Me nourrir pendant la semaine 1

Comme je vous l’expliquais dans mon article Planifier la semaine 1, j’ai décidé de consacrer mon attention sur la nourriture en janvier et vais vous montrer comment je m’alimente ce mois-ci. Dans vos commentaires, j’ai relevé que « la nourriture était devenue compliquée » pour Musme ou que Fleurt « avait craqué sur la bûche de Noël » (miam, bûche de Noël :oP), comme quoi, le sujet n’est pas évident.

Pour commencer, je tiens à préciser que je suis omnivore, que je ne suis pas malade (je tolère très bien le gluten et le lactose), que je ne suis aucun régime ni de règles diététiques particulières et surtout que je ne suis pas un exemple à suivre ! Je mange de tout quand j’ai faim et ne mange pas quand je n’ai pas faim, c’est aussi simple que ça (cela fait trois jours par exemple que ma nouvelle collègue me propose du chocolat que je refuse gentiment parce que cela ne me dit rien). J’aime éprouver la sensation d’un estomac vide. Je mange également ce qui me fait envie, quand j’en ai envie et dans les proportions que j’ai envie. Je peux très bien avaler de la soupe de poisson au petit-déjeuner et me préparer des tartines de confiture avec une tasse de chocolat le soir. J’attache aussi de l’importance à la présentation des plats, à l’esthétique de la vaisselle ainsi qu’à la qualité des produits frais même si je peux avoir de la pâte à tartiner (Nutella ;o)) ou des yaourts de supermarché à la maison. En revanche, vous ne trouverez pas de plats surgelés tout préparés dans le congélateur : Picard et Cie, ce n’est pas pour moi, j’ai goûté mais n’ai pas aimé.

Mon mot d’ordre est de prendre du plaisir et d’éviter toute culpabilité. Si je me suis goinfrée la veille, je ne mange pas ou peu le lendemain et attends que la sensation de faim et l’envie de manger reviennent. Quant à l’aspect social, il m’arrive parfois de regarder Lui dîner seul à table tout en restant avec lui pour discuter et cela m’est égal de savoir si c’est bien ou mal. L’important pour moi est de m’écouter en toute circonstance.

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Le plateau et la vaisselle dessinée par le designer néerlandais Marcel Wanders est une vraie réussite ! J’adore le mélange des lignes contemporaines avec les motifs hollandais.

Lundi 1 : Je viens de me réveiller à bord du Boeing 747 de KLM en classe affaire et suis à moitié dans les vapes.

  • Petit-déjeuner : un demi-bol de granola et yaourt nature, la moitié de la petite assiette de fromage (piqué l’abricot sec de Lui), un ramequin de fruits frais, une orange pressée et une infusion à la menthe Dilmah en regardant le film Dalida qui a connu une vie bien triste : solitude, amours déçues, suicide alors qu’elle avait tout pour elle, la beauté, le talent, la gloire et la richesse.
  • Dîner à la maison : une grande salade de la pizzeria Dieci (pas de magasins ouverts le 1er janvier) à moitié endormie à cause du décalage horaire.
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J’utilise ma vaisselle en porcelaine Vista Alegre même pour une tartine. C’est une manière de me respecter et de respecter la nourriture en prenant conscience de ce que je fais et ce que je mange.

Mardi 2 : Jour de congé, je n’ai pas faim et ce n’est pas grave.

  • Petit-déjeuner à la maison : un bol de cacao rapporté de La Anita Ranch au Costa Rica et un demi-pain au lait avec du beurre et du Cenovis, pâte à tartiner suisse à base de levure de bière (pas sexy du tout ;o)).
  • Dîner à la maison : le reste du demi-pain au lait avec du beurre et du Cenovis pas sexy.

Mercredi 3 : Première journée de travail, me lever le matin est pénible en raison du décalage horaire. Quand il est 9h en Suisse, il est 2h du matin au Costa Rica.

  • Déjeuner au restaurant avec ma tante : un petit bol de soupe aux légumes, 2 brochettes de poulet sauce thaï, salade verte et deux fourchettes de riz basmati. Laissé le reste du riz dans l’assiette.
  • Dîner à la maison : un peu de peau croustillante du demi-poulet rôti acheté par Lui et un cacao chaud. Je mange vraiment n’importe quoi ! ;o)
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Ervilhas com ovo escalfado. Avec quelques petits pois surgelés, Lui a réussi à faire un repas chaud, simple, économique et délicieux.

Jeudi 4 : Je constate que je prends rarement des petits-déjeuners quand je travaille.

