Les chroniques de Koyangi

Bonjour et bienvenue sur mon blog, mon petit coin du web où je partage mes réflexions, découvertes, passions et tranches de vie. Cet espace est à la fois un carnet de bord personnel et un espace d’expression libre, sans filtre ni prétention. Ici, vous trouverez des billets sur des sujets qui me tiennent à cœur – qu’il s’agisse de voyages, de culture, de cuisine, de développement personnel, de coups de cœur ou de simples moments du quotidien. J’écris comme je pense, avec sincérité, curiosité et parfois une pointe d’humour. Merci de votre visite et à très bientôt sur le blog !

  • J’ai été récemment questionnée sur Facebook sur mes achats à la boutique Marciano à Lisbonne, Marciano/Guess étant considéré comme « voyant, bling bling, parfois vulgaire et de très mauvaise qualité » alors que je suis supposée « détester la Fast Fashion, aimer les jolies choses et les marques de luxe ».

    En préambule, je tiens à préciser que je n’ai pas (trop) mal pris cette réflexion. Je ne peux pas plaire à tout le monde et c’est okay. Cependant, je crois avoir suffisamment répété sur mon blog que je n’étais pas une référence ni un modèle à suivre et que chacun est libre de faire ce qu’il veut et/ou peut de sa vie, pour que l’on ne me prête pas des intentions qui ne sont pas les miennes.

    Ceci étant dit, j’assume sans rougir tous mes achats chez Marciano pour les raisons suivantes :

    Marciano/Guess, c’est voyant, bling bling et vulgaire. Tous les goûts sont dans la nature ! Je ne peux guère me prononcer sur le sujet étant donné que je n’ai pas pour principe ni pour métier de juger les gens sur leur apparence physique ou sur leurs éventuels « fashion faux pas ». Par ailleurs, si je concède volontiers que mes MBT, mes Birkenstock et mes KyBoots sont d’une laideur remarquable, je revendique le droit de sortir en panoplie intégrale de cagole si je le souhaite. Quant aux marques de luxe, elles ne sont pas toujours synonymes de « bon goût » ni « de chic absolu », Céline, qui est une marque que j’adore, a commis d’étranges escarpins en fourrure pour le printemps 2013 ou encore des ballerines à talon pour cet été qui me laissent perplexe, mais c’est mon avis. Il y a du bon et du mauvais partout ! Guess peut même faire dans la sobriété, c’est dingue, non ? Okay, il faut chercher longtemps ;o)

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    Céline SS2013 (c) Internet. Je me demande combien d’escarpins en fourrure ils ont vendu cette année-là
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    Photo (c) Internet. On ne peut pas reprocher à Céline le manque d’originalité ! ;o)

    Marciano/Guess, c’est de la très mauvaise qualité. J’ai passé en revue les robes que j’ai achetées chez Marciano et n’ai rien vu qui pourrait confirmer cet avis d’une manière empirique : les étoffes sont finement doublées pour la plupart, les étiquettes sont cousues avec soin et pas simplement prises dans l’ourlet avec un zigzag simple, les fermetures éclair sont surmontées d’un petit rivet discret aux encolures, etc. Quant aux Viivi Ankle Boots Marciano, même si la chaussure est étroite et le talon aiguille très haut, elles sont incroyablement plus confortables que mes Louboutin. Attention, je n’affirme pas que toute la production de Marciano/Guess est de qualité ni que les marques de luxe sont exemptées de défaut de fabrication : après un mois, un ami a pu dire adieu à sa ceinture (B*berry ou Louis V., je ne m’en rappelle plus mais je lui demanderai et éditerai mon article en fonction de sa réponse), d’où l’importance de vérifier la qualité par soi-même et ne pas se fier à une « réputation » bonne ou mauvaise.

