J’ai une amie extraordinaire qui me fait rêver quand elle me parle de son cocon. C’est l’endroit où elle vit et où elle se sent le mieux au monde ! Elle a fait de son logis un endroit où elle se détend et où elle prend soin d’elle – elle s’excuse parfois au téléphone pour me dire qu’elle doit enlever le masque capillaire qu’elle a posé – et je sais qu’elle a toujours des fromages et des petites choses à grignoter pour ses « pique-niques » devant ses séries préférées.

Je lui dis souvent que j’adore son concept de faire de son chez soi un cocon et il est temps pour moi de vivre et de profiter de mes domiciles plutôt que de déménager constamment ! C’est bien de construire un chalet à la montagne et d’avoir acheté un appartement à Montreux, c’est encore mieux de les investir et d’y habiter vraiment !

J’avais un rêve quand j’étais enfant, qui était d’acheter une petite maison où un refuge où je serais bien, une mansarde à la Princesse Sara, selon le roman éponyme de Frances H. Burnett, qui est ma madeleine de Proust : « une pièce avec un lit douillet, une cheminée, une petite table avec deux chaises, de l’argenterie et de la vaisselle en porcelaine, une lampe qui diffuse une lumière rose, des couvertures et de la fourrure en abondance, une étagère pleine de livres, un service à thé, un vase avec un petit bouquet de fleurs, une fenêtre donnant sur les toits, de la soupe chaude, des sandwiches et un paquet de petits gâteaux d’un grand chef pâtissier ».

A l’exception de la lampe qui diffuse une lumière rose, une étagère pleine de livres (je lis en numérique) et une fenêtre donnant sur les toits (j’ai nettement mieux, j’ai des grandes fenêtres donnant sur le cirque des montagnes au chalet et une vue imprenable sur le lac Léman à Montreux), j’ai acquis mes refuges et mes « mansardes » mais je n’en ai pas encore fait mes cocons.

J’aime cette photo de l’hiver dernier au chalet. Il faisait beau, Kumba était heureux de prendre l’air sur le balcon et j’étais en train de me préparer une fondue que j’allais déguster en contemplant le paysage enneigé !

Je suis constamment en train de réfléchir à la décoration intérieure : je veux refaire la salle de bain, installer une buanderie, commander une penderie sur mesure pour la deuxième chambre, remplacer le meuble TV et la table basse du salon et demander à un menuisier de réaliser des meubles de rangement pour l’entrée à Montreux, aménager l’entrée et les chambres, m’occuper du jardin au chalet, etc., et j’oublie que j’ai tout le temps pour le faire et que je peux investir mes lieux de vie, même s’ils sont encore parfaitements imparfaits à mes yeux.

Je ne regretterai jamais d’avoir acheté mon appartement sur la Riviera. Cette vue qui n’est que partielle sur le lac Léman est époustouflante de beauté !

Je vais donc faire avec ce que j’ai et m’intéresser davantage à mon intérieur ces prochains temps sur mon blog. Je vais également me creuser la tête pour savoir ce que représente un cocon pour moi.

Règle du cocon no 1. Vivre dans un intérieur propre.

Pour commencer, la vue, l’espace et la lumière naturelle sont primordiaux pour moi. Ensuite, j’ai besoin de vivre dans un intérieur propre, clair et rangé. Je déteste les bibelots, l’entassement des objets même si j’apprécie les cabinets de curiosités chez les autres (je suis trop minimaliste dans l’âme pour conserver des objets hétéroclites et pas collectionneuse pour un sou) et j’aime les surfaces nettes que je prends du plaisir à nettoyer et à entretenir une heure par jour environ.

Aujourd’hui par exemple, je me suis occupée de la cuisine. J’ai lancé le lave-vaisselle, nettoyé les porte-écuelles des chats qui mangent leur pâtée comme des petits porcs, détartré le robinet, lavé l’évier et les plans de travail et mis les torchons dans le panier de linge sale. Je me rends compte qu’il est très gratifiant de faire le ménage pour soi mais je suis sûre que je détesterais le faire pour les autres. Passer après Monsieur pour débarrasser ses miettes et ramasser ses chaussettes, très peu pour moi ! Je ne suis pas une boniche !

Régle du cocon no 2. Vivre avec style et élégance.

Je cuisine uniquement des produits frais, c’est pour ça que mon réfrigérateur est toujours vide. J’achète aussi les quantités nécessaires et m’arrange pour consommer les restes dans les jours qui suivent avant de faire les courses pour éviter le gaspillage alimentaire.

Je me suis également versé un verre de jus de tomate dans un mug en verre que j’ai agrémenté d’une tranche de citron. Pour moi, l’esthétique et le sens du détail sont importants, même si je suis seule à la maison. Il en va de même quand je cuisine, je tiens à dresser mes préparations et de m’asseoir à table pour déjeuner correctement. J’ai une collègue chicissime qui conserve dans le tiroir de son bureau une boîte contenant un couteau, une fourchette, une cuillère et une serviette en tissu qu’elle déplie sur ses genoux avant chaque repas à la cafétéria. Les mets n’ont pas la même saveur quand ils sont bien présentés que lorsqu’ils sont jetés à la hâte dans une assiette ou, pire, mangés directement dans leur barquette en plastique ou en alu.

Publié par :KoyangiBacalhau

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