  • Déjeuner au bureau : un demi-bocal Weck contenant de la salade verte, un quart du blanc du poulet rôti effiloché de Lui et une demi-patate douce grillée à l’ail.
  • Apéritif au bureau : une poignée de tortilla chips au citron et au sel rapporté du Costa Rica pour mes collègues, une poignée de cacahuètes au curry, un carré de chocolat Ragusa, un verre de mousseux Mauler du canton de Neuchâtel, un verre de Sprite avec de la Becherovka (liqueur tchèque reçue au travail) et une orange. De l’alcool, des cacahuètes et des chips, aucun intérêt nutritionnel mais ça fait du bien au moral.
  • Dîner à la maison : un bol de ervilhas com ovo escalfado, un plat familial portugais avec des petits pois, du chouriço et un œuf mollet que l’on casse dans la préparation juste avant de passer à table. J’aime tout particulièrement la texture de l’oeuf mollet avec son jaune coulant dans la sauce quand on le perce.
  • Snack devant The Last Kingdom à la TV : 2 yaourts Perle de lait à la noix de coco.

Vendredi 5 : Je suis contrariée car j’ai de la peine à me mettre dans le bain au bureau. L’impression que tout me passe au-dessus de la tête.

  • Apéritif au bureau : un verre de Becherovka Coca-Cola. On tente des mélanges improbables avec la Becherovka dont le goût rappelle le Jägermeister, autant c’était bien avec du Sprite, autant ce n’est pas terrible avec du Coca. Je décide d’arrêter de boire de l’alcool cette semaine.
  • Déjeuner au restaurant avec ma nouvelle collègue pour ne pas la laisser seule le premier jour de son travail : une salade au chèvre chaud. Mangé la moitié de la salade car il y en avait beaucoup et laissé de côté le pain toasté sous le fromage de chèvre.
  • Dîner à la maison : 2 bols de ervilhas com 2 ovos escalfados.

Samedi 6 : Super occupée toute la journée avec mon rendez-vous au salon Red Room pour une couleur et un brushing le matin, puis visite du chantier du chalet en Valais et après-midi consacré à regarder du matériel de construction avec mon Frangin et le maître d’œuvre. Pas de repas jusqu’au soir, pas le temps, même si Danijela, patronne du salon Red Room me propose une pomme du marché que je refuse sur le moment.

  • Dîner à la Fromathèque à Martigny avec mon Frangin : un établissement génial qui mérite que je lui consacre un article ! Nous nous partageons des produits du terroir valaisan, un tartare de bœuf et un pâté en croûte avec de la limonade locale.
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Je ne me suis pas gavée de bûche de Noël (il n’y en avait pas au Costa Rica) mais me suis bien rattrapée avec la galette des rois ! Le côté positif, c’est que je n’en ai plus envie pour cette année ;o)

Dimanche 7 : Lendemain d’Epiphanie, je veux ma galette des rois ! Une journée à manger du gâteau qui « n’est pas de la nourriture » d’après Lui.

  • Petit-déjeuner, déjeuner et dîner : une galette des rois à la frangipane de la confiserie Da Sousa. Lui a mangé une petite tranche et j’ai englouti le reste. Bien entendu, c’est moi qui ai trouvé la fève et qui ai été couronnée reine ;o) La pâte feuilletée était parfaite mais il manquait de la frangipane à mon avis.
  • Goûter : un millefeuille de la confiserie Da Sousa. En trop mais comme Lui l’avait acheté et qu’il serait moins bon le lendemain, je me suis dévouée ;o)

Résumé de la semaine 1 :

  • Je saute régulièrement les petits-déjeuners quand je travaille.
  • J’ai été trois fois au restaurant où je ne finis pas systématiquement ce que l’on me sert.
  • Il m’arrive de ne faire qu’un repas par jour.
  • Manger est le dernier de mes soucis quand je suis occupée.
  • Mes repas sont rarement équilibrés. Je ne respecte pas la formule « un féculent, une protéine et un légume » que maman observait avec beaucoup de rigueur.
  • Je peux me nourrir exclusivement de gâteau ou d’un petit pain au lait pour tout repas de la journée.
  • Je mange souvent des demi-portions.
  • A part le gâteau du dimanche, je ne mange presque jamais de dessert.
  • Je ne me relève pas la nuit pour vider le frigo.
  • Où sont les fruits ?
Me nourrir pendant la semaine 1

Planifier la semaine 2

J’ai été plutôt optimiste dans la programmation de ma semaine 1 avec la reprise du travail le 3 janvier et le décalage horaire que j’avais oubliés. Je vais donc y aller plutôt mollo cette semaine.

