon corps se met en mode off et je perds conscience. C’est embêtant car je ne sais jamais quand cela m’arrive et où je vais tomber mais ce n’est pas grave pour ma santé. Idem pour les personnes qui s’évanouissent à la vue du sang).

J’ai toutefois eu le temps de goûter aux vins des caves Ardévaz de la famille Boven (famille au sens propre et figuré) et du Vidomne (il faut absolument que je commande du Bâton rouge) de Saint-Pierres-de-Clages ainsi qu’un surmaturé de la cave Marie-Thérèse Chappaz de Fully, dont j’admire l’engagement et les efforts pour cultiver sa vigne en permaculture avec un cheval.

Salon Epicuria, CERM, rue du Levant 91, 1920 Martigny

Etre prêt

En 2016, il y a eu l’épisode 9 de la saison 2 de Outlander intitulé « Je Suis Prest », la devise du Clan Fraser de Lovat (hiiiiiiii, Jamiiiiie ❤ ) et en 2018, il y a 62 Youtubeurs, rassemblant à eux tous 35 millions de followers, qui ont lancé la campagne « On est prêt » pour mener des actions écolos pour sauver la planète du 15 novembre au 15 décembre 2018. Après tu peux polluer comme tu veux, c’est égal ! ;o) Meuh non, après tu continues, pardi.

(c) photo : Internet

Les mauvaises langues diraient qu’ils n’ont qu’à fermer leur compte Youtube puisque la pollution numérique émet autant de gaz à effet de serre que l’aviation civile et l’affaire serait réglée mais c’est méchant. Pragmatique mais méchant, très méchant. 

Quel est le rapport entre la série Outlander (hiiiiiiii, Jamiiiiiie ❤ ) et un Youtubeur pour pré-ados, me demanderez-vous ? Hé bien, aucun, si ce n’est qu’on a besoin d’un écran pour voir le tartan de l’un et les vidéos des autres et que cela me donne aussi un prétexte pour illustrer mon article avec une photo de beau gosse.

Euh, non, Norman, désolée, même si tu es bourré de qualités, je ne parlais pas de toi… (c) photo : Norman fait des vidéos
… mais de lui ! Hiiiiiii, Jamiiiiiie ❤ (c) photo : Outlander

J’ignore si ce projet aura un quelconque impact sur le climat mais je me suis dit que c’était une bonne idée (commence d’abord par éteindre ton ordi et jeter ton iPhone, Koyangi) et je me suis mise à relever les défis. Pas dans l’ordre ni tous les jours mais je pense bien poursuivre mes efforts après le 15 décembre ;o)

Bien entendu, je n’ai pas attendu cette initiative pour faire attention à ma manière de consommer même si je suis loin d’être irréprochable. Je ne tiens d’ailleurs pas à me poser comme une donneuse de leçons. Je crois cependant qu’on peut tous modestement changer les choses en y mettant du sien, à petites doses et ce, malgré les discours à base de « cela ne sert à rien parce que c’est trop tard et qu’on va tous mourir de la mort qui tue. »

Mon laptop d’amour : Microsoft Surface qui m’accompagne à travers le monde

Aujourd’hui, je supprime mes vieux mails pour réduire mon empreinte numérique. Si 50’000 internautes effacent 1’000 e-mails de 1Mo, 300 tonnes de CO2 sont évitées, soit 300 allers-retours Paris-New York !

J’ai une boîte e-mail pour le travail et 2 boîtes e-mail privées : une pour mes communications personnelles, souvent en lien avec l’administration ou les envois postaux et une autre pour mon blog. Chaque début d’année, je supprime tous les e-mails de l’année précédente dans ma boîte e-mail professionnelle (= en janvier 2019, je supprimerai tous les e-mails de 2018). Quant à mes boîtes e-mails privées, je supprime tout au fur et à mesure : je n’ai ainsi qu’un e-mail auquel je n’ai pas encore répondu sur mon compte pour mon blog et 10 e-mails sur mon compte personnel concernant une livraison de meubles en cours pour le chalet, une prise de rendez-vous pour une formation en mars et une facture de téléphonie à payer. Dès qu’une affaire est réglée, je l’efface des fichiers « réception, brouillons, envoyés, indésirables et corbeille ». Je n’oublie pas non plus de me désabonner des newsletters.

Un vieil appareil photo à soufflet de papa que j’amènerais au chalet et ma Tap Bottle

Aujourd’hui, je m’équipe d’une gourde en inox pour réduire ma consommation de plastique. Les gobelets en plastique génèrent plus de 30’000 tonnes de déchets par an en France. On en utilise 4 milliards par an dont la moitié pour boire du café. Très peu sont recyclés. Le monde produit en moyenne 348 millions de tonnes de plastiques par an. Entre 8 et 12 millions de tonnes finissent dans nos océans. On retrouve même des microparticules de plastique dans nos corps ! Adopte une gourde et évite les gobelets jetables !

