Les chroniques de Koyangi

Bonjour et bienvenue sur mon blog, mon petit coin du web où je partage mes réflexions, découvertes, passions et tranches de vie. Cet espace est à la fois un carnet de bord personnel et un espace d’expression libre, sans filtre ni prétention. Ici, vous trouverez des billets sur des sujets qui me tiennent à cœur – qu’il s’agisse de voyages, de culture, de cuisine, de développement personnel, de coups de cœur ou de simples moments du quotidien. J’écris comme je pense, avec sincérité, curiosité et parfois une pointe d’humour. Merci de votre visite et à très bientôt sur le blog !

  • Génial, mon blog ressemble à celui d’une ménagère accro à son logis ! :o) Cela m’amuse parce que dans la vraie vie, je suis cadre dans une compagnie internationale et j’élabore des stratégies et des plans d’actions à l’échelle mondiale.

    Mon travail étant de plus en plus philosophique et conceptuel puisque je ne suis pas responsable de l’implémentation aux niveaux nationaux et locaux, j’ai besoin de me raccrocher à des éléments concrets dans la vie de tous les jours et de faire quelque chose avec mes 10 doigts plutôt qu’avec mon cerveau. Le tricot, la cuisine et le ménage sont de bons exutoires pour moi puisque le résultat est immédiatement gratifiant : des vêtements, de la nourriture et une maison propre. Je suis en train de rajouter quelques activités sportives à mon programme hebdomadaire en commençant tout petit (marcher, prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur quand c’est possible, 5 abdominaux, 5 fentes, etc.), le but étant d’atteindre facilement un micro objectif et de prendre du plaisir dans la durée. C’est ce qui fonctionne avec moi.

    Petit à petit, l’oiseau fait son nid. J’étais incapable de finir le moindre pullover que j’avais commencé, j’aimais manger mais pas cuisiner et je considérais le ménage comme une corvée, d’ailleurs, je pense que ça le devient quand on est le/la seul(e) à nettoyer dans une famille et que personne ne s’en rend compte. Idem pour la cuisine. Dans ce cas-là et pour la paix du ménage, je recommande les services d’une entreprise de nettoyage ou d’une femme de ménage si on en a les moyens.

    J’admire et je respecte les mères au foyer. Je trouve fou qu’on fasse reposer le bien-être de plusieurs personnes sur les épaules d’une seule, qui n’est même pas rétribuée pour le travail qu’elle fait, sous le prétexte qu’elle « reste à la maison ». Cela ferait longtemps qu’il n’y aurait plus d’enfants si ce rôle et ces responsabilités avaient été dévolus aux hommes. Ils auraient trouvé un moyen de se faire payer, c’est sûr !

    Comme je l’expliquais plus haut, j’ai commencé par répéter de minuscules actions jusqu’à ce que ça devienne une habitude et que j’y trouve de l’intérêt et même de la joie à les accomplir : ranger le soir ce que j’ai utilisé dans la journée, rassembler tous les papiers à recycler dans un endroit, débarrasser le lave-vaisselle dès que le cycle de lavage est terminé, prendre le temps de faire mes courses chez les petits commerçants plutôt que d’aller dans les supermarchés que j’apprécie aussi car c’est très pratique de trouver autant de produits réunis en un seul endroit, devenir pointue en matière de fromages suisses (ah, le fameux Jersey bleu de Willi Schmid du Toggenburg ! ;o)), découvrir la technique du top-down et du blocage qui change tout en tricot, discuter de lavage de vitre avec un patron d’entreprise de nettoyage, etc.

    L’envie de nettoyer mon réfrigérateur et de ranger mon garde-manger m’est venue après avoir lu un article sur Pessa’h qui amène les Juifs du monde entier à nettoyer, à balayer et à traquer la moindre miette de leur cuisine avant de célébrer la Pâque juive. Je me suis dit que c’était une bonne idée de vider le frigo et les placards de toute la nourriture que j’avais, de vérifier les dates de péremption (étant donné que je ne stocke rien et que j’achète chaque semaine uniquement ce dont j’ai besoin, je n’ai pas ce problème), de faire un inventaire et de réfléchir à une meilleure organisation pour gagner de la place.

