Les chroniques de Koyangi

Bonjour et bienvenue sur mon blog, mon petit coin du web où je partage mes réflexions, découvertes, passions et tranches de vie. Cet espace est à la fois un carnet de bord personnel et un espace d’expression libre, sans filtre ni prétention. Ici, vous trouverez des billets sur des sujets qui me tiennent à cœur – qu’il s’agisse de voyages, de culture, de cuisine, de développement personnel, de coups de cœur ou de simples moments du quotidien. J’écris comme je pense, avec sincérité, curiosité et parfois une pointe d’humour. Merci de votre visite et à très bientôt sur le blog !

  • Gérer son budget avec la méthode boule de neige

    Comme vous le savez, je suis plus fourmi que cigale et je contrôle mes dépenses au franc près. J’ai très peu lu sur la gestion du budget et je préfère passer à l’action plutôt que de passer mes soirées à tourner les pages de livres rédigés par des économistes dont le but est de gagner plus d’argent en vendant leurs livres justement.

    Par ailleurs, l’argent pour moi n’est pas « sale » dans le sens où je ne le méprise pas pour me donner un genre : « je vis dans un monde enchanté, je suis au-delà des basses préoccupations matérielles, fi ! ». Je n’ai pas non plus de compte caché et la provenance de mes biens est tout à fait légale :o)

    Je vous ai parlé de la confiture de pognon © mon Frangin qui consistait à mettre la monnaie dans des bocaux en les triant par leur valeur : 5 centimes avec les 5 centimes, 10 avec les 10, 20 avec les 20, 50 avec les 50, etc., et je préparais ma confiture jusqu’à ce que je reçoive Twaeji Chokumton, mon cochon tirelire dont je vous parlais ici : https://koyangi.org/2015/02/16/largent/

    Je continue à économiser chaque semaine mais je me suis fixé quelques objectifs supplémentaires. Ce qui est bien quand on commence à épargner (quand on le peut, bien sûr !), c’est qu’on voit les montants s’additionner et je trouve cela rassurant et motivant.

    En surfant sur Internet, je me suis rendu compte que la plupart des économistes (et Dominique Loreau) prônaient de :

    1. Constituer un fonds d’urgence de 1000 (CHF, EUR, USD, peut-être pas des Yen japonais ni des Won coréens car 1000 Yen (CHF 10) ou 1000 Won (USD 1) ne valent pas grand-chose) > Fait.
    2. Economiser de 3 à 6 mois de salaires en cas de coups durs > Fait.
    3. Investir 10 % à 15 % du salaire pour la retraite. Je ne connais pas les systèmes de retraite à l’étranger mais en Suisse, nous avons le 2ème pilier ou LPP obligatoire, où les cotisations sont réparties entre l’employeur et l’employé pour tout revenu d’au moins CHF 21’330 annuel à partir de la 25ème année. On peut également constituer un 3ème pilier individuel mais l’argent est bloqué sur ce compte jusqu’à la retraite ou pour financer l’achat d’un bien immobilier de type résidence principale > Fait.

    Je consacre également chaque mois un montant fixe pour couvrir les frais imprévus pour la voiture (panne, accident, etc.) et pour les études universitaires de ma nièce coréenne Su-In si elle vient un jour en Suisse (je vois large car elle fêtera ses 7 ans en 2020 :o)).

    J’ai aussi détourné la stratégie boule de neige à mon avantage. Cette méthode s’applique normalement au remboursement des dettes, ce qui n’est heureusement pas mon cas, mais je la trouve très pratique. Je vous explique :

    1. Commencer tout d’abord par lister toutes les dettes que vous avez avec les montants correspondants (aux USA, la dette des ménages américains s’élevait à plus de USD 13’950 milliards fin septembre 2019 ! O_o On assisterait à un crash boursier sans précédent si les banques réclamaient leur dû. Ce serait peut-être le moment de ne plus vivre à crédit…).
    2. Payer ce que vous pouvez pour la plus petite dette et payer le minimum pour les autres dettes. Imaginons que vous avez 4 dettes :
    • Dentiste : 100.
    • Robe en solde trop géniale : 250.
    • Marteau piqueur : 869.
    • Ferrari 458 V8 4.5 Italia : 220’000.

