Vivre dans un cocon no. 1 et no. 2

J’ai une amie extraordinaire qui me fait rêver quand elle me parle de son cocon. C’est l’endroit où elle vit et où elle se sent le mieux au monde ! Elle a fait de son logis un endroit où elle se détend et où elle prend soin d’elle – elle s’excuse parfois au téléphone pour me dire qu’elle doit enlever le masque capillaire qu’elle a posé – et je sais qu’elle a toujours des fromages et des petites choses à grignoter pour ses « pique-niques » devant ses séries préférées.

Je lui dis souvent que j’adore son concept de faire de son chez soi un cocon et il est temps pour moi de vivre et de profiter de mes domiciles plutôt que de déménager constamment ! C’est bien de construire un chalet à la montagne et d’avoir acheté un appartement à Montreux, c’est encore mieux de les investir et d’y habiter vraiment !

J’avais un rêve quand j’étais enfant, qui était d’acheter une petite maison où un refuge où je serais bien, une mansarde à la Princesse Sara, selon le roman éponyme de Frances H. Burnett, qui est ma madeleine de Proust : « une pièce avec un lit douillet, une cheminée, une petite table avec deux chaises, de l’argenterie et de la vaisselle en porcelaine, une lampe qui diffuse une lumière rose, des couvertures et de la fourrure en abondance, une étagère pleine de livres, un service à thé, un vase avec un petit bouquet de fleurs, une fenêtre donnant sur les toits, de la soupe chaude, des sandwiches et un paquet de petits gâteaux d’un grand chef pâtissier ».

A l’exception de la lampe qui diffuse une lumière rose, une étagère pleine de livres (je lis en numérique) et une fenêtre donnant sur les toits (j’ai nettement mieux, j’ai des grandes fenêtres donnant sur le cirque des montagnes au chalet et une vue imprenable sur le lac Léman à Montreux), j’ai acquis mes refuges et mes « mansardes » mais je n’en ai pas encore fait mes cocons.

J’aime cette photo de l’hiver dernier au chalet. Il faisait beau, Kumba était heureux de prendre l’air sur le balcon et j’étais en train de me préparer une fondue que j’allais déguster en contemplant le paysage enneigé !

Je suis constamment en train de réfléchir à la décoration intérieure : je veux refaire la salle de bain, installer une buanderie, commander une penderie sur mesure pour la deuxième chambre, remplacer le meuble TV et la table basse du salon et demander à un menuisier de réaliser des meubles de rangement pour l’entrée à Montreux, aménager l’entrée et les chambres, m’occuper du jardin au chalet, etc., et j’oublie que j’ai tout le temps pour le faire et que je peux investir mes lieux de vie, même s’ils sont encore parfaitements imparfaits à mes yeux.

Je ne regretterai jamais d’avoir acheté mon appartement sur la Riviera. Cette vue qui n’est que partielle sur le lac Léman est époustouflante de beauté !

Je vais donc faire avec ce que j’ai et m’intéresser davantage à mon intérieur ces prochains temps sur mon blog. Je vais également me creuser la tête pour savoir ce que représente un cocon pour moi.

Règle du cocon no 1. Vivre dans un intérieur propre.

Pour commencer, la vue, l’espace et la lumière naturelle sont primordiaux pour moi. Ensuite, j’ai besoin de vivre dans un intérieur propre, clair et rangé. Je déteste les bibelots, l’entassement des objets même si j’apprécie les cabinets de curiosités chez les autres (je suis trop minimaliste dans l’âme pour conserver des objets hétéroclites et pas collectionneuse pour un sou) et j’aime les surfaces nettes que je prends du plaisir à nettoyer et à entretenir une heure par jour environ.

Aujourd’hui par exemple, je me suis occupée de la cuisine. J’ai lancé le lave-vaisselle, nettoyé les porte-écuelles des chats qui mangent leur pâtée comme des petits porcs, détartré le robinet, lavé l’évier et les plans de travail et mis les torchons dans le panier de linge sale. Je me rends compte qu’il est très gratifiant de faire le ménage pour soi mais je suis sûre que je détesterais le faire pour les autres. Passer après Monsieur pour débarrasser ses miettes et ramasser ses chaussettes, très peu pour moi ! Je ne suis pas une boniche !

Régle du cocon no 2. Vivre avec style et élégance.