    Les boissons (Je ferai de sacrées économies si l’eau du robinet était ma boisson principale, comme recommandée par les médecins)

    • 4 capsules de café Nespresso. Je ne bois de pas de café mais il faut que je prévoie de retourner à la boutique Nespresso pour les invités.
    • Thé vert japonais et coréen du Palais des Thés qu’on m’a offert. Je n’achèterai plus de thé vert pour un moment.
    • Thé coréen à je ne sais pas quoi.
    • Thé matcha en poudre.
    • Thé à l’érable que j’achète chaque année chez les Canadiens au Marché de Noël de Montreux.
    • Thé bleu « Butterfly Pea » ramené de mes vacances en Thaïlande.
    • Thé anglais Fortnum and Mason.
    • Coca-Cola Zéro.
    • Sinalco Zéro.
    • Rivella bleu.
    • Henniez verte.
    • Cidre suédois Kopparberg fraise et lime.
    • Bières belges Chimay.
    • Du lait.

    La nourriture

    • Un sachet de pâtes de toutes les couleurs en forme de zizi et de cœur reçu comme cadeau à Noël.
    • Des cacahuètes.
    • Un pot de beurre de cacahuètes.
    • Des cerneaux de noix.
    • Du granola.
    • Du riz japonais.
    • Des oignons jaunes et rouges.
    • Une tête d’ail frais.
    • Une conserve de pousses de bambou.
    • Une confiture de poires Williams au cacao de ma voisine du 6ème étage.
    • Une gelée de coing de mon collègue D.

    Les condiments et les épices

    • Aromat.
    • Bouillon de légumes.
    • Cannelle.
    • Cenovis, condiment à tartiner suisse.
    • Ciboulette séchée.
    • Clous de girofle.
    • Concentré de tomate.
    • Cumin en poudre.
    • Curry indien masala.
    • Dashida coréen.
    • Farine de blé.
    • Farine de riz.
    • Feuilles de gélatine.
    • Feuilles de laurier.
    • Gochugaru, poudre de piment coréen.
    • Herbes à salade.
    • Huile d’olive.
    • Huile de sésame.
    • Levure boulangère.
    • Maggi.
    • Miel.
    • Moutarde.
    • Pâte de curry rouge thaïlandais.
    • Sauce aux huîtres.
    • Sauce de poisson.
    • Sauce soja.
    • Sauce Sriracha mayo.
    • Sauce tomate.
    • Ssamjang, pâte de soja épicée coréenne.
    • Vinaigre balsamique.
    • Vinaigre de cidre.
    • Worcestershire sauce.

    Pour les chats

    • Deux sortes de croquettes Royal Canin.
    • Des sachets de mousse et de gelée Royal Canin.
    • Des sticks pour récompenser Kumba quand il est sage, Mizar préférant un peu de lait ou du yogourt nature.

    Rien dans le congélateur que j’utilise uniquement au printemps et en été pour les glaçons et les glaces. Je cuisine des produits frais et n’achète pas de surgelés. Je n’ai pas non plus de junk food ni de chocolats, ni de biscuits, ni de bonbons. Si j’en ai, c’est parce qu’on m’en a offerts mais cela ne me viendrait pas à l’idée d’en acheter. Je n’y pense pas en fait.

    Les candidats de Top Chef feraient une drôle de tête si l’épreuve consistait à préparer un plat gastronomique à base de produits de mon placard mais j’ai de quoi faire un risotto aux oignons caramélisés, des pâtes à la sauce tomate et des barres de granola à la cacahuète au pire ;o)

    Mine de rien, ça fait beaucoup de choses. Cela tiendrait dans un petit carton de déménagement.
    Un milkshake facile : une banane, un latte et du beurre de cacahuète.
    J’utilise des contenants IKEA et Globus dans mes placards et dans le réfrigérateur pour faciliter le rangement et le nettoyage.
  • Mon Carême consacré à la cuisine maison et au nettoyage de printemps se passe très bien. D’abord parce que je suis souvent invitée, ensuite parce que je reçois plein de douceurs dont des chocolats, des pastéis de nata et de la sublime charcuterie portugaise à base de cochons bisaro nourris à la châtaigne, donc, je ne manque de rien. Certes, je devrais me passer de sucreries pendant cette période de jeûne et d’abstinence mais je ne suis pas toutes les recommandations d’une religion où il est quand même question d’un serpent qui parle, d’un homme qui perd sa force quand on lui coupe les cheveux, d’une baleine qui avale un être humain et que d’après la Genèse, on descendrait tous d’Adam et d’Eve qui ont eu trois fils : Caën, Abel et Seth, donc… euh… hum, sans compter une vierge qui accou… mais chut ! Je ne veux froisser personne et je respecte la foi et les croyances de chacun.