Je n’ai pas de gourde en inox mais une gourde de l’entreprise zürichoise Tap Bottle https://www.tapbottle.ch/ que je trouve fonctionnelle et esthétique. Je privilégie les produits suisses chaque fois que je le peux. En plus de cette gourde, j’ai un thermos Sigg et la Citiz Travel Mug de Nespresso en acier inoxydable pour les boissons chaudes et deux Mason jars pour les jus de fruits et autres boissons froides. Au travail, j’utilise une bouteille en verre produite par la Ville de Sion pour encourager la population à boire l’eau du robinet et je sirote mon thé dans un mug Latte King ramené de Séoul.

En principe, j’évite les gobelets et les tasses en plastique mais je dois avouer que j’étais bien contente que ma cousine Anne-Laure m’en apporte au chalet samedi passé car ce n’était pas évident de boire du thé froid dans les trois mini tasses à café rescapées de la vaisselle de grand-maman :o)

Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas. Si le loup y était, je le mangerais, mais comme il n’y est pas, je ne le mangerais pas !

Aujourd’hui, je me déplace sans mon véhicule pour favoriser les transports doux et en commun. Et je suis solidaire des personnes qui n’ont d’autre choix que la voiture. Je remplace la voiture par un autre mode de transport adapté : la marche à pied, le vélo, le roller, le skate ou la trottinette pour les courts trajets, le covoiturage et les transports en commun pour les trajets plus longs.

Il fut un temps où je me rendais au travail à pied depuis mon domicile jusqu’au bureau et retour, ce qui représentait environ 1h30 de marche par jour. J’ai cessé à la mort de papa et de maman mais je vais m’y remettre, enfin si j’arrive à me lever suffisamment tôt le matin ce qui est loin d’être gagné surtout en hiver quand il pleut/neige et qu’il fait nuit.

Veste Moschino et ceinture Sonia Rykiel

Aujourd’hui, je trie mes habits inutilisés pour qu’ils soient ré-utilisés ou recyclés. L’industrie du textile émet plus de 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre par an ! Soit plus que l’intégralité des vols internationaux et de l’ensemble du trafic maritime mondial cumulés ! C’est aussi le 3ème secteur le plus consommateur d’eau au monde. En moyenne, nous achetons 60 % de vêtements en plus qu’il y a 15 ans… et nous les utilisons moitié moins longtemps ! tu peux trier, donner, troquer et recycler les vêtements que tu ne portes plus. De nombreuses associations récupèrent les vêtements inutilisés ! N’hésite pas à les contacter !

Je suis à jour par rapport au tri de mes habits qui tiennent dans un tiroir et une petite armoire de deux portes. Je porte chaque vêtement que je possède et ne les stocke pas « au cas où cela reviendrait à la mode ». Je ne suis pas celle qui craque pour une robe « qui n’est pas à ma taille mais qui est tellement jolie » ou pire qui a des vêtements jamais portés dans sa garde-robe avec encore l’étiquette du magasin dessus. A vrai dire, j’achète peu de vêtements car j’ai la chance d’être chouchoutée par une richissime Chinoise de Genève qui m’offre de très belles pièces de confection de luxe comme cette veste et cette ceinture sur la photo. Je sais, j’ai trop de chance dans la vie et j’en suis consciente.

En Suisse, les sacs poubelles taxés sont blancs. Gare à vous si vous utilisez des sacs poubelles noirs, vous serez amendés ! Le rouleau de 10 sacs poubelles de 35 litres coûte CHF 19.50 (c) photo : Internet.

Aujourd’hui, je fais du tri sélectif et du lombricompost pour recycler mes déchets. Par an, 40 millions de tonnes de déchets ménagers sont collectés, soit 600 kg par Français ! Seulement 27 % des déchets sont recyclés, soit 1 seule bouteille plastique sur 4 ! On trouve 1/3 de déchets organiques dans nos poubelles alors qu’ils peuvent être compostés ! Aujourd’hui, le recyclage permet d’éviter 20 millions de tonnes d’équivalent CO2 et 250 millions de m3 d’eau ! Renseigne-toi sur les possibilités de tri dans ta commune et sur l’accès aux déchèteries les plus proches. Fais du compost dans ton jardin ou du lombricompost dans ton appart ! Il existe aussi des collectes de biodéchets ! Privilégie aussi les produits faits en matières recyclées pour favoriser les matériaux issus du tri sélectif !