Je cuisine uniquement des produits frais, c’est pour ça que mon réfrigérateur est toujours vide. J’achète aussi les quantités nécessaires et m’arrange pour consommer les restes dans les jours qui suivent avant de faire les courses pour éviter le gaspillage alimentaire.

Je me suis également versé un verre de jus de tomate dans un mug en verre que j’ai agrémenté d’une tranche de citron. Pour moi, l’esthétique et le sens du détail sont importants, même si je suis seule à la maison. Il en va de même quand je cuisine, je tiens à dresser mes préparations et à m’asseoir à table pour déjeuner correctement. J’ai une collègue chicissime qui conserve dans le tiroir de son bureau une boîte contenant un couteau, une fourchette, une cuillère et une serviette en tissu qu’elle déplie sur ses genoux avant chaque repas à la cafétéria. Les mets n’ont pas la même saveur quand ils sont bien présentés que lorsqu’ils sont jetés à la hâte dans une assiette ou, pire, mangés directement dans leur barquette en plastique ou en alu.

Emménager

Après mes articles partir, déménager, il me semble logique de parler d’emménager :o) Hé bien, je suis un peu submergée en ce mois de juin ! J’ai la même sensation que lorsque j’ai réussi ma « matu » (= examen fédéral de maturité, sorte de BAC en Suisse) : j’étais soulagée de l’avoir, plein de personnes m’ont félicitée mais je ne savais pas encore quelles études je voulais faire.

Pour plus de clarté, aussi dans ma tête, je vais lister tout ce qui s’est passé depuis le 1er juin, date de la remise des clés de mon chez moi à Montreux où le courtier m’a offert une bouteille de vin rouge de la région avant de passer chez le notaire signer la réquisition de transfert au Registre foncier et les derniers documents concernant l’achat de mon appartement.

  • Le transport et le nettoyage de mon appartement à Lausanne ont été réalisés par FRES Déménagement à Genève qui a été fantastique du début à la fin : estimation des devis sur place par le patron, envoi des contrats parfaitement détaillés jusqu’à la fourniture du papier d’emballage et des rouleaux de scotch plus une copie des certificats d’assurances RC et de transport, réceptionniste super gentille, réactive et efficace, équipe de trois déménageurs aimables, rapides et compétents (j’ai des meubles lourds de designers compliqués à monter et à démonter) et nettoyage impeccable pour l’état des lieux. Je repasserai par eux si je dois déménager à nouveau, ce qui ne devrait pas être le cas dans l’immédiat mais je n’ose plus me prononcer sur le sujet ! Quant aux prix, j’ai payé CHF 1’292.40 pour le transport (là où d’autres m’ont demandé CHF 645.- (?!) et CHF 2’000.-, un forfait sans aucune explication) et CHF 592.35 pour le nettoyage d’une surface de 60 m2 + terrasse, soit un total de CHF 1’884.75 pour le chargement d’un camion et le transport de Lausanne à Montreux, ce qui pour moi est très correct par rapport aux autres devis que j’ai reçus.
  • J’ai défait tous mes cartons et rangé les contenus dans les placards de la cuisine et de mon armoire trois portes. A Lausanne, j’avais une armoire encastrée à l’entrée, mon armoire trois portes et les placards de la cuisine qui était plus petite. Je craignais de manquer de rangement, mais non, j’ai encore des espaces disponibles et m’interroge sur le fait de vouloir un dressing et une autre armoire à l’entrée alors que je n’en ai pas besoin a priori…
  • J’ai mis 10 minutes à chercher ma cave qui se trouve au même étage que mon appartement, ce qui est très pratique pour stocker la litière pour les chats et les boissons ! Elle est dissimulée derrière ce qui ressemble à une porte d’armoire.
  • Le 15 juin, je suis allée au rendez-vous pour l’état des lieux de mon appartement lausannois afin de rendre les clés et la carte de la lessive. Les nouveaux locataires m’ont demandé d’enlever la chatière mais ils gardent le filet de sécurité parce qu’ils ont un chien. Etant donné que le filet a coûté CHF 1’700.- et qu’il est encore sous garantie pendant 2 ans, j’aurais pu leur demander de m’en payer une partie mais j’étais trop contente de m’en débarrasser. Les frais pour l’enlever leur reviendront si les locataires suivants ne souhaitent pas le garder.
  • J’ai organisé un apéritif, un brunch, un goûter et des dîners chez moi. Le cocktail du mois est le Mojito classique ou le Mojito aux fraises : de la menthe, du sucre brun, du rhum, des fraises si j’en ai, des glaçons et des citrons verts et c’est parti !
  • J’ai accueilli la petite Mizar, ma chatonne de trois mois trop chou, moitié Maine Coon et moitié Persan, dans un maelstrom d’événements et autant d’émotions ! Ce qui devait être un brunch tranquille avec ma Roumaine pour souhaiter la bienvenue à Mizar s’est transformé en party improvisée avec l’arrivée de Dani, son mari et sa fille, l’amie de ma Roumaine et une VIP internationale qui est venue boire le thé sur mon balcon !
  • J’ai acheté trois lampes pour le séjour, l’entrée et ma chambre et me déciderai plus tard pour la deuxième chambre, le hall et la cuisine. J’ai également acheté une étagère à coller dans ma salle de bain en attendant de la refaire entièrement, une TV Samsung 75’’ 8K, un lave-linge et un sèche-linge V-Zug Sibir et des coussins pour mon canapé dont je vous parlerai plus tard dans mes articles « un achat par semaine ».
  • J’ai exploré Territet et Montreux à pied pour chercher une boîte aux lettres et les conteneurs pour recycler le verre. Sur le chemin, j’ai découvert la Vieille Ville qui est très jolie ainsi que l’épicerie asiatique « Chez Thoa » qui est aussi bien achalandée que Thao ou Kim Dung à Lausanne.
  • J’ai fait la connaissance de mes voisins qui sont très sympathiques. La résidence est à moitié vide car la plupart des propriétaires sont étrangers et vivent dans leurs pays respectifs : Allemagne, Danemark, etc.
  • J’ai localisé mes différents points de ravitaillement, à savoir le Forum, le centre commercial de Montreux, Migros et Coop et le Minestrone, une super épicerie, boucherie et laboratoire de pâtes fraîches, ai dîné à la Rouvenaz et à l’Eléphant blanc à Territet. J’ai aussi la chance d’être située à 4,5 km de la grande zone commerciale de Villeneuve avec Pfister, Maisons du Monde, Lumimart, Qualipet, Otto’s, Conforama, Hornbach et j’en passe.