    Retour de courses à Lausanne. C’est chouette, on trouve même du chat ! :o)
    Reçu une plaque de chocolat au lait aux noisettes caramélisées pour les 30 ans de Naturaplan chez Coop !

    Je me suis fixé le budget mensuel de CHF 450.- pour la nourriture préconisé en Suisse pour les personnes vivant seules et j’arrive à le tenir sans changer mon comportement d’achat : les fruits et les légumes chez le primeur ou en bio dans les supermarchés Coop et Migros, la viande à la boucherie, les produits laitiers et le fromage à la laiterie et le poisson et les fruits de mer à la poissonnerie. Il me reste CHF 149.- pour finir le mois qui tombe le 25 mars, jour où je reçois mon salaire. Je compte environ CHF 100.- par semaine pour mes courses que je fais une fois par semaine, le vendredi ou le samedi.

    Pour y arriver, je dresse une liste de repas ainsi que les ingrédients nécessaires à l’avance, je cuisine en plusieurs quantités (soupe, légumes : on obtient énormément de salade avec un chou chinois) et je mange de la viande et du poisson deux ou trois fois par semaine, par choix et pas par nécessité.

    Je pourrais probablement dépenser moins si j’allais chez les Hard Discounters comme Lidl ou Aldi mais tant que j’ai les moyens, je privilégie les produits suisses et évite d’acheter du bœuf d’Uruguay et des fraises du Pérou au mois de mars, même si j’ai hâte de remplacer les pommes, poires, bananes, oranges et kiwis de l’hiver par les succulents fruits rouges vitaminés du printemps.

    Les restaurants ne me manquent pas pour l’instant, même si mes voisins m’ont conseillé les grillades du restaurant argentin Le Tango à Territet. D’ailleurs, je pense aller au restaurant après Carême que pour déguster des plats que je ne saurais pas préparer moi-même, comme une « diaphane de grenouille » ou « une huître marinée dans un bain de cidre, écume, chantilly et glace marinière aux coques, cristalline de laitue de mer et crumble d’algues » © Top Chef :o)

    Voici une sélection des plats que j’ai cuisinés depuis le 23 février :

    • Un ragoût de bœuf et une purée de pommes de terre pour mon voisin du 2ème étage qui m’invite cette semaine au restaurant La Brasserie à Montreux
    • Un gratin dauphinois, des côtes de porc et un saucisson vaudois pour mes voisins du 5ème étage
    • Une salade de pissenlit frais du Mont-sur-Lausanne
    • Une mousse au Toblerone pour mon voisin de palier qui m’a invitée pour une choucroute royale
    • Des coquilles Saint-Jacques à la Bretonne de Nathalie George, La Cuisine du 6ème étage
    • Du riz au lait et une compote de pomme, un soir où j’avais envie d’un dessert doudou
    • Plein de pannacotta que j’ai agrémentée avec des coulis ou des dés de fruits frais
    • Un yukhoe, tartare de bœuf à la coréenne que l’on mange avec de la poire en julienne
    • Un curry rouge de poulet avec ma tante

    Quant aux régimes, je n’y pense pas. Je n’ai pas besoin de me mettre à la diète et je suis incapable de suivre un programme alimentaire. Je mange quand j’ai faim, je ne consomme pas de plats industriels tout préparés et je suis passionnée par les bons produits.

  • J’ai délégué toutes les tâches ménagères que je n’aime pas à mes robots aspirateur (Cendrillon) et serpillière (Blanche Neige) et donne mon linge à repasser au pressing. Par conséquent, mes activités domestiques se limitent à plier la lessive et à m’occuper des surfaces planes, ce qui n’est pas compliqué quand on nettoie et range les affaires au fur et à mesure qu’on les utilise et qu’on a peu d’objets.