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    Mes bottines vulgaires de cagole : Viivi Ankle Boots Marciano (c) Internet

    Je déteste la Fast Fashion. Il ne me semble pas avoir écrit un jour que je haïssais la Fast Fashion mais que j’évitais certaines chaînes de vêtements low cost pour plusieurs raisons, les principales étant qu’on trouve les mêmes enseignes partout dans le monde (quel intérêt d’acheter en Malaisie ce que je peux acheter en Suisse ?) et surtout parce que j’ai été bouleversée par les +/- 1’135 personnes qui ont perdu la vie et les +/- 2’000 blessés dans l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, en majorité des femmes et des enfants qui se trouvaient dans la garderie de cet immeuble de confection textile. Si en début d’année, « nous étions tous Charlie » et écoeurés, avec raison, par le lâche assassinat de 12 personnes et de 11 autres blessées pour des dessins de presse, je peine à comprendre comment on peut accepter aussi facilement qu’un millier de personnes puissent mourir pour des vêtements et continuer à consommer comme si de rien n’était. La situation semble cependant avoir évolué avec la création d’un fonds pour venir en aide aux victimes et à l’exception de Benetton, Auchan et Carrefour qui refusent toujours d’y participer, je n’exclus pas d’acheter désormais des vêtements chez H&M/Cos et Inditex/Zara même si ce n’est pas prévu dans l’immédiat car j’ai d’autres priorités. Bien sûr, la situation est plus complexe que cela et je vous invite à consulter le site Clean Clothes Campaign pour obtenir des renseignements supplémentaires. Pour en revenir à Marciano/Guess, même si ses fondateurs ont des « goûts de ch*otte » ;o), ils n’en sont pas moins altruistes puisqu’ils ont créé la Fondation Guess en 1994 pour soutenir aussi bien la cause environnementale qu’humanitaire. Ils aident financièrement plusieurs associations comme Best Friends Animal Society, Environmental Media Association, Make-a-Wish, Feed the Children, Susan G. Komen Breast Cancer Foundation ou encore l’association Peace Over Violence pour Denim Day aux USA et bientôt en Europe qui encourage la population à porter un jean un jour dans l’année pour protester contre toutes formes de violence et d’abus sexuels. Rien que pour ça, j’irai acheter un jean chez Guess (un sobre, promis ! ;o)).

    Pour finir, Marciano, Guess ou pas Guess, je me sens à l’aise avec mon statut de « bobo bourgeoise vulgaire » (ça en fait des qualificatifs ;o)) et continuerai probablement à faire plein de fautes de goût pour mon plus grand bonheur ! Pour le reste, ce n’est pas important, après tout, ce ne sont que des vêtements…

  • A quelques jours des fêtes de Pâques, je l’avoue, j’ai raté mon Carême 2015. Il faut dire qu’il avait bien mal commencé avec un week-end en amoureux post Saint-Valentin à Lisbonne où je n’ai pas réussi à contenir ma frénésie d’achats dans la boutique Marciano au centre Colombo ni à me contenter d’une modeste soupe pour tout repas dans les exquis restaurants de la ville.

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    Mes T-shirts « qui me procurent de la joie » (sic) pliés selon la méthode Marie Kondo. C’est joli, esthétique (en réunissant mes hauts, je me suis rendu compte qu’ils s’accordaient tous dans une harmonie de blanc, de gris souris et de rose layette ;o)) et pratique. Le rangement vertical permet d’avoir une meilleure vision de ce que l’on possède et permet de gagner une place folle dans l’armoire ! A présent, je ne suis pas sûre d’adhérer aux réflexions de Marie Kondo qui dit que « Lorsque vous ne les (les vêtements) portez pas, imaginez qu’ils sont en vacances » ! Et quand on les lave, ils sont dans un Jacuzzi au Spa, c’est ça ? ;o)

    J’ai cependant quelques points positifs à mon actif en ce qui concerne le ménage de printemps. Tout d’abord, le désencombrement ne me concerne plus car je n’ai plus d’objets personnels superflus hormis quelques rares affaires à donner, à envoyer ou à recycler. Je m’emploie désormais à « aimer » mes chaussettes et mes vêtements en les pliant avec soin selon la méthode de Marie Kondo qui a écrit un guide sur la « Magie du Rangement ». A ce propos, je suis fière de moi car je n’ai pas couru l’acheter de suite en librairie quand il est sorti. Les ouvrages de Dominique Loreau et les informations sur Internet (articles et vidéos explicatives) me suffisent, puis, je ne fais qu’appliquer le principe no 1 de la nouvelle gourou japonaise du rangement : faire le vide chez soi ! :o)

    En parlant de principes, passons en revue les 10 commandements de la « papesse du rangement » livrés par Le Nouvel Obs qui me suffisent pour me faire une idée :