Je ne regrette pas une seconde d’avoir quitté mon ancien appartement à Lausanne. Je ne l’ai pas dit aux nouveaux locataires, mais il est sombre et humide en hiver, obligeant de vivre avec la lumière électrique constamment allumée, ce qui est loin d’être le cas de mon chez moi à Montreux, un nid d’aigle orienté plein sud, où je suis entourée de lumière naturelle.

Une collègue m’a conseillé de prendre le temps de bien m’installer avant de décider des changements à faire et des travaux à entreprendre dans mon appartement. C’est important de passer quelques instants à y vivre et à ne rien faire pour savoir ce qui m’est utile et indispensable. Par ailleurs, comme je suis vraiment « chez moi », chose que j’ai encore de la peine à réaliser, rien ne presse.

En tout cas, je trouve que mon appartement est beau et me convient à la perfection. La vue, qui est un élément important pour moi, est sublime comme au chalet et c’est une bénédiction de me lever chaque matin pour contempler tant de beauté sous mes yeux, même quand la météo est pourrie.

Avec mes 108 m2 de surfaces habitables plus mes 20 m2 de balcon pour une personne, je suis loin du petit habitat prôné par les minimalistes et Dominique Loreau mais cet espace est raisonnable pour que je puisse l’entretenir sans avoir besoin d’y passer des heures ou d’engager une femme de ménage. Je n’ai pas envie de travailler comme une folle ou de manger des pâtes tous les jours pour rembourser une hypothèque (= j’ai acheté mon appartement en fonction de mes moyens) ni de m’encombrer de choses ou de courir les magasins pour décorer un intérieur plus grand et plus luxueux. Je veux profiter de mon logis pour vivre au calme, dans la sérénité, l’ordre et la propreté, me balader au bord du lac et dans la forêt tout autour, sentir l’air frais, profiter de la couleur changeante du ciel, déjeuner sur les quais fleuris de la ville, aller au Festival de Jazz en été et au marché de Noël en hiver.