    Blanche Neige en action. Les robots aspirateur et serpillière ne sont efficaces que si notre intérieur n’est pas envahi de meubles et de recoins. Ils savent parfaitement reconnaître s’il y a un tapis à aspirer ou un sol à laver, passent sous les meubles et le lit et les chats n’en ont pas peur.

    Je pars du principe que je ne garde que ce que j’utilise, j’achète la nourriture pour une semaine pour éviter le gaspillage alimentaire et ne stocke rien du moment qu’il y a un supermarché tous les kilomètres ou presque. Je remplace les produits uniquement quand je n’en ai plus : cette semaine, par exemple, j’ai besoin d’une recharge de savon liquide, d’une crème hydratante pour le visage, d’un gel douche et des tablettes pour le lave-vaisselle.

    Ma manière de faire n’est valable que si l’on habite seul ou en couple car les besoins sont différents quand on doit gérer une famille et répondre aux envies de chacun. Même Mari Kondo a jeté l’éponge depuis qu’elle est mère de famille ou disons plutôt qu’elle tolère un peu de désordre pour vendre un nouveau livre et atteindre un autre public, ce qui s’appelle du marketing :o)

    Toutefois, il y a quelques principes de base auxquels je me tiens :

    • Faire une liste de courses pour la semaine, acheter uniquement des aliments frais et aussi peu transformés que possible (c’est compliqué de faire de la sauce soja ou du vinaigre balsamique chez soi), déballer et conditionner les aliments dès le retour à la maison et les ranger, plier et ranger les cabas.
    • Profiter que les préparations culinaires sont en train de cuire pour laver les ustensiles ou les mettre dans le lave-vaisselle, nettoyer la cuisinière, le four, etc., de manière à ce qu’il ne reste plus que les plats avant de passer à table. Je pense toujours à Philippe Etchebest qui reprend les apprentis cuisiniers dans « Objectif Top Chef » : le plan de travail doit toujours rester propre !
    • Avant de me coucher, ranger rapidement ce que j’ai utilisé dans la journée (laptop, tricot, tablette, télécommandes pour la TV), mettre le verre ou la tasse dans le lave-vaisselle (à propos de lave-vaisselle, j’ai remarqué qu’il fallait le vider aussitôt que le cycle de lavage est terminé sinon on laisse traîner la vaisselle dans l’évier), préparer mes affaires pour le lendemain et les laisser devant la porte d’entrée.
    • Aérer ma chambre et le lit quand je me lève et faire mon lit après la douche et le repas des chats.
    • Me demander si mon intérieur me permettrait de recevoir sans embarras n’importe quelle visite impromptue : voisins, représentants de Médecins sans Frontières, livreur, technicien de la maison comme cela m’est déjà arrivé.
    • Avoir des produits ménagers qui me font plaisir, comme les produits Jemako super efficaces, écologiques, qui sentent bon avec un joli packaging et les chiffons en microfibres « que j’aime d’amour » (si, si) et que j’achète au marché de Noël de Montreux ou à la Foire du Valais à Martigny.

    En fait, faire le ménage devient une corvée si on laisse le désordre et la crasse s’accumuler et devient vite un cercle vicieux : je rentre du travail contrariée, je suis énervée, je déteste tout le monde, j’ouvre mon frigo qui est vide ou alors j’ai la flemme de me préparer à manger, j’appelle un livreur de pizza, je mange devant la TV et laisse le carton à pizza sur la table, je me couche tard dans mon lit défait, je jette mes habits en boule par terre, je dors mal, je me réveille à l’arrache, je rentre du travail, j’ouvre le courrier, je laisse les papiers en tas sur la table, je vois le carton à pizza, je n’ai pas envie de ranger, j’ai trop faim, je prends un plat surgelé dans le frigo (exemple fictif, je n’achète jamais de plats surgelés), je le réchauffe vite fait dans le four ou dans le micro-ondes, je suis fatiguée, je laisse l’emballage, les plaques du four et l’assiette sale en vrac dans l’évier parce que le lave-vaisselle est plein et ça recommence.

    J’aime les surfaces nettes d’objets. Non seulement, c’est esthétique mais c’est plus facile à nettoyer !

    Après un mois à ce rythme, il faut avoir un sacré courage pour se mettre à récurer, frotter et gratter toute la saleté ! Même moi, je baisserai les bras parce que je ne saurai pas par où commencer !