    1. La méthode KonMari tu appliqueras. C’est un peu la base si on veut suivre cette méthode, non ? ;o)
    2. Une fois pour toutes tu rangeras. Marie Kondo ne suit pas les préceptes du Kaizen puisqu’elle préconise de ranger d’un seul coup… sur 6 mois. J’y vois comme une légère contradiction, puis, je n’ai pas assez d’affaires pour consacrer 6 mois à les ranger.
    3. Des sacs-poubelle de 45 litres tu rempliras. En Suisse, nous avons des sacs-poubelle de 17, 35, 60 et 110 litres mais pas de 45 litres, ça part donc mal ;o) Et à CHF 20.- les 10 sacs de 35 litres (taxe au sac), je conseillerai plutôt le recyclage. Quant à jeter tous les papiers administratifs, c’est un très mauvais conseil même si l’envie ne me manque pas ! Les scanner à la limite.
    4. Dans ta main les objets tu prendras. Se poser la question de savoir si l’objet « me met est en joie » est une bonne idée que j’ai commencé à appliquer en les publiant sur Instagram.
    5. Par catégories les objets tu trieras. Je n’ai pas assez d’objets pour les classer par catégories. Je sais que j’ai deux solaires, deux parapluies, deux chapeaux, deux vernis, une casquette, un stylo-plume, un appareil photo numérique, une paire de gants, un eyeliner, une brosse à cheveux, etc.
    6. Au même endroit les objets tu réuniras. Etant donné que le point 5 ne s’applique pas pour moi, je ne vois pas l’utilité de réunir mes affaires au même endroit.
    7. Une place pour chaque objet tu choisiras. J’ai vidé une étagère de mon armoire et je la remplis au fur et à mesure que je prends les objets en photo sur Instagram.
    8. A plier tes vêtements tu apprendras. Merci les vidéos sur Internet ! Ce conseil est simplement génial et fait toute la force de la méthode KonMari !
    9. L’effet rebond tu éviteras. Etant donné que je m’astreins à n’acheter qu’un objet par semaine, je n’ai pas trop de souci à ce niveau-là même si je pense que 52 achats, c’est déjà trop.
    10. Ta maison tu salueras. Hum, je parle déjà à mes plantes vertes et à ma voiture à qui je donne des noms. S’il faut que je fasse de même avec ma crème pour les mains et ma clé USB, ça va vite devenir compliqué… Disons que, comme pour le point 4, cela permet de savoir d’une manière positive si on tient à un objet ou pas et ça, c’est bien !
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    La méthode « Konmari » (c) Marie Kondo appliquée à la pharmacie… le temps que Lui remette le bazar dans le tiroir ! Ce qui me plaît dans cette méthode de rangement, c’est que l’on garde uniquement ce que l’on aime, ce qui est plus motivant et moins culpabilisant que de se débarrasser de son désordre tel le « sale hoarder de base, misérable victime de la société de consommation, blablabla ». Un discours qui est également moins extrême que celui tenu par Madame Béa sur son blog Zéro Waste Home dont je ne suis toujours pas remise : sérieux, elle se maquille vraiment avec de la poudre de cacao et du jus de betterave ?

    Tout n’est pas encore parfait dans ma penderie mais j’y vois plus clair et arrive à me constituer un style qui m’est propre et qui n’est pas calqué sur celui de la dernière blogueuse à la mode ou sur le livre La Parisienne d’Inès de la Fressange que je garde encore dans le doute. Je l’ai consulté il y a quelques jours pour glaner quelques incontournables à ramener de Paris le weekend prochain et n’ai rien vu de particulier. Je n’ai pas envie d’une besace en toile Upla (pour quoi faire ?), ni de veste d’homme, ni de jean blanc, ni d’escarpins Roger Vivier, même si elle écrit que ce sont des « must-have ». Pour elle, pas forcément pour moi.

    En 2015, je veux être authentique, cultiver ma singularité, finir ce que j’ai commencé et me plonger dans des activités qui me passionnent. C’est peut-être ça la finalité du rangement et de l’approche minimaliste.

  • Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je n’aime pas particulièrement lire les blogs de voyage où les auteurs décrivent en détail leur programme de visites : « Mardi, j’ai fait ci, il nous est arrivé cela, nous avons mangé ceci et nous partirons demain là-bas » aussi barbants que les soirées diapositives de nos parents. Au final, les expériences et les impressions vécues lors de mes séjours à l’étranger ne regardent que moi et je me contenterai de vous livrer quelques adresses que je puiserai dans mes archives au gré de mon inspiration et de mes envies, sans ordre chronologique précis mais avec des tags (listés à gauche de l’article) afin que vous puissiez regrouper, au besoin, les articles par thématiques.