J’aime mon appartement car il m’offre une qualité de vie et une sécurité pour l’avenir, un endroit à moi pour me réfugier en cas de chômage, de problèmes financiers, familiaux, sentimentaux et je vais le traiter comme un véritable ami qui m’apporte du confort, du bien-être, de l’énergie positive, de l’intimité, de la convivialité et de l’émerveillement constant pour tout ce qui touche à la joie de vivre !

Ma petite Mizar de Flaminia. Elle est aussi gentille, douce et sociable que Kumba ! Les deux adorent les humains et cherchent le contact. Mizar ronronne fort dès qu’on la touche. Je n’ai jamais vu ça avec Kimchi et Izzi qui avaient peur des inconnus.
Il y a un côté très méditerranéen à Montreux. La végétation avec les grands ifs y est pour beaucoup !
La fête battait son plein sur la terrasse de la villa d’un millionnaire où l’on aperçoit les lampions allumés. Je suis dans un quartier de résidences qui portent toutes un joli nom. J’aime que les maisons portent un nom et pas juste un numéro de rue.

Changer de compte Instagram : @koyangi2021

Edit du 5 mai 2021 : mon compte @koyangibacalhau a été rétabli et je vous invite à m’y rejoindre ! Il paraîtrait que quelqu’un l’aurait signalé à Instagram qui n’y a heureusement rien vu de licencieux… (?)

Samedi dernier, j’ai eu la désagréable surprise de voir mon compte @koyangibacalhau suspendu sur Instagram alors que j’étais en train de poster une Story avec les informations pour adopter un chat Devon Rex que j’avais vu chez ma vétérinaire. Un pop-up est apparu m’informant que mon compte a été désactivé et que je recevrai la raison dans les 24 heures, message que j’attends encore.

Instagram a pris différentes mesures pour détecter les abus graves, comme l’incitation à la haine, la publication de contenus illégaux ou d’images de nudité (j’ai entendu dire que certains comptes avec des photos de nus artistiques ont aussi été bloqués…), ce qui est tout à fait dans ma ligne éditoriale ;o) mais aussi pour des « infractions » mineures comme l’envoi de trop nombreux messages DM, de nombre de « like » trop important au cours des dernières 24 heures et l’utilisation de certains hashtags comme #todayimwearing, #valentinesday, #workflow, #gloves, #eggplant (pourquoi les mots gants et aubergines sont-ils bannis ? Mystère…), etc.

Quand c’est gratuit, c’est nous le produit ! Le contenu que nous publions sur Instagram/Facebook et autres réseaux sociaux ne nous appartient pas et c’est important que l’on s’en rappelle.

J’ai lu que c’était un peu la croix et la bannière pour récupérer son compte ou plutôt un jeu de patience. On peut contacter le service support au moyen de différents formulaires qu’on doit répéter si l’on ne reçoit aucune réponse après plusieurs jours. Certains ont même contacté des personnes travaillant chez Facebook ou chez Instagram sur LinkedIn pour recevoir de l’aide !

Autant je peux comprendre que récupérer son compte est primordial lorsqu’on a pris du temps à construire une communauté de plus de 20’000 followers et que l’on est rétribué par des marques pour faire la promotion de leurs produits, autant je ne vais pas trop me prendre la tête pour récupérer mon compte de 632 followers. Ceux qui apprécient vraiment mes posts me suivront sur mon nouveau compte @koyangi2021 et je me réjouis de leur consacrer davantage de temps pour renforcer les liens existants au sein de ma mini communauté.

« Mais enfin, Stéphanie, ce n’est pas fait pour ça les réseaux sociaux ! Tu dois faire du chiffre et produire du contenu gratuitement en laissant tous tes droits à une firme qui s’enrichit sur ton dos ! » (si après ça, je ne suis pas blacklistée, moi… Mais je ne suis pas une influenceuse, ouf ! ;o)).

Cette mésaventure me conforte dans l’idée qu’une page se tourne définitivement pour moi. Sans parler du déménagement dans un mois, j’ai réussi à me débarrasser du T-shirt de Lui que je portais depuis le début de notre rencontre et qui était en train de tomber en morceaux et j’ai reçu un appel de Monsieur le gestionnaire de fortune, qui s’occupait de mes parents et qui m’a énormément aidée pour l’achat de mon appartement à Montreux, m’informant très gentiment qu’il avait été promu à une fonction supérieure et qu’il me confiait aux bonnes mains de son successeur.