    Faire le ménage, c’est un peu comme faire du sport. En m’y mettant petit à petit tous les jours et en y prenant du plaisir, j’obtiens des résultats facilement sur la durée. La méthode douce et régulière est ce qui fonctionne le mieux avec moi.

    En plus de mes principes de base mentionnés plus haut, j’utilise l’application Sweepy qui fonctionne un peu comme dans le jeu « The Sims » avec les barres d’état en vert quand le Sim pète la forme, en jaune quand le Sim commence à fatiguer ou à avoir besoin d’aller aux toilettes ou en rouge quand c’est trop tard : le Sim s’est évanoui de fatigue au milieu de la route ou s’est fait pipi dessus, sauf que le Sim, c’est moi, et que les barres d’état correspondent à la propreté d’une pièce dans la maison. Dieu merci, je n’ai pas (encore) besoin d’une application pour me dire de manger, de dormir ou d’aller aux toilettes ! :o)

    J’aime cette application parce que ça me motive de garder toutes les barres d’état en vert et que j’ai l’impression de jouer à un jeu en faisant le ménage. Par ailleurs, cela m’indique ce que je dois nettoyer en priorité : Aujourd’hui ce sera enlever la poussière et nettoyer les interrupteurs auxquels je ne pense jamais dans l’entrée.

  • Dimanche passé, un des invités de mon voisin de palier W. a fait une entorse à son Carême pour goûter à ma mousse au Toblerone que j’avais apportée en dessert et qui a remporté un franc succès. J’avais oublié que l’Eglise imposait le Carême strict à l’époque : abstinence sexuelle, privation de viande, parfois d’œufs et de laitage, interdiction des mariages et des plaisirs pendant 40 jours, ce qui, traduit en langage 2.0, correspondrait à 40 jours de véganisme en période de confinement.

    Il faut comprendre que depuis le Moyen-Age, la pratique a bien évolué car s’il était compréhensible qu’il ne restait pas grand-chose à manger en plein hiver pour la plupart des gens, à l’exception des nantis qui se gavaient de poissons, de castors (considérés comme des poissons puisqu’ils étaient amphibies, euh, oui) et de bernaches (qui n’étaient pas des oiseaux puisqu’elles ne se reproduisaient pas au moyen d’un œuf. Okay, il n’y avait pas de profs de biologie au temps de Jacquouille la Fripouille) pendant les jours maigres, on trouve tout ce qu’il faut de nos jours et en abondance dans les supermarchés malgré l’inflation.

    Choucroute royale
    Jacquouille la Fripouille était sot mais pas au point de confondre toute cette cochonaille pour de la poiscaille !

    Certaines personnes ont donc décidé de marquer ce temps de privation et de pénitence en choisissant volontairement de se passer de plaisirs, de sucrerie, d’alcool (Carême est l’ancêtre du Dry January :P) ou de divertissements.

    Comme je l’expliquais dans mon article précédent, Carême est pour moi l’occasion de prendre des bonnes habitudes. Il y a des choses que je fais naturellement et qui ne me coûtent aucun effort :

    • Supprimer la consommation d’alcool. Si je bois un verre de champagne ou de vin par trimestre, c’est déjà beaucoup. J’ai mis très longtemps à apprécier un verre de vin – blanc de préférence – et je trouve encore que l’alcool dans les chocolats ou dans les desserts, ça gâche tout.
    • Me passer de Nutella, bonbons, sucreries. Bizarrement, je n’ai jamais associé le sucre à quelque chose de réconfortant. Je crois que j’ai été dégoûtée à vie par tous les lapins en chocolat que je recevais à Pâques de la part de mes grands-parents, oncles et tantes et qui faisaient office de goûter, avec une tranche de pain, chaque après-midi quand je rentrais de l’école. Déjà que je ne raffole pas de pain, je vous laisse imaginer la joie que j’avais à prendre un goûter ;o) Quant aux affreuses souris de Noël en chocolat fourrées d’une improbable pâte rose dans des papiers d’aluminium argentés ou dorés, je frémis rien que d’y penser. Cela me fait le même effet que de me retrouver devant une assiette de boudin, de compote de pomme et de cornettes trop cuites (coquillettes en vf). Beurk. En fait, le sucre est plus synonyme de punition que de plaisir pour moi…
    • Arrêter la malbouffe et les fast foods. Je ne me rappelle plus quand je suis allée chez McDonald’s ou chez Burger King, même si je n’ai rien contre ces deux chaînes américaines de restauration rapide et que j’aime les frites, le Coca Zéro et le Royal Cheese Burger. Je n’y pense pas la plupart du temps.
    • Manger des fruits et des légumes. Ça, pas de souci ! Je ne pourrais pas vivre sans fruits ni légumes.
    • Ranger, trier mes affaires jusqu’à ce qu’il n’y ait aucun bazar qui traîne chez moi. Je déteste accumuler les choses et je traîne depuis peu une réputation de maniaque, hum. Je dirais que ça dépend des jours (je n’ai pas fait mon lit ce matin et Mizar et Kumba n’arrêtent pas de perdre leurs poils et de manger comme des petits cochons) mais oui, j’aime vivre dans un environnement propre et ordonné.