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    Ceci étant dit, c’est à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie que je vous emmène aujourd’hui. Je ne savais rien de la Malaisie à part qu’il y avait les Tours Petronas que j’avais notées dans ma liste des monuments à voir un jour. A ma grande honte, je n’ai souvent pas plus de raison particulière pour choisir une destination de voyage et il m’arrive de vouloir aller dans une ville rien que pour goûter une spécialité locale comme un sachet de frites à la graisse de bœuf à Bruxelles, des gaufres Meert à Lille (il paraît qu’on peut les commander sur Internet. Hum, pour Pâques ?) ou des raviolis à Taipei qui rendaient Fred Chesneau, alias le Globe-Cooker sur Canal+, fou d’extase.

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    Au dernier étage du très chic centre commercial Pavilion du quartier de Bukit Bintang à Kuala Lumpur, nous nous sommes laissés tenter, Lui et moi, par le restaurant Din Tai Fung, intrigués par le spectacle des cuisiniers que l’on voyait s’affairer derrière d’énormes volutes de vapeur. Dans une vaste salle sans chichis à l’allure de fast-food asiatique, nous avons griffonné notre choix sur la carte des menus sans savoir que nous avions découvert une pépite !

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    Tandis que Lui se rafraîchissait avec une Tiger, la bière de Singapour, j’ai opté pour un Lemon Grass Juice (jus de citronnelle) et un Roselle Drink qui, paraît-il, est bon pour la digestion et aide à réduire la pression sanguine, ce qui n’est pas malin car j’ai une toute petite pression constante.

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    Deep Fried Spring Rolls / Rouleaux de printemps
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    Braised Beef Noodle Soup / Soupe de nouilles au boeuf braisé, bien épicée, miam
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    Sauteed Bok Choy / Pak Choï sauté
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    Pork Chop Fried Rice / Travers de porc et riz frit
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    Sauteed Dou Miao with Garlic / Aucune idée du nom de ce légume sauté à l’ail en français

    Pour information, nous n’avons pas mangé tous ces plats le même soir ! J’ai un appétit féroce mais j’ai mes limites ;o) Nous y sommes allés deux fois en fait.

    Ensuite sont arrivées les créations gastronomiques qui m’ont fait réaliser petit à petit que d’une part, j’étais dans la même enseigne que le fameux établissement taïwanais « Taipei 101 » vanté par Fred Chesneau pour ses raviolis et que d’autre part, nous avions devant nous les raviolis chinois 1 étoile primés à Hong-Kong par le guide Michelin !

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    Truffle Xiao Long Bao à mourir ! Imaginez la meilleure pâte à ravioli du monde, souple, fine et translucide qui, une fois croquée, libère dans votre bouche un bouillon suave, chaud et aromatique avec le goût de la truffe qui arrive juste derrière. On touche au plus grand raffinement à chaque bouchée !
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    Spicy Shrimp and Pork Wonton / Wonton épicé aux crevettes et au porc. Délicieux. Nous n’avons pas hésité à demander à la dame à côté de nous ce qu’elle était en train de déguster pour ajouter ces raviolis, épicés à souhait, à notre commande.
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    Steamed Vegetable and Pork Dumplings / Raviolis vapeur au porc et aux légumes. Je n’ai jamais été très fan des raviolis dans les restaurants chinois mais je pourais me relever la nuit pour ceux de Din Tai Fung !

    Aucun ravioli chinois en Europe ne peut rivaliser avec ceux de Din Tai Fung. Malheureusement, on n’en trouve qu’en Asie (Taïwan dont le restaurant est originaire, Chine, Hong Kong, Indonésie, Japon, Malaisie, Singapour, Corée du Sud, Thaïlande), aux USA et en Australie, une raison de plus de me réjouir de rendre visite à ma famille à Séoul ! ;o)

    Din Tai Fung / 168 Jalan Bukit Bintang / Bukit Bintang / 55100 Kuala Lumpur / Wilayah Persekutuan Kuala Lumpur / Malaisie

  • L'étang en dormance près de chez nous
    L’étang en dormance près de chez nous

    La triste actualité en ce début d’année 2015 en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, ne m’incite pas à faire l’apologie d’une religion quelconque et je tiens à garder mes distances par rapport à ces déferlements de violence imbécile et absurde.