    La plus petite dette étant de 100, on se dépêche de payer le dentiste, on paie ensuite le montant minimum pour chaque autre dette, soit 10 pour la robe en solde trop géniale, 10 pour le marteau piqueur et 10 pour la Ferrari, quoique le montant minimum à payer pour la Ferrari en leasing doit être au-dessus de 10 par mois, il ne faut pas rêver.

    Vous devez bien entendu, régler les dettes prioritaires en premier : loyer, assurance maladie pour les Suisses, eau et électricité pour ne pas vous trouver à la rue.

    Répéter l’opération jusqu’à ce que chaque dette soit payée en totalité :

    • Dentiste : 0.
    • Robe en solde trop géniale : 110 (reste à payer : 130).
    • Marteau piqueur : 10 (reste à payer : 849).
    • Ferrari 458 V8 4.5 Italia : 10 (reste à payer : 219’980).

    Le mois d’après, vous aurez à payer :

    • Dentiste : 0.
    • Robe en solde trop géniale : 110 (reste à payer : 20).
    • Marteau piqueur : 10 (reste à payer : 839).
    • Ferrari 458 V8 4.5 Italia : 10 (reste à payer : 219’970)

    Etc., etc.

    Vu que je n’ai pas de frais de dentiste, ni de robe en solde trop géniale, ni de marteau piqueur, ni de Ferrari à rembourser (ouf !), j’ai listé quelques achats que j’aimerais faire et mets chaque mois de l’argent de côté selon la méthode boule de neige :

    Lister mes envies avec les prix :

    • Pantalon en cachemire Nanushka : 300.
    • Sandales Chiara Sophia Webster : 699.
    • Manteau en cachemire blanc : 2500.
    • Sac Lady Dior : 4000.

    Pour calculer rapidement combien de temps il faudra que j’économise avant d’acheter le sac Lady Dior, j’ai téléchargé l’application Debt Free Journey Action Plan (http://www.debtsnowballcalculatorapp.com/) que je trouve très bien faite et qui calcule automatiquement les mensualités à payer avec les taux d’intérêt s’il y en a.

    Je n’aurais peut-être plus envie des sandales Sophia Webster ni du sac Lady Dior d’ici là, mais j’aime prendre le temps de réfléchir à mes futures acquisitions. Je pourrais bien sûr assouvir une pulsion immédiate en me précipitant samedi prochain dans les belles boutiques de la rue du Rhône à Genève pour en sortir avec l’objet convoité, mais « l’attente est en proportion du bonheur qu’elle prépare » (Michel Dupuy) et je compte bien organiser une belle journée pour fêter l’arrivée de mes futurs amis « qui provoqueront l’étincelle de joie » © Marie Kondo ! :o)

    Manteau en cachemire (c) Max Mara. Cela peut être un autre modèle, mon choix n’est pas arrêté.
    Sac Lady Dior (c) Dior. Aucune idée pour la couleur, j’aviserai en temps voulu.
    Chaira (c) Sophia Webster.
  • Commencer la nouvelle année et bloguer

    Bonne et heureuse année 2020 !

    J’espère que vous avez passé de délicieux moments à festoyer et à vous reposer pendant cette période spéciale de l’année où le temps s’arrête (ouf !), les bureaux et les magasins ferment pour permettre aux gens de faire ribote, un nouveau mot que je ne connaissais pas et qui est venu enrichir mon vocabulaire.

    J’ai choisi cette année de fêter Noël toute seule avec la petite Izzi. J’étais prise dans un engrenage infernal au travail « d’urgences » à traiter, « urgences » entre guillemets car personne ne va mourir si je fais mal mon travail au pire et c’est tant mieux ! Cette pause forcée m’a permis de lever le pied, de prendre du recul et de me rendre compte que ce que je croyais important ne l’était pas forcément.

    Il y a longtemps que je ne prends plus de résolutions. Chaque année est la continuité de l’autre et j’ai fini par comprendre que je crée ma vie tous les jours. Les souhaits ne servent donc à rien. Certes, certains événements, heureux ou dramatiques, ne dépendent pas de moi mais je peux choisir à tout moment de réagir ou non, de me battre ou de lâcher prise, de me relever ou de pleurer sur mon sort, de chercher mon équilibre ou de me laisser engloutir par les émotions. Je suis prête en tout cas à relever les défis que 2020 mettra sur ma route.