Bien sûr que j’éprouve une certaine forme de résistances au changement comme tout primate qui se respecte (cf. théorème des singes sur la puissance du conditionnement), mais cela fait un moment que j’ai dépassé le déni, la tristesse et la peur pour me tourner vers le renouveau.

Merci à toute ma fidèle communauté sur les réseaux sociaux d’être là ! Vous êtes une richesse pour moi tous autant que vous êtes ! ❤

Se divertir

A partir du 19 avril, la Suisse assouplit ses mesures contre le coronavirus et autorise la réouverture des terrasses des bars et des restaurants jusqu’à 23h (il faudra s’habiller chaudement, sortir ses moon boots et commander de la fondue car les températures annoncées la nuit à Lausanne sont comprises entre 4 à 6 degrés), les établissements de loisir et de culture (les musées et les magasins sont ouverts depuis le 1er mars), les salles de sport et de fitness, les cinémas, etc., avec des restrictions concernant le nombre de personnes au cas par cas.

Depuis le 13 mars 2020, hormis quelques repas sur les terrasses des restaurants l’été passé, je n’ai pas voyagé ni ne suis allée dans aucun de ces espaces récréatifs. J’attends que la situation retourne à la normale. On peut se plaindre légitimement des privations et des restrictions à la liberté individuelle (un concept qui n’existe pas en Asie), mais j’ai profité de ce moment historique pour réfléchir sur les activités que j’aimais faire pour me distraire à la maison.

Pour commencer, j’ai peut-être moins souffert du confinement que bon nombre de personnes car j’avoue qu’avant la pandémie, je n’en pouvais plus de la fréquence de mes voyages autour du monde, que ce soit pour le travail ou pour les vacances. Mon rêve était de passer mes vacances chez moi, un vœu qui a été largement exaucé ! :o)

J’ai enfin pu prendre le temps de me poser – quoique ce n’est pas tout à fait exact, puisque je prépare mon deuxième déménagement en moins d’une année – pour profiter de mon « petit » Kumba que j’ai vu grandir de 1,2 kg à 5,5 kg et pour découvrir que j’aimais tricoter en regardant des films et des séries à la TV, cuisiner pour moi et pour mes proches, m’inventer n’importe quel prétexte pour marcher et me balader même dans le froid, discuter pendant des heures à deux, être plus complice avec ma famille et mes amis en passant des instants privilégiés avec eux, faire des grasses matinées, mettre de la musique et danser sans me préoccuper de savoir si je suis en rythme ou pas (surtout ou pas), écouter des podcasts dont je ne me rappelle jamais avant de m’endormir parce que je suis trop fatiguée, manger des gâteaux et boire des bulles de champagne ou de Coca Zéro.

En revanche, je n’arrive toujours pas à me concentrer suffisamment pour lire et je n’ai pas repris mes jeux vidéos.

J’aime aussi me préparer un chocolat chaud et un jus de fruits frais le matin, prendre un long bain en pensant à rien, rêvasser en me disant que je n’ai plus rien à jeter, ni à ranger ni à acheter, réaliser des tutos de maquillage et rigoler, déjeuner et bruncher dans le jardin quand le temps le permet.

Je ne serais pas tout à fait moi si je ne m’inventais pas toute sorte de projets mais j’ai réalisé que je pouvais être profondément heureuse toute seule. Je ressens parfois ce que j’appelle des shoots de bonheur pur : je suis assise tranquillement à ne rien faire et je suis envahie tout à coup d’un sentiment profond de bien-être et de gratitude, qui ne dépend ni des circonstances ni de l’endroit où je vis (oui, c’est de la bonne ! ;o)).

Ce qui est bien, c’est que toutes ces activités sont gratuites ou presque. Je me réjouis bien sûr de pouvoir faire la fête en troupeau et « de me lâcher » bientôt mais je sais aussi que ces moments de joie simple et de tranquillité d’esprit sont importants pour moi.

Pour ma première sortie, j’ai envie d’aller à Plateforme 10, le nouvel espace artistique de la ville de Lausanne rassemblant le MUDAC, le musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, les fondations Félix Vallotton et Toms Pauli et le musée de la photographie de l’Elysée. J’en parlerai à ma Danoise que je dois appeler cet après-midi.