Mes rendez-vous :

  • Un déjeuner avec ma collègue Samuelle à la Croix d’Ouchy pour le meilleur risotto de Lausanne !
  • Un rendez-vous à la banque pour améliorer le rendement de mes placements. Je n’en ai pas l’air mais je suis plus fourmi que cigale. Je m’offre certes de très beaux cadeaux pendant l’année mais je ne fais pas les soldes et vais rarement dans une boutique sans savoir ce que je veux y acheter. A vrai dire, faire les magasins m’ennuierait presque et je déteste essayer les vêtements.
  • Un passage chez la toiletteuse d’Izzi pour lui couper les griffes et lui donner un petit coup de peigne.
  • Un dîner à la maison avec nos amis Carlomarie. A cette occasion, je veux apprendre une nouvelle manière de plier les serviettes en tissu qui appartenaient à maman.

Mes plans cocooning :

  • J’ai eu la flemme d’aller au cinéma dimanche et je n’avais pas envie de m’endormir dans la salle obscure comme devant Coco. Ce n’est donc que partie remise pour Star Wars.
  • J’ai regardé 3 épisodes de The Last Kingdom sans grand intérêt. Je vais donc en rester là d’autant plus que Outlander, saison 3, commence jeudi soir sur la RTS ! J’ai également Guerre et Paix à visionner.
  • Mon ouvrage avance. Je tricote comme une mamie en regardant des films sauf quand Izzi s’installe sur mes genoux, fait le gros bébé et réclame des câlins.
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Crème hydratante de jour Grown Alchemist dont la philosophie proche de celle d’Aesop me plaît bien. J’aime le flacon épuré en verre marron et le bouchon doseur (c) photo : Internet.

Mes achats :

  • A part la crème de jour hydra-réparation au camélia et fleurs de géranium de la marque australienne Grown Alchemist dont j’avais besoin (= je ne le compte pas comme un achat par semaine), je n’ai pas eu le temps (ni l’envie) d’acheter le cadeau pour ma tante, les lacets pour mes bottes, la brosse pour le corps et l’eau de toilette Patchouli de Réminiscence qui peuvent encore attendre.
  • Je me tâte pour acheter une grande théière en verre pour le bureau mais je me dis que c’est l’occasion d’utiliser ma petite théière en céramique coréenne.
  • Idem pour une petite planche à découper en bois. Si un chef de cuisine n’en a pas besoin, je pourrais faire sans, non ?
  • Idem pour le kit anti-cernes de Bobbi Brown. Si je n’en ai jamais eu, pourquoi en aurai-je besoin aujourd’hui ? Bref, vous constaterez que mes achats sont rarement spontanés ;o)

Mes tâches domestiques :

Pour information, mes tâches domestiques sont limitées par le fait que nous avons une femme de ménage qui assure non seulement le nettoyage mais aussi le repassage, merci à elle !

  • Je ferai le compte-rendu de mes tâches domestiques sous la forme d’articles de blog à venir. Cette semaine, j’aimerais cuisiner une recette pas glamour du tout : un pot-au-feu à l’ancienne avec des os à moelle et de la sauce gribiche (une vraie mamie, je vous dis !).
  • Compter le nombre d’ampoules à remplacer et les acheter.
  • Chercher des idées pour ranger les épices et la nourriture en vrac.
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L’étage inférieur est en béton cellulaire ytong et l’étage supérieur en « bois du Père Noël », soit du pin finlandais de Rovaniemi, le village du Père Noël (j’adore cette idée) ! Pour chaque pin abattu, un pin a été replanté. Nous avons choisi cette essence pour respecter l’esprit du chalet de grand-papa Louis : maçonnerie en bas et pin finlandais en haut. Comme ce chalet est en madrier, la construction est « vivante » : le chalet va grandir ou se tasser au fil des saisons et le pin va foncer comme les anses des sacs Louis Vuitton.
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L’encadrement des fenêtres est anthracite à l’extérieur et à l’intérieur. Je souhaitais couper avec l’aspect tout bois et donner un aspect contemporain au chalet 2.0.
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Le balcon est en teck, bois précieux et imputrescible.

Mes tâches pour le chalet :

Le chalet est tellement beau que j’ai pleuré d’émotion en le découvrant samedi. L’extérieur, à savoir les murs, le toit et le balcon, est quasi terminé (il manque quelques tuiles sur le toit et les crochets à neige ainsi que les portes et la balustrade du balcon) et j’ai enfin pu VOIR à quoi il allait ressembler une fois achevé. La culpabilité que j’éprouvais d’avoir démoli le chalet de grand-papa Louis a laissé la place au sentiment du devoir accompli : le chalet 2.0 est beaucoup plus grand, plus lumineux, plus écologique et plus fonctionnel qu’avant. Il n’y a aucun regret à avoir.