    En 2019, j’ai mis en place certaines mesures qui me permettent de garder les pieds sur terre et de m’ancrer dans la réalité, indépendamment de ce qui se passe autour de moi. Ce sont plein de petites choses insignifiantes du quotidien que j’ai rassemblées dans la rubrique Happy Me (https://koyangi.org/2018/12/10/happy-me-2/) qui fonctionnent bien pour moi. Sur ce modèle, j’ai développé un rituel beauté hebdomadaire, à savoir que je m’occupe d’une partie de mon corps chaque jour en appliquant des soins spécifiques et je suis le programme Flylady pour le rangement et le nettoyage de la maison dont j’ai effectué les premiers pas de bébés en novembre de l’année passée.

    La maîtrise de l’esprit, du corps et de l’endroit où j’habite est la base de mon harmonie intérieure et les seuls domaines où je peux exercer un contrôle. Quel soulagement de savoir que peu de choses suffisent à mon bonheur : une chambre avec un bon matelas, un smartphone, une douche et des articles de soins, de la nourriture fraîche et simple, du Coca Zéro et une TV :o) et suffisamment d’argent sur mon compte en banque. Je n’ai rien besoin de plus et j’ai la chance d’avoir déjà tout ça !

    C’est pour vous raconter tous ces « petits riens » – tout est relatif parce que mes « petits riens » à moi sont parfois des « choses énormes » pour d’autres, ce dont je ne me rends pas toujours compte et je vous prie d’ores et déjà de m’excuser – que je reviens sur mon blog cette année !

    Il y aura les rubriques que vous semblez apprécier comme « un achat par semaine » et « la gestion du quotidien » (rangement, simplicité, etc.) inspirée de mes lectures et de mes expériences ainsi que d’autres découvertes que je ne manquerai pas de faire dans le courant de l’année.

    Je vous remercie de me suivre malgré ma longue absence sur cette page et me réjouis de continuer à communiquer avec vous au travers de mon blog et de mon compte Instagram : @koyangibacalhau !

    Un de mes rêves pour cette année serait de traverser l’Atlantique, de Southampton à New York, à bord du Queen Mary 2. J’ai dîné à bord du Queen Mary (cf. photo) amarré à Long Beach à Los Angeles et j’ai vu un reportage sur le Queen Mary 2 qui m’ont donné l’envie de voyager à bord de ce magnifique paquebot !
  • Agir sur l’environnement

    Ce matin, je suis allée jeter des bouteilles vides à la déchèterie sur le chemin du travail. Ceci ne constitue pas un exploit en soi puisque c’est notre devoir de citoyen suisse, mais comme beaucoup de personnes, je m’interroge sur mes habitudes de consommation et mon impact sur l’environnement.

    On ne me verra pas manifester dans la rue pour le climat et on ne me verra pas manifester tout court. Je n’aime pas les mouvements de foule et je ne vois pas à quoi ça sert à part occuper les media et les réseaux sociaux. Je préfère me concentrer sur ce que je peux faire à mon échelle sans m’autoflageller pour autant car il faut vivre !

    Au fond, l’objectif de toutes ces manifestations pro-climat est moins de sauver la planète Terre que l’espèce humaine. La Terre, elle, se porte bien et survivra sans nous. Depuis sa création, elle a connu plusieurs épisodes d’extinctions massives et je crois que ça lui est complètement égal de savoir si elle est peuplée de dinosaures, de cloportes ou d’humains.

    Pour parler sérieusement, voici les mesures immédiates qui devraient être appliquées si nous voulions avoir un impact réel sur l’environnement et qui nous conduiraient tout droit à une dictature verte !

    Je me demande bien ce qu’est un vol hors Europe non justifié : les vacances ? Quant à la loterie nationale pour gagner des billets d’avion, c’est sympa mais tu as presque autant de chance de gagner au loto et en plus, tu voyageras seul. Youpi ! La seule initiative applicable serait de voyager effectivement par la route ou le train pour les distances de moins de 4h.