Déménager

Il y a 8 mois, j’écrivais l’article Partir et en le relisant, je me suis dit que j’avais fait beaucoup de chemin. Non seulement mon appréhension de vivre seule après 14 ans de vie de couple était infondée, mais mon impression que je partais pour le meilleur s’est vérifiée. Comment pouvais-je envisager 8 mois plus tôt que j’allais trouver et acheter mon chez moi à Montreux en 15 jours ? Je savais que mon appartement lausannois était un lieu de transition mais je pensais y rester plus longtemps sinon, je n’aurais pas pris la peine d’investir dans un filet de sécurité ni dans une chatière pour Kumba !

8 mois plus tard, je m’apprête à nouveau à mettre des cartons dans les cartons pour déménager. Je pourrais reprendre exactement la même photo pour illustrer mon nouvel article, sauf que Kumba a grandi et s’intéresse désormais plus à trouver une femelle qu’à voler les emballages de viande dans le sac à ordures.

Je n’arrive pas encore à me réjouir d’être enfin chez moi, car j’ai du mal à réaliser ce qui s’est passé (c’est trop tard, ma petite !) et je n’arrive pas encore à me projeter dans les murs de mon appartement que je n’ai vu qu’une demi-heure. Je sais en revanche que le déménagement me barbe déjà parce que j’ai plein de choses à faire :

  • Faire trois appels d’offre à des entreprises de déménagement (je n’ai jamais fait appel aux amis parce que je trouve que ce travail est dur et ingrat et je serai gênée de le leur demander).
  • Etudier les devis d’entreprises de nettoyage. Danijela, la patronne du salon de coiffure Red Room, m’a proposé les services d’une ancienne diplômée de l’ECAL, l’école d’art que j’ai suivie, qui a besoin d’argent mais je vais quand même contacter des professionnels, ne serait-ce que pour connaître le montant de leur prestation.
  • Publier une annonce sur les sites dédiés à la location de biens immobiliers pour trouver au moins une personne solvable d’ici au 15 juin et assurer les visites. Si j’avais su, j’aurais fait une copie d’écran de l’annonce pour l’appartement afin de n’avoir pas à refaire le texte et les photos…
  • Contacter le copain assureur afin de savoir que faire avec les polices d’assurances que j’ai contractées et les adapter au besoin par rapport à ma nouvelle situation.
  • Me renseigner sur mon abonnement TV et Wifi pour savoir si je dois le résilier ou si je peux le conserver.
  • Annoncer mon départ à la Commune de Lausanne et mon arrivée à la Commune de Montreux.
  • Remettre mon appartement en état : reboucher les deux minuscules trous au mur où j’ai accroché les tableaux et contacter le vitrier et la société qui a installé le filet de sécurité dans le jardin si le nouveau locataire n’a pas de chat (je croise les doigts pour qu’il en ait un !).
  • Informer les services industriels de mon nouveau domicile (activation des services).
  • Procéder aux changements d’adresses. J’ai organisé la réexpédition de mon courrier auprès de La Poste depuis Pully à Lausanne mais je ne sais pas s’ils peuvent le faire depuis Pully, Lausanne et Montreux ?
  • Emballer mes affaires. Heureusement, je n’ai pas de tri à faire ! J’aimerais bien me débarrasser de ma table basse en bois et en cuir Natuzzi et de mon meuble TV (j’ai un pied à la cave, mais où ranger les boîtiers et les fils pour raccorder la TV et le Wifi ?) mais je préfère m’installer d’abord dans mon nouvel appartement et m’occuper ensuite de la décoration. De toute façon, j’ai besoin d’une table basse et j’aviserai pour le meuble TV. Je ne suis pas non plus attachée au tapis sous ma table en céramique Roche Bobois mais Kumba a décidé que c’était son griffoir géant… Autant qu’il l’use plutôt qu’il fasse ses griffes sur un tapis neuf acheté à grands frais.
  • Faire l’état des lieux de sortie avec la régie et rendre les clés et en finir à jamais avec le monde de la location !

J’espère que je vais rester plus de 8 mois dans mon nouveau chez moi cette fois mais je ne parierai sur rien parce que le changement est là ! :o)