    En revanche, je peux m’améliorer dans ces domaines :

    • Boire toujours de l’eau. Difficile de me sevrer du Coca Zéro mais la caféine est bonne pour moi étant donné que je ne bois pas de café et que j’ai une pression sanguine trop basse. Je privilégie l’eau au restaurant maintenant.
    • Prendre le soleil tous les jours. Cela dépend parce que je ne trouve pas très amusant de marcher sous la pluie ou sur des routes verglacées… Je peux faire des efforts car s’aérer est bénéfique pour le corps et l’esprit et ce n’est rien par rapport à se baigner en hiver dans l’eau glacée d’un lac, comme le fait ma cousine Mumu, brrrr.
    • Lire 20 minutes par jour. Lire des e-mails et des articles sur Internet, ça compte ?
    • Manger à heures fixes. Je mange uniquement quand j’ai faim, donc, c’est difficile pour moi de suivre des horaires précis, mon médecin nutritionniste me dit que cela ne pose pas de problème que je prenne mon petit-déjeuner à 15h et mon déjeuner à 22h, c’est juste un peu embêtant socialement parlant :o)
    • M’entraîner 3-4 fois par semaine pendant 20 minutes. Le sport et moi, ça fait deux, mais je me suis mis comme objectif de commencer tout petit avec des exercices qui ne me demandent aucun effort et de m’y tenir tous les jours : marcher ou faire 5 abdominaux ou 5 pompes ou 1 étirement si je n’ai rien envie de faire et augmenter la charge en fonction de mes progrès. Il faut que cela reste un plaisir pour que ça fonctionne sur la durée.
    • Dormir plus de 8h par jour. Là, c’est dur, je n’aime pas me coucher comme les enfants ni me lever comme les ados :o)
    • Prendre conscience de mes pensées négatives et les transformer en pensées positives immédiatement. Pas facile tous les jours mais je suis volontaire et de nature plutôt optimiste. Je ne crois pas qu’ « on est venu sur Terre pour souffrir » comme le disait grand-papa Louis :o)
  • Quand j’ai étudié l’Histoire avec un grand H, celle d’Aménophis IV, de Charles Quint, d’Otton 1er mais aussi des Seldjoukides, mais oui, vous savez les membres de cette tribu d’origine turque de la branche des Oghouz qui a émigré du Turkestan vers le Proche-Orient au milieu du Xie siècle jusqu’à la fin du XIIIe siècle (je ne fais pas ma pédante, si je sais ça, c’est que j’ai tiré au sort le sujet sur les Croisades à l’examen d’histoire de maturité fédérale, sorte de BAC suisse, et l’expert qui m’interrogeait avait tiqué quand j’avais parlé des « Turcs Seldjoukides ». Il m’avait demandé de préciser ce point, ce que j’avais trouvé gonflé sachant qu’on avait dû réviser toute l’histoire de l’humanité depuis le Paléolithique, que c’était déjà assez compliqué comme ça de me rappeler les dates principales et les faits marquants des Croisades sans avoir à détailler les origines ethniques ni les arbres généalogiques de tous les acteurs en présence ! J’ai dû lui donner une réponse satisfaisante car j’ai obtenu un 6/6 :o)), je me suis demandé comment les gens de la vie de tous les jours, soit tous ces anonymes qui n’ont laissé aucune trace de leur passage dans les manuels ni sur Wikipedia, traversaient les périodes ravagées par les guerres, les disettes et les pandémies mondiales comme la peste noire, la suette anglaise, le choléra, la variole, le typhus, la grippe espagnole et la Covid-19.