    Limitation des transports et plus de voitures neuves, il faudra qu’on m’explique comment les gouvernements vont faire avec un taux de chômage qui va exploser ! Quant au télétravail, je suis pour, mon entreprise nous encourage d’ailleurs à le faire.

    Okay, il va falloir planter des patates au lieu du pré fleuri que j’avais prévu pour le chalet. On obligera les chômeurs de l’industrie automobile et des transports aériens à se recycler dans l’agriculture et seuls les riches pourront s’offrir de la viande, du café, du thé, du chocolat et des fruits exotiques. Est-ce cela le monde idéal ? Moi, il me fait froid dans le dos.

    Plus de publicité en ligne = Adios réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter, Google+, Tumblr, Snapchat, YouTube, etc.) ! En a-t-on vraiment besoin ? Là est la question en effet. Adios aussi la propriété individuelle, cependant, personne ne nous dit où ira l’argent des locations s’il n’y a plus de propriétaires ? A l’Etat ? Non merci ! Quant à la limitation d’1 kg de vêtements neufs par personne et par an, cela signifie qu’on n’aura droit qu’à un manteau et éventuellement à une chemise neuve par année. Ce sera l’extinction en masse de tous les influenceurs sur les réseaux sociaux ! Bye bye Kim K. et family !

    Du moment où il n’y aura plus de réseaux sociaux, il y aura moins de besoins en électricité. En revanche, il va faire froid dans les chaumières mais c’est égal puisque les températures vont augmenter partout, autant que cela serve à quelque chose ! ;o)

    En résumé, le modèle de vie zéro impact à adopter est celle de cette charmante Chinoise qui cultive et cuisine ses légumes dans un logement rudimentaire en terre battue… Elle n’a pas l’air malheureuse, note.

    Malgré les apparences, elle a quand même un impact négatif sur l’environnement avec sa bouteille et son seau en plastique. Elle pourrait faire des efforts ! ;o)

    De mon côté, je suis une vraie catastrophe en matière de transport : j’ai une voiture et je prends l’avion comme si je prenais le bus, souvent pour mes déplacements professionnels. Je suis cependant ouverte à toute proposition pour organiser 2 jours de réunion en visio-conférence avec 205 pays, on ne sait jamais !

    Ce n’est toutefois pas une raison pour baisser les bras et je vais :

    • Marcher le plus possible ;
    • Cuisiner, ce que je fais de plus en plus. De toute façon, je n’achète jamais de plats industriels tout préparés ;
    • Continuer à recycler mes déchets ;
    • Consommer local ;
    • Limiter drastiquement mes consommations à l’emporter : boissons, nourriture, etc. ;
    • Favoriser les petits producteurs ;
    • Cultiver des fraises, de la salade, des courgettes, des herbes aromatiques ainsi que des framboises au chalet.
    • Faire du télétravail le plus souvent possible ;
    • Créer des hôtels pour les insectes et des abris pour les hérissons ;
    • Essayer de m’en tenir à 1 kg de vêtements neufs par année (pas facile mais ce sera l’occasion de voir ce qu’on peut dénicher dans les boutiques de seconde main. Les habits, on peut les laver mais en revanche, les chaussures déjà portées, je ne peux pas ! Oui, je suis une sale bourge snobinarde) ;
    • Apprendre à coudre si j’ai le temps mais il faut que je finisse mon tricot avant :o) ;
    • Scanner mes documents importants et les stocker sur des clés USB.

    C’est tout ce que je veux faire pour le moment et non, je n’ai aucune intention de vendre le chalet pour vivre dans un espace de 30 m2 attribué dans un kolkhoze sous un système de néo-servage alimenté par la peur du réchauffement climatique. L’histoire nous a prouvé que les régimes totalitaires ne fonctionnaient pas et j’espère que nous n’arriverons jamais à une telle extrémité !

  • C’est la rentrée !

    Octobre ne m’aura jamais rappelé autant la rentrée scolaire ! Je reviens du Japon où je suis restée un mois – de quoi me dépayser complètement, quel choc de comprendre à nouveau toutes les discussions des gens dans la rue ! – la température est fraîche, la petite Izzi retrouve son poil et sa collerette d’hiver, et les flaques sur la chaussée annoncent que les jours gris sont de retour.