Je n’ai pas attendu la campagne « On est prêt » ni Bea Johnson et son Zéro Waste pour faire du tri sélectif. A vrai dire, on n’a pas vraiment le choix de faire autrement en Suisse puisque nous avons voté la loi du « pollueur payeur » qui oblige chaque citoyen, sauf à Genève, je crois, de payer une taxe sur les sacs poubelles (de CHF 1.- pour un sac de 17 litres à CHF 6.- pour un sac de 110 litres).

En Suisse, il faut le vouloir pour ne pas recycler : on trouve des conteneurs (verre blanc, vert, marron, papier, compost – pas besoin de lombricompost -, ordures ménagères, etc.) dans chaque maison et dans chaque rue ainsi que des grands réceptacles appelés Moloks dans chaque quartier où l’on peut déposer en plus les huiles, le fer blanc et l’aluminium. Par ailleurs, des agents de police en civil traquent les contrevenants dans les lieux de collecte et verbalisent les infractions en matière de déchets. Les amendes sont salées : environ CHF 250.- à CHF 300.- le délit.

Le joli marché de Morges le samedi matin

Aujourd’hui, je consomme des légumes bio locaux et de saison pour réduire mon empreinte carbone. Notre alimentation est dans le top 3 des émetteurs de gaz à effet de serre. L’alimentation partage le podium avec le transport et nos logements. En choisissant des aliments de saison, locaux et bio, je réduis mon impact carbone et je prends soin de ma santé. Un tiers des transports sont dédiés aux produits agricoles et agroalimentaires. Je colle sur mon réfrigérateur un calendrier des fruits et légumes de saison pour l’avoir toujours sous les yeux.

J’aime aller au marché de Lausanne et de Morges le samedi matin, comme la plupart des gens de la région car il y a toujours énormément de monde autour des étals, à tel point que je songe à zapper la grasse matinée pour éviter la foule. Je ne boycotte pas les supermarchés pour autant mais je vérifie toujours la provenance du produit sur l’étiquette. J’étais abonnée aux paniers de fruits et de légumes des Jardins d’Ouchy il y a 2-3 ans, ce qui est une très bonne idée, mais j’ai arrêté pour composer moi-même ma liste des courses en fonction de mes envies et de mes besoins.

Le palais de Kyongbokkung à Séoul

Aujourd’hui, je calcule mon empreinte carbone pour voir où j’émets le plus de CO2. Le logement, l’alimentation et le transport sont les plus grosses sources d’émission de CO2. Consommer 1 kg de viande par semaine correspond à émettre 1 tonne de CO2 à l’année ! Nous devons diviser nos émissions de CO2 par 2 d’ici 2030 et par 4 d’ici 2050 ! Etats, industriels, entreprises, citoyens, tout le monde doit agir en fonction de son impact carbone !

Sans surprise, j’émets le plus de CO2 avec mes (trop) nombreux voyages en avion. Après le Costa Rica, cette année, j’ai été à Lyon (France), à Bologne, Rome et Forte dei Marmi (Italie), à Kyeongju, Busan, Ile de Jeju, Séoul (Corée du Sud), à Göteborg (Suède), à Los Angeles (USA) et je m’apprête à partir le week-end prochain à Madrid (Espagne), ce qui n’était pas prévu au programme.

2019 s’annonce également chargé pour moi puisque la Polonaise qui est Roumaine en fait, va comprendre ;o), vient de m’annoncer qu’elle a acheté des billets pour le concert de Jon Bon Jovi à Bucarest (Roumanie) cet été et que je dois me rendre à Olympie (Grèce), Varsovie (Pologne) et à Kyoto-Tokyo (Japon) pour le travail.

Il est certainement plus difficile de motiver les gens à faire attention à l’environnement pour sauver les poissons pénis que les ours polaires mais eux-aussi méritent d’être protégés. Même s’ils sont moches… Les Coréens les mangent cru (les poissons pénis, pas les ours polaires ;o)), beurk ! Si jamais, ça vous tente, ça se dit « gaebul » en coréen (c) photo : Internet

Aujourd’hui, j’aborde le sujet climat avec mes proches et je les encourage à suivre la campagne ! Explique à tes collègues, amis et aux membres de ta famille pourquoi agir pour le climat est important pour toi ! Raconte-nous tes succès ou tes difficultés dans les commentaires.

Voilà, c’est fait, je partage avec vous, chers amis lecteurs ! En ce qui me concerne, je n’ai pas la prétention d’affirmer que mes minuscules actions empêcheront les cancrelas, les rats-taupes nus, les aye-aye ou les concombres de mer de disparaître de la Terre comme les Goths, Wisigoths et Ostrogoths en leur temps mais si je peux contribuer à rendre le monde un tout petit peu meilleur, cela en vaut la peine !

PS : les textes ont en italique sont tirés de @onestpret sur Instagram.