    Maintenant, je sais et je dois dire que cela ne se passe pas trop mal pour moi parce que j’ai la chance de capter la 5G de n’avoir pas encore perdu de proches à cause de ce f**tu virus de mes deux. Je croise les doigts.

    Lors du Grand Confinement de 2020, pire récession économique depuis la Grande Dépression de 1929, ma copine et Moi avons commencé à cuisiner ensemble des plats du terroir. D’abord pour des raisons pratiques parce qu’il est difficile de s’envoyer une pleine marmite de choucroute tout seul, ensuite parce que les établissements étant fermés et les rassemblements limités, c’était une manière pour nous de créer un minimum de lien social.

    Cette fin de semaine, nous avons préparé un papet vaudois et une tarte au nillon ou nion et pommes caramélisées que l’on prononce « ni-hon » et pas « gnion » comme moi, deux spécialités du Canton de Vaud. Vous trouverez facilement la recette du papet vaudois sur Internet ainsi que celle de la tarte au nillon de noix et pommes caramélisées du Chef doublement étoilé Stéphane Décotterd du Pont de Brent, que l’on prononce « Brun » pas « Brent » comme cela s’écrit (décidément, le vaudois oral, c’est compliqué ;o)).

    Trouver des oignons, des pommes de terre et des poireaux que ma copine Madame prononce « porreaux » en cette saison n’est pas difficile, ça l’est un peu plus pour les saucisses aux choux et le nillon qui est du tourteau de noix en français de France. C’est à la Foire de Brent « Brun » que j’ai découvert un bloc de nillon « ni-hon », une spécialité de Suisse Romande issue du pressage des noix, que l’on peut croquer tel quel si l’on a des bonnes dents ou utiliser sous forme de poudre en pâtisserie dans des gâteaux ou en crumble.

    Pour la tarte, j’ai réalisé pour la première fois une pâte sucrée qui était tellement simple à préparer au Thermomix que je me suis dit que je n’achèterai plus jamais de pâte à tarte de ma vie. La seule variante que j’ai apportée à la recette du Chef Décotterd est que j’ai remplacé le sel par de la fleur de sel de Madagascar. La tarte n’est donc pas totalement IGP, comme une des saucisses aux choux qui venait de l’excellente boucherie Blanc à Châtel-Saint-Denis dans le Canton de Fribourg contrairement à celle de la boucherie Suter que j’ai trouvée dans l’épicerie Minestrone à Montreux.

    « Alors, ça goûte quoi ? » me demanderaient les Canadiens et les Belges francophones.

    Le papet vaudois goûte la pomme de terre écrasée et le poireau « porreau » cuits dans de l’eau et du vin blanc mélangés à du hachis de saucisse épicé avec du chou aigrelet, apportant un jeu de texture et de mâche, qui seraient réveillés par un trait de vinaigre en fin de cuisson pour l’acidité, L’ensemble est visuellement peu attrayant et ferait un bon sujet pour une revisite dans Top Chef ;o)

    Quant à la tarte au nillon et aux pommes caramélisées, j’ai été agréablement surprise par la légèreté de la mousse de nillon de noix que je pensais être un vrai « étouffe-chrétien » mais ce n’est pas un dessert qui me ferait me relever la nuit. Je n’apprécie pas forcément toutes les spécialités du terroir, même si je les trouve intéressantes, et préfère de loin une bonne tarte aux pommes traditionnelle.

    La prochaine fois avec ma copine Madame, on s’attaquera à la fondue et aux meringues à la double crème de Gruyère, spécialité du Canton de Fribourg, qui n’est pas de la crème de fromage, mais une crème tellement riche (45 % de matières grasses), épaisse et onctueuse que ceux qui n’en ont pas goûtée ne connaissent pas encore tous les plaisirs de la vie ! Imaginez la texture crousti-moelleuse d’une belle meringue suisse associée à la Rolls de la crème qui affleure à la surface du lait entier de vaches après la traite et vous aurez une idée du côté sublime de ce dessert.

    Papet vaudois et saucisse aux choux.
    Tarte au nillon de noix et pommes caramélisées, the Merry Mango et Perceval le chat.