    J’étais partie de Suisse en laissant mon bureau net de tous dossiers à part une pile, l’ai retrouvé sous une masse de colis renfermant, entre autres, un livre en coréen et un foulard en soie thaïlandais que je vais utiliser comme furoshiki, la technique japonaise de pliage de tissu pour en faire des emballages, et de documents que je me suis empressée d’ouvrir et de trier.

    C’est la rentrée parce que j’ai également une nouvelle Big Boss dont le leadership m’est inconnu pour l’heure mais je suis aussi curieuse et enthousiaste de découvrir ses décisions et ses orientations stratégiques que je l’étais en classe devant le programme de ma nouvelle maîtresse, dont je ne savais pas si elle serait sévère ou permissive, si elle se laisserait déborder ou si elle appliquerait une discipline de fer et surtout, si j’allais l’aimer ou pas ;o)

    Certes, je n’ai préparé :

    • ni mon cartable : il faut décidément que je cesse de me balader partout avec le mini sac bleu Ikea, bien pratique mais pas très professionnel ;
    • ni mon agenda car mon année commence en janvier et non en septembre-octobre ;
    • ni mes cahiers : au travail, on est dans la politique du tout digital et zéro papier ;
    • ni mon plumier : j’ai une trousse Serendipity by Design Lab qui contient un stylo-plume S. T. Dupont, un stylo Cross avec mon prénom gravé offert par une Dame, un stylo rouge pour les corrections – un reste de l’école sans doute ;o) – un porte-mine que je n’utilise jamais – à virer ? – un effaceur d’encre Super Pirat, une clé USB rose de 8 GB, une épinglette en or et 50 centimes qui n’ont rien à faire là ainsi qu’un chiffon à carreaux Atypik pour nettoyer les surfaces des écrans de mon iPhone et de mon laptop.

    car j’ai déjà tout ce qu’il me faut.

    J’aurais cependant besoin de :

    • Refaire mon stock de collants ;
    • Acheter une paire de chaussures ou des bottines fermées pour tous les jours ;
    • Renouveler mes vieux pullovers usés.

    Quant à mon programme automnal personnel, j’ai prévu de :

    • Inviter mes cousins et connaissances du Village à visiter le chalet ;
    • Organiser la brisolée avec tante Williamine et famille au chalet ;
    • Accueillir mes anciens camarades de l’ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) au chalet ;
    • Terminer la déco du chalet : je sèche sur le corridor et je dois finir ma chambre ainsi que commander des meubles pour le balcon, etc. ;
    • Cuisiner des plats et des desserts de saison. Le Thermomix a révolutionné ma vie !
    • Bloguer ! Hé oui, je ne sais pas si c’est un vœu pieux mais on verra ;
    • Pratiquer la patience, une qualité que je n’ai pas et qui me demande de gros efforts ;
    • Marcher et courir (mais pourquoi je veux toujours courir quand il fait froid et qu’il pleut ?) ;
    • M’occuper les mains pour mieux m’occuper l’esprit. Je me rends compte de plus en plus qu’il est extrêmement satisfaisant d’apprendre à créer de ses mains de A à Z, même si le résultat n’est pas à la hauteur de mes espérances. Cela m’aide à me concentrer sur le moment présent et à évacuer ma tendance à vouloir tout tout de suite.
    Le moment le plus épanouissant pour moi au Japon, c’était le séjour à l’hôtel XYZ à Shirahama où j’ai passé mes journées et mes nuits à rêvasser dans la baignoire d’eau chaude des sources thermales sur le balcon en contemplant la mer et les étoiles et à rattraper mes heures de sommeil en retard, vêtue d’un simple yukata, léger kimono que je ne sais touours pas nouer.
  • Lire The Every Day French Girl sur Tumblr

    Dans la catégorie des blogs qui m’inspirent, il y en avait un qui me tenait à cœur et que je suivais assidûment il y a plus de dix ans. C’était ma madeleine de Proust quotidienne avant que son auteur décide de le fermer, à mon grand dam et contre son gré.

    Imaginez ma joie quand au détour d’une Story sur Instagram de la ravissante @madeleinemiranda, j’ai retrouvé sa trace que je pensais avoir perdue pour toujours !