  • Prendre congé vendredi après-midi pour choisir avec Lui du carrelage, des portes, une baignoire, des douches, des lavabos et toute la robinetterie pour les salles de bain. J’attends également le retour de vacances du Polonais qui est patron d’une entreprise de peinture pour discuter avec lui du revêtement des murs de chaque pièce du chalet. Deux avis en valent mieux qu’un !
  • Appeler le cuisiniste pour lui demander d’intégrer une cave à vins et un four à micro-ondes à l’offre que nous lui avons demandée et décider de la couleur des meubles et du plan de travail en granit. La cuisine sera en forme de L avec un frigo standard ou américain, un four pyrolyse autonettoyant, un lave-vaisselle, une poubelle à tri sélectif 3 bacs et un évier sous la fenêtre plus un îlot central doté d’un plan de cuisson et de trois places assises pour prendre les repas et converser avec la personne qui cuisine.
  • Contester une facture d’électricité pour l’ancien chalet qui a été détruit.
  • Demander une ristourne pour le solde en notre faveur du décompte d’eau chaude.
  • Téléphoner à mon cousin qui s’occupe de l’électricité du chalet pour qu’il m’envoie un catalogue de lampes et de luminaires.
  • Choisir une cheminée.

Selon le maître d’œuvre, il faut compter encore 3-4 mois de travaux mais le résultat actuel répond parfaitement à mes attentes.

Planifier la semaine 2

Accomplir les activités de la semaine 48

Lui me reproche souvent de parler pour ne rien faire et il n’a pas tout à fait tort. Il y a cependant plein de choses qu’il ne voit pas parce que cela ne le concerne pas directement, comme par exemple, les activités que j’avais listées dans ma planification de la semaine 48.

  • Des produits du terroir, du végétarien et de l’exotisme au menu de mes déjeuners et dîner au restaurant : un papet vaudois et une saucisse au chou avec ma tante ; une salade et une tarte tatin d’endives à l’émulsion de gingembre avec mes collègues ; un festin chinois avec ma copine Madame au restaurant Chinatown à Lausanne avec un assortiment de raviolis et du poulet en papillote à partager en entrée, du bœuf croustillant et des légumes asiatiques sautés en plat principal, pas de dessert.
  • Lui a cuisiné du porc braisé, des patates douces rôties à l’ail et du riz aux fruits de mer à la portugaise (arroz de marisco) pour sa famille nombreuse. Au dessert, nous nous sommes régalés de deux entremets de Lucien Moutarlier, mon confiseur préféré à Lausanne depuis la fermeture de Mojonnier, dont un sublime gâteau aux trois chocolats.
  • Je suis en attente des résultats de ma prise de sang, n’ayant pas encore réussi à joindre mon médecin au téléphone. J’imagine qu’ils doivent être bons car si j’avais quelque chose de grave, je pense qu’elle m’aurait contactée.
  • J’aime la sensation que me procure mes cheveux coiffés et aériens chaque fois que je sors du salon de coiffure Red Room.
  • J’ai regardé tous les épisodes de la saison 9 de Pitbulls et Prisonniers, vu le documentaire Demain en replay (un bon film que j’ai préféré à celui avec Al Gore : An Inconvenient Sequel: Truth to Power qui ressemblait à une longue séance de projection Powerpoint) et me suis endormie au cinéma devant le film d’animation Coco, pas par ennui mais parce que j’étais fatiguée, qu’il faisait noir et que j’avais chaud ;o)
  • Au niveau des achats, mes lacets sont trop courts pour mes bottes Ugg mais je les utilise par défaut jusqu’à ce que je trouve la longueur idéale (120 cm au lieu de 90 cm. A propos, c’est super difficile de trouver des lacets. J’essaierais les magasins de sport la prochaine fois), Izzi se fait les dents sur ses croquettes spéciales, la boîte de chocolat noir Favarger en poudre est trop jolie et réutilisable, quant à ma tisane de Noël, je vous la présenterai dans un prochain article.
  • J’ai bouilli les épis de maïs, poêlé les champignons mais n’ai pas encore préparé ma salade de kale ni cuisiné de Croque-Olympe.
  • Le rangement du cellier fera l’objet d’un article consacré au tri et au recyclage. Je suis souvent un peu frustrée pendant mes phases de rangement car j’aimerais que tout soit parfait tout de suite. Par ailleurs, je constate que certaines méthodes comme celle de Marie Kondo ne fonctionnent pas toujours avec moi, soit parce que je suis déçue par le rendu visuel soit parce qu’elles se révèlent peu pratiques à l’usage.
  • J’ai appelé la conciergerie du Lausanne Palace qui n’a pas trouvé mes gants. Me voici sans gants à présent alors qu’il neige et que ce n’est pas parti pour s’arrêter, l’inconvénient de n’avoir qu’un seul et unique objet…
  • J’ai effectué le service de ma voiture qui n’était qu’une simple vidange puisque Luigi est une voiture neuve que j’ai peu roulée.
  • Le chalet a été l’objet d’un gros casse-tête avec la banque qui n’avait rien entrepris depuis début octobre pour finaliser l’ouverture du compte bancaire alors que les fonds propres étaient payés et qu’ils avaient tous les documents signés en leur possession ! Je l’ai appris à mes dépends il y a quinze jours quand j’ai appelé la banque pour régler une facture de plus de CHF 100’000.- destinée à couvrir les frais du transport du bois, le balcon, les portes, les fenêtres et l’escalier. Nous avons frôlé la catastrophe mais grâce à la bonne volonté du constructeur qui a accepté de différer le paiement des salaires de ses employés et une avance de la moitié de la somme en cash que j’ai puisée dans un de mes comptes, nous avons réussi à faire le virement à temps. Inutile de dire que le responsable de cet incident fâcheux, indigne de la réputation de l’une des plus grandes banques de Suisse, a passé un sale quart d’heure avec moi ! D’un point de vue administratif, nous jouons de malchance avec notre dossier de construction, même si nous avons toujours réussi à retomber sur nos pattes pour l’instant. Croisons les doigts !
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Je cherchais du chocolat noir en poudre pour mes chocolats maison et suis tombée sur cette ravissante boîte rose, joliment rétro, du chocolatier suisse Favarger dont la manufacture remonte à 1826. Je vais la réutiliser une fois qu’elle sera terminée, bien sûr !
Accomplir les activités de la semaine 48