    Si je tiens à faire Carême chaque année, ce n’est pas en tant que chrétienne, même si j’ai été élevée dans cette religion par mon cher papa et ma chère maman et que j’ai accompli ma scolarité de 5 à 18 ans à l’institut catholique Mont-Olivet, une école privée suisse fondée en 1916 par les Soeurs de la Présentation de Marie. J’avais aussi des camarades de classe musulmanes, juives et orthodoxes, originaires de tous les pays ou presque, et nous nous entendions à merveille. Je ne saurais d’ailleurs jamais remercier assez mes parents pour tous les efforts et l’investissement financier qu’ils ont consentis afin de transformer la petite fille coréenne adoptée que j’étais en une bobo bourge adulte bien dans sa peau et libre de faire ce qu’elle veut de sa vie.

    Non, si je tiens à faire Carême, c’est pour ses origines populaires et ancestrales où l’on observait des jeûnes qui duraient de 7 à 42 jours, voire plus, à l’instar des Babyloniens qui respectaient un jeûne de 40 jours chaque année il y a 4’000 ans. Nul n’est besoin d’être érudit ou perspicace pour comprendre que cette période est comprise entre la sortie de l’hiver, quand les vivres commencent à manquer (enfin, pas à la Migros ni à la Coop), et le printemps lorsque la nature s’éveille. N’offre-t-on pas d’ailleurs des œufs, symbole de la naissance et du renouveau, à Pâques ? Et aussi des chocolats Giscard de Wuthrich, du vinaigre de chocolat Dürig et un bouquet de pivoines mais ça, ce n’est pas la tradition, c’est moi ;o)

    Mon Carême 2015 ne sera pas végétarien comme celui de l’année passée, qui, faute de diversités gustatives dans mon assiette et de résultats significatifs pour ma santé, ne m’a pas convaincue à passer à un régime sans viande (y compris poissons, crustacés et fruits de mer que les flexitariens, les pesco-végétariens ou les bovino-pesco-lapinou-vegan s’autorisent. Loin de moi l’idée de critiquer, les gens font ce qu’ils veulent !), mais je m’imposerai les quatre contraintes suivantes :

    1. Ne rien acheter de personnel pendant les semaines 9 à 14, hormis les articles de première nécessité comme la nourriture, les besoins du ménage et les produits de soins et de beauté à remplacer.
    2. Observer une journée vegan le Mercredi des Cendres, le Vendredi Saint et chaque vendredi avant Pâques. Ce n’est pas parce que je suis omnivore que je consomme de la viande à tous les repas ;o)
    3. Me contenter d’une soupe au restaurant dans la mesure du possible (j’ai des déjeuners professionnels où je ne peux pas choisir le menu) et éviter les desserts. Verser le montant équivalent à mes dépenses au restaurant à une ou des personnes dans le besoin à l’issue de mon Carême.
    4. Profiter des 40 jours pour faire un grand ménage de printemps, à savoir virer un maximum de choses et nettoyer/ranger ce qui doit l’être.

    Je ne devrais pas rencontrer trop de difficultés à suivre mon Carême dans sa globalité même si je ne vais rien respecter de ce que j’ai écrit plus haut (point 2 et point 3, partiellement) le week-end qui vient à Lisbonne où Lui et moi, nous partons pour fêter notre Saint-Valentin ! Je me vois mal ne commander qu’une soupe (miam, caldo verde) dans les somptueux restaurants de la capitale portugaise et rentrer les mains vides (j’ai souhaité retourner à Lisbonne pour la Xème fois rien que pour la nourriture et la porcelaine Vista Alegre). Ma foi, tant pis, cela ne fera que décaler la date de reprise de mes achats hebdomadaires ;o)

  • J’ai perdu mon surnom d’Ochsner (nom d’une marque zürichoise de poubelles que je ne ressens toutefois pas comme une injure puisque je rêve d’acheter un jour la réédition de la Patent Ochsner S664 en acier inoxydable) l’année passée, ayant déçu mes amis en ne m’empiffrant pas un soir comme à l’accoutumée.