    Aux antipodes de ce que je peux écrire ici où je vous parle de Thermomix et du système de vote en Suisse, la jeune femme derrière The Every Day French Girl sait comme nulle autre nous entraîner dans sa vision d’un monde féerique plein de froufrous, de bulles de savon, de souliers vernis, de thés de Noël et de festivités automnales et hivernales, ses saisons préférées.

    Contrairement à moi surtout, elle ose ! Elle assume totalement un style girly et glamour qui lui est propre, composé pour la plupart de robes colorées en dentelle, en velours, en satin, en tulle qu’elle agrémente avec des sacs à main à tête d’ange, à l’effigie de licorne ou de cactus et de chaussures qui réjouiraient la Marie-Antoinette de Sofia Coppola !

    Etonnant, me direz-vous que je puisse m’enthousiasmer à ce point pour quelqu’un à l’opposé de ce que je suis en matière d’habillements et de comportement d’achats. J’apprécie en fait son audace et son originalité et je trouve rafraîchissant de suivre une personne aussi coquette et féminine, aussi instruite et douée pour la plume, qui sait décrire à merveille tout ce qui ravit les sens, comme par exemple, je cite : « les feuilles mortes cuivrées jonchent le sol et craquent sous les talons, il y a plein de potiron dans nos assiettes, le métro redevient respirable, j’ai tout le temps envie de boire du thé de Noël» ou encore « les matières douillettes, moelleuses, luxueuses, qui caressent la peau, et qui nous enveloppent de douceur » quand elle évoque le cachemire, la fourrure, l’angora et la laine.

    Moi qui ai de la peine à dépenser pour ce que je considère être du superflu, je me prends à rêver de boire un « apple cider toffee » chaud servi dans une tasse en porcelaine et sa soucoupe alors que je ne sais pas ce que c’est et qu’on est bientôt en été – pas de souci, cela attendra – et à m’intéresser aux nouvelles collections de Lush ou de The Body Shop en me disant que ce serait sympa de mettre un peu plus de fun dans ma vie.

    J’aime aussi la franchise de The Every Day French Girl qui n’hésite pas à raconter ses démêlés avec sa famille ou ses collègues qui sont loin d’être agréables pour ne pas dire plus. Etant plutôt épargnée par la vie, je réalise de plus en plus que l’existence est loin d’être facile pour plein de monde et cela me permet de sortir de ma bulle très confortable mais à côté de la plaque, où les relations familiales, amicales et professionnelles sont harmonieuses en général – je n’ai aucun mal à couper les ponts et à remettre les gens à leur place si nécessaire – et où l’on ne s’interroge pas sur l’angoisse créée par les fins de mois difficiles.

    Quant au côté madeleine de Proust, c’est que je suis fascinée depuis mon enfance par les descriptions des lieux et des choses que dressent la Comtesse de Ségur et Frances H. Burnett dans « Les contes » pour l’une et « Petite Princesse » pour l’autre. J’éprouve une grande nostalgie pour cette atmosphère douce, tendre, parfois surannée, parfois grinçante mais toujours chaleureuse et élégante, que je retrouve dans l’univers de The Every Day French Girl qui arrive à mettre du romantisme dans le cœur et des paillettes dans les yeux. Pour moi, sa démarche de chercher partout la magie pour embellir les jours gris malgré l’adversité me rappelle celle de Princesse Sara qui arrivait à dresser une table de festin avec une douzaine de petits mouchoirs blancs sur un châle rouge et des guirlandes avec une couronne de fleurs détachée d’un vieux chapeau de paille.

    Parfois, j’aimerais moi aussi ralentir le temps, prendre la peine de choisir mes vêtements avec soin, chausser des escarpins en satin (que je n’ai pas), laquer mes lèvres de rouge et organiser un rendez-vous avec une amie autour d’un High Tea et je suis sûre que The Every Day French Girl serait parfaite pour faire de ce goûter un moment inoubliable.

    J’espère qu’elle continuera longtemps à s’exprimer sur la toile, car voyez-vous, elle m’apporte cette légèreté qui me manque telle une flûte de champagne millésimé. Comme elle m’a manqué ! ❤

    Copyright @laprincessedisney
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