Planifier la semaine 48

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Je suis accro au chocolat chaud et le meilleur chocolat viennois pour moi de tout Lausanne est celui de la confiserie Lucien Moutarlier avec sa crème riche et onctueuse à souhait. Le chocolat du Barbare était aussi un must mais l’établissement a malheureusement fermé ses portes, sniff.

Je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien les lundis. Pas pour me lever la tête dans le c…irage pour aller travailler, on est d’accord. Non, j’aime bien le lundi car c’est le jour où je prends rendez-vous avec moi-même dans un café ou dans un petit bistrot pendant la pause de midi pour réfléchir aux activités de la semaine et les intégrer dans mon emploi du temps (j’adore établir des listes).

La semaine 48 sera plutôt calme. J’ai été malade la semaine passée et me sens encore raplapla. Je n’ai plus de force et j’aimerais bien me débarrasser de ce poids constant qui me barre la tête et qui m’empêche de respirer correctement (merci sinusite et côte froissée).

Mes rendez-vous : 

  • Un déjeuner avec ma tante, la petite sœur de maman, qui est bien seule depuis qu’elle est partie. Nous nous retrouvons souvent dans un petit restaurant de quartier simple mais bon à mi-distance entre son domicile et mon bureau. On s’était dit qu’on mangerait une fondue la prochaine fois mais je ne suis pas sûre que mon pauvre estomac bourré d’anti-inflammatoires soit déjà d’attaque pour ce plat lourd et rustique…
  • Un déjeuner d’anniversaire de deux collègues au restaurant. Un potage et une salade m’iront très bien à moins que je me laisse tenter par l’assiette du jour.
  • Un dîner avec ma copine Madame au restaurant (encore) que j’ai reporté la semaine passée. Elle doit m’apporter une bougie que j’ai achetée pour le chalet et on va discuter de notre prochaine journée « mamie-tricot-netflix ».
  • Un déjeuner à la maison avec la famille de Lui. Pas encore d’idées pour le menu mais comme c’est Lui qui cuisine… ;o)
  • Une prise de sang chez mon médecin généraliste pour le contrôle annuel. Je déteste aller chez le médecin ou à l’hôpital mais mon dernier check-up remonte à 2015 et la santé, c’est la base.
  • Un rendez-vous beauté au salon de coiffure Red Room.