    Il faut dire qu’à force de détox et de Carême végétarien où pendant 40 jours, je n’ai pas consommé de chair animale, y compris le poisson et les crustacés que certains ne considèrent pas comme de la viande (sic), j’ai commencé à m’alimenter différemment. Je fais de moins en moins « le boa », à savoir un seul repas par jour en grandes quantités même s’il m’arrive encore de vider le frigo quand je rentre à la maison ou de me transformer en ogresse comme Fiona dans Shrek. « Chassez le naturel, il revient au galop »

    La plupart du temps, j’emporte mon déjeuner au travail mais j’apprécie également de faire une pause pour m’aérer et commander une salade en été ou une soupe en hiver dans les cafés et les restaurants lausannois où l’offre est assez remarquable. De nombreuses enseignes du « manger bien, manger sain » ont ouvert leurs portes, dont voici quelques-unes de mes adresses préférées :

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    La grande soupe 100 % bio aux légumes, citronnelle et cardamome Ozimi

    Dans un petit local graphique et clinique à l’intérieur d’un bâtiment abritant différents commerces de la rue de Bourg, Ozimi est le paradis pour les végétariens et les végétaliens. Les produits, à 95 % bio et de saison sont issus de l’agriculture de proximité. Malgré l’aspect fast-food du lieu qui n’invite guère à la détente et le service approximatif, je retournerai volontiers goûter à un plat de pâtes aux légumes ou au tofu. Pour information, le potage était accompagné de pain que j’ai refusé. Comme 99 % de la population mondiale, je ne suis pas allergique au gluten mais c’est un aliment dont je me passe très bien.

    Ozimi, la nature à l’emporter / Rue de Bourg 16-18 / 1003 Lausanne / Suisse

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    Soupe miso et edamame Takayama

    La soupe fait partie des plats ancestraux et universels aux origines humbles et symboliques. Je me plais à imaginer les premiers hommes qui, après avoir domestiqué le feu, ont commencé à faire bouillir dans un pot tout ce qu’il trouvait sous la main : des herbes, des os, des graines, de la viande, du poisson… Loin du bouillon primitif, la soupe miso japonaise  révèle pour moi toutes ses vertus quand je l’accompagne de thé vert et d’edamame, fèves de soja immatures, que je décortique patiemment du bout des doigts (on peut aussi glisser la cosse dans la bouche en la faisant glisser entre ses dents, une méthode bien plus rapide pour les croquer).

    Takayama / Avenue d’Ouchy 58 / 1006 Lausanne / Suisse

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    Tom Kha Kai Saveurs d’Ailleurs

    Restons en Asie et à Ouchy en nous régalant de Tom Kha Kai, le potage de poulet au lait de coco archi-connu de la cuisine thaïlandaise. Chez Saveurs d’Ailleurs, la portion est généreuse et constitue un déjeuner chaud et réconfortant que l’on peut agrémenter de riz parfumé pour en faire un plat complet (j’adore l’association soupe et riz). Les places assises étant réduites, il est recommandé de réserver à l’avance (ou de demander les plats à l’emporter), même si cela n’empêchera pas une certaine proximité avec ses voisins de table.

    Saveurs d’Ailleurs / Avenue d’Ouchy 67 / 1006 Lausanne / Suisse

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    Potage du jour et ses croûtons Au Palais Gourmand

    Au Palais Gourmand, aussi appelé « Chez Pittolaz » par les Lausannois, propose des spécialités de boulangerie et de pâtisseries de qualité. J’y achète notamment des tourtières de Gascogne aux pommes ou aux pommes-pruneaux croustillantes et fondantes à la fois. Un régal ! Le potage du jour aux légumes était onctueux et joliment servi avec du fromage râpé (miam ! Peu de restaurants en proposent, dommage) et des petits croûtons grillés dressés à part. Vous constaterez que je bois souvent du thé avec de la soupe, une tradition diététique que j’ai empruntée à la médecine chinoise, censée favoriser la digestion.

    Au Palais Gourmand / Avenue de la Gare 2 / 1003 Lausanne / Suisse

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    Potage aux légumes Daniel Kocher

    Hormis les restaurants asiatiques, la plupart des soupes proposées sur les cartes des cafés et des boulangeries sont des potages aux légumes. Chez Daniel Kocher, on reprend donc les mêmes basiques – potage, thé et pain que j’ai laissés – que l’on personnalise avec une bouchée de taillé aux greubons, une spécialité culinaire du canton de Vaud à base de pâte feuilletée et de résidus de graisse de porc qui s’apparentent aux grattons lyonnais, bienvenue par cette cramine (froid intense en vf), comme on dit dans le canton du Valais dont je suis originaire.

    Boulangerie Daniel Kocher / Rue du Simplon 22 / 1006 Lausanne / Suisse