Mes plans cocooning (je n’ai eu que des plans cocooning ces derniers jours, j’étais au fond du lit ! ;o)) :

  • Regarder Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion ce soir sur la RTS.
  • Visionner les épisodes enregistrés de Pitbulls et Prisonniers, une série qui montre le dur travail au quotidien de Tia Torres au chenil de Villalobos à la Nouvelle-Orléans. En recueillant les pitbulls et autres chiens errants et en formant les prisonniers en liberté conditionnelle, Tia et sa famille leur donnent une seconde chance à tous.
  • Défaire mon écharpe en tricot car elle ne me plaît pas, la laver et faire des pelotes. Continuer mon tricot avec la laine écrue brute achetée à Lisbonne.
  • Voir Coco, le dernier film de Disney au cinéma.
  • Choisir mon dessert pour dimanche, jour du gâteau et des douceurs.

Mes achats : 

  • Des lacets pour mes bottes Ugg avant qu’ils cèdent (cela devient urgent).
  • Des croquettes Oral Care pour garder les dents de la petite Izzi bien propres.
  • Du chocolat noir en poudre pour mes chocolats chauds maison.
  • Une tisane de Noël et des sachets de thé vides à remplir moi-même pour le bureau chez Aventure Thé, ma boutique de thés préférée à Pully.

Mes tâches domestiques : 

  • Bouillir les épis de maïs à consommer nature ou avec du beurre de kimchi.
  • Préparer une salade avec le kale vert et rouge acheté samedi au marché de Lausanne.
  • Poêler les champignons avec du persil, ail et échalote.
  • Lister les ingrédients pour cuisiner un Croque-Olympe la semaine prochaine : pain de mie, oignons, anchois, pecorino, beurre salé et huile d’olive.
  • Ranger le cellier : recycler les journaux et les verres, aligner les bouteilles et les produits de nettoyage comme dans les rayons des magasins (j’ai du temps à perdre), noter les produits qui manquent et passer une commande, réfléchir à comment je pourrais optimiser l’espace.
  • Demander à la conciergerie du Lausanne Palace s’ils auraient retrouvé mes gants. Je n’ai qu’une paire et je suis encore capable de la perdre :o(
  • Prendre rendez-vous avec le garage pour le service de Luigi. L’amener au lavage avant ?

Mes tâches pour le chalet : 

  • Finaliser le dossier avec la banque et le notaire.
  • Trouver le no de téléphone d’une habitante du village qui loue un appartement dans son chalet sur Airbnb pour le maître d’oeuvre afin qu’il puisse avoir un contact direct.
  • Discuter de l’alignement de chaque fenêtre par rapport au mur extérieur ou intérieur avec le maître d’oeuvre et repositionner la baignoire dans la salle de bain du niveau inférieur.
  • Régler la question de la taxe sur le raccordement électrique et payer les taxes provisoires de raccordement à l’eau et aux égouts à la Commune.
  • Organiser une fondue avec les cousins et l’équipe sur le chantier avant Noël pour les remercier pour leur travail.

Mon prochain voyage : 

  • Vérifier mon carnet de vaccination.
  • Trouver un répulsif anti-moustiques efficace.

J’écrivais plus haut que cette semaine serait plutôt calme mais elle sera bien remplie aussi !

Planifier la semaine 48

Construire un chalet

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« Fais ce que tu as à faire », voilà les dernières paroles de maman à mon Frangin qui lui parlait de fuite d’eau et de fourneau à mazout qui ne fonctionnait plus au chalet avant qu’elle s’éteigne quelques heures plus tard. Une ultime conversation banale et très technique pour ne pas inquiéter maman et pour lui montrer qu’elle pouvait partir sans crainte : nous saurions nous débrouiller dans la vie, sans elle ni papa à nos côtés.

Depuis, si je dois trouver un aspect « positif » à toute cette année difficile, c’est que j’ai appris beaucoup de choses en peu de temps : comment organiser des funérailles, comment régler une succession et, à présent, comment construire une maison en Suisse. J’ai également enrichi mon vocabulaire de nouveaux mots comme radier, saut-de-loup, thermobloc ytong, seuil planet, etc.

Le chalet dont il est question dans cet article a été construit par grand-papa Louis dans le village natal de grand-maman Marcelle en Valais. En bon patriarche, grand-papa souhaitait une maison de vacances pour sa famille et, après une virée à la foire du Valais, il s’est décidé à monter un chalet de toutes pièces qu’il a divisé en deux appartements distincts reliés par un escalier extérieur, l’un pour grand-maman et lui et l’autre pour ses enfants. Quant aux petits-enfants, ils n’avaient qu’à se serrer dans les combles (= galetas en Suisse) pour dormir. Je vous rassure, je n’y ai jamais passé la nuit.

A l’époque, la technique de construction de ce chalet était révolutionnaire et les villageois se déplaçaient pour regarder le chantier. J’écris bien à l’époque car à l’usage, le chalet s’est révélé peu pratique : l’escalier était constamment gelé en hiver, puis, comme toutes les pièces étaient dédoublées, le salon du bas n’a jamais servi tout comme la deuxième cuisine qui est devenue ma chambre puis celle de la Puce.

Au fil du temps et deux générations plus tard, d’autres problèmes se sont ajoutés à cette mauvaise répartition des surfaces intérieures : aucune isolation, fourneaux à mazout polluants hors service, fissure dans le radier, conduite d’eau percée, etc. Il était urgent d’entreprendre des rénovations !

Nous avons commencé par contacter deux architectes/constructeurs de chalet pour obtenir des offres chiffrées pour :

  1. La rénovation minimale de l’existant sans passer par une mise à l’enquête
  2. La transformation de l’existant avec mise à l’enquête et mise à niveau thermique du bâtiment
  3. La transformation de l’existant et montage de l’étage en construction neuve avec mise à l’enquête et mise à niveau thermique du bâtiment
  4. La démolition de l’existant, projet et mise à l’enquête d’une nouvelle construction

Nous avons écarté d’emblée l’option 1, la moins chère mais la moins convaincante (on ne touche à rien et on se contente d’une isolation par l’intérieur ce qui réduit drastiquement la taille des pièces) ; l’option 2 était quasi similaire à l’option 1 (isolation par l’extérieur et chauffage au mazout) ; Quant à l’option 3 (on démonte l’étage, on le refait à neuf et on remplace le chauffage au mazout par du chauffage aux pellets), le prix était quasi le même (à une centaine de milliers de CHF près tout de même) que l’option 4 : démolir l’existant et créer un nouveau chalet, option que nous avons retenue.

Etant donné que nous n’étions pas pressés, nous n’avons pas lésiné sur la qualité ni sur le temps de réalisation du nouveau chalet : pas de panneaux préfabriqués installés en 2 jours chrono mais du maçonnage brique par brique qui prendra le temps nécessaire pour sécher et se transformer en murs qui supporteront ensuite la partie bois en madrier, une deuxième étape qui devrait durer 5 semaines environ. Nous avons également conçu ce chalet de A à Z à partir d’une feuille blanche plutôt que de partir sur une solution clé en main. Chaque recoin et chaque détail de chaque pièce a ainsi fait l’objet d’une réflexion qui n’est pas terminée à ce jour puisque nous devons encore finaliser l’emplacement de tous les points de lumière, les prises électriques, etc.

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La commode d’arrière-grand-tante Antoinette. J’ignore chez qui elle a atterri, nous ne l’avons pas gardée.
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Je ne suis pas attachée aux choses mais le plus dur, c’était de tomber sur ces petits morceaux de bonheur épinglés par papa ou maman par-ci par-là sur les murs.
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Adieu, chalet de grand-papa. Nous t’aimions beaucoup et nous avons passé de joyeux moments en tes murs ! Repose-toi bien, tu le mérites.
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Quelques meubles et cartons comme autant de souvenirs d’un temps révolu.

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Du moment que le chalet allait être entièrement détruit, nous nous sommes dit que nous pourrions utiliser les dernières technologies en matière d’écologie et d’économie d’énergie. Nous avons donc revu tout le système de chauffage au sol avec pompe à chaleur, triple vitrage, maçonnerie en béton cellulaire ytong (mélange de chaux, ciment, sable et eau, 20 % de matière pour 80 % d’air), etc., plus module de commande de chauffage à distance. Nous avons aussi pensé à installer des câbles dans le mur vers les places de parc pour recharger les batteries de nos éventuelles futures voitures électriques. Le chalet 2.0 sera durable et recyclable, ce qui était important pour moi, comme de confier le chantier à des Valaisans uniquement, sous le contrôle de la Fédération des constructeurs valaisans, et la partie électricité à notre cousin qui habite dans le village. Difficile de faire plus local ! ;o)

Avec tout ça, je croyais bêtement qu’on avait tout bon et que le gros du travail était terminé (je pensais aussi naïvement qu’un chalet était moins cher qu’une maison alors que non : en Suisse, un chalet n’est pas une cabane au fond des bois mais une véritable maison individuelle prévue pour résister au climat rude de la montagne) mais c’était oublier les différentes exigences et lois suisses en matière de construction.

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Les atouts majeurs de notre chalet : une vue panoramique à 180 degrés à couper le souffle et la proximité des pistes de ski de Verbier ! Imaginez ce paysage recouvert d’un manteau blanc en hiver !
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Un jour, j’apprendrais le nom de toutes ces montagnes.

Il faut savoir qu’en Suisse, être propriétaire est un projet irréalisable pour la majorité des gens, d’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’on arrive bon dernier au classement par pays des propriétaires en Europe. La faute à la pression immobilière (impossible d’acheter une maison en dessous de CHF 1 mio dans le bassin lémanique et encore, l’estimation est très basse), à l’offre foncière faible (peu de terrains constructibles), à la difficulté de réunir les fonds propres (20 % au minimum plus 5 % pour les frais de notaire), au durcissement des règles d’octroi d’un crédit hypothécaire par les banques, et aux lois contraignantes sur l’aménagement du territoire (LAT et Lex Weber sur les résidences secondaires) sans compter le casse-tête des nouvelles normes de construction.

Voici le résumé de notre parcours depuis la soumission de notre dossier pour la mise-à-l’enquête auprès de la Commune concernée au printemps dernier jusqu’à l’obtention de l’autorisation de construire mi-octobre :

  • La Commune a tout d’abord rejeté notre demande d’ériger le chalet 2.0 sur les fondations du chalet de grand-papa Louis et a exigé qu’on le recule de 1,5 m par rapport à la route = adieu, chalet de grand-papa, il ne restera plus rien de toi, même pas un mur. Notre mandataire a donc modifié les plans en conséquence, rajouté une troisième place de parc obligatoire et l’architecte a produit un plan « banane » qu’il n’avait jamais réalisé en 25 ans de métier et dessiné les plans du chalet de grand-papa qui n’existaient pas, bref, cela nous a bien pris deux mois avant que le dossier soit validé.
  • Dans le délai de 30 jours qui suit la soumission à l’enquête publique de notre projet de destruction/construction du chalet dans le Bulletin Officiel du Canton du Valais, nous avons reçu une opposition de Helvetia Nostra, l’association écologiste à l’origine de la loi sur les résidences secondaires (Lex Weber) entrée en application en 2012. En Suisse, on ne peut pas construire de résidence secondaire si la Commune en compte déjà 20 % sur sa surface brute au sol habitable, qu’il s’agisse d’une grande station de montagne comme Crans-Montana ou d’un regroupement de hameaux, ce qui est disproportionné. Notre chalet, construit avant 2012, n’était pas concerné par la Lex Weber puisqu’il répondait à l’ancien droit avec la possibilité d’agrandir la surface habitable de 30 % ce que nous avons fait, mais nous avons quand même reçu une opposition sous la forme d’une lettre-type. En Suisse, n’importe qui peut faire opposition n’importe où et pour n’importe quel projet de construction sans avoir besoin de documenter pourquoi il fait opposition à ce stade.
  • Après avoir perdu deux semaines à expliquer le pourquoi du comment à la Commune et à Helvetia Nostra (oui, le chalet de grand-papa a toujours été une résidence secondaire, oui, il l’a construit avant 2012, non, nous n’allons pas le vendre à un trader de La City à Londres…), notre dossier, approuvé par la Commune a été envoyé au Canton du Valais pour une durée de 30 jours, le temps que tous les départements se prononcent.
  • Le Canton du Valais a « oublié/égaré » notre dossier pendant 15 jours avant de donner les préavis positifs à la Commune.
  • Nous avons encore attendu un mois avant de recevoir la décision en matière de construction de la Commune qui nous autorisait à détruire et à reconstruire le chalet de grand-papa à condition qu’Helvetia Nostra ne fasse pas recours contre la-dite décision, ce qui a été heureusement le cas, sinon nous serions partis pour 6 mois supplémentaires de procédure juridique pour porter l’affaire au Tribunal.

Grosso modo, nous avons donc attendu 6 longs mois avant de recevoir l’autorisation de construire, mais, même si le parcours n’a pas été dénué d’obstacles, cela en valait la peine. Le chalet va renaître de ses cendres plus beau et surtout plus fonctionnel qu’avant et je me réjouis d’y faire le plein de nouveaux souvenirs.

Chère maman, nous avons « fait ce que nous avions à faire » et j’espère que tu approuves notre choix où que tu sois (et grand-papa aussi, grâce à qui tout a commencé). J’éprouve toujours un sentiment de culpabilité à détruire ce chalet que tu aimais tant mais je crois que nous avons pris la meilleure décision.

Construire un chalet