Les chroniques de Koyangi

Bonjour et bienvenue sur mon blog, mon petit coin du web où je partage mes réflexions, découvertes, passions et tranches de vie. Cet espace est à la fois un carnet de bord personnel et un espace d’expression libre, sans filtre ni prétention. Ici, vous trouverez des billets sur des sujets qui me tiennent à cœur – qu’il s’agisse de voyages, de culture, de cuisine, de développement personnel, de coups de cœur ou de simples moments du quotidien. J’écris comme je pense, avec sincérité, curiosité et parfois une pointe d’humour. Merci de votre visite et à très bientôt sur le blog !

  • Limiter mes déchets pendant 46 jours, 2ème semaine

    Aujourd’hui, je vais vous parler de ma 2ème semaine de Carême (presque) zéro déchet sur le thème de l’alimentation.

    En principe, je fais les courses le samedi pour remplir les placards et le frigidaire de la cuisine (foyer de deux adultes et un chat). S’il manque quelque chose dans le courant de la semaine, je pars chercher la marchandise pendant la pause de midi car je finis souvent mon travail après la clôture des magasins à 19h.

    Même si j’ai renoncé à mon abonnement de paniers de fruits et de légumes aux Jardins d’Ouchy par manque de diversité, surtout en hiver, certaines habitudes de consommation sont bien ancrées à présent :

    Je plie mes cabas selon la méthode de Marie Kondo. C’est plus esthétique, ils prennent moins de place et gardent leur forme quand on les replie.

    No 6. Emporter des cabas avec moi pour les courses. J’en ai toujours trois : un cabas en tissu léger Sézane pour le marché que l’on m’a offert et deux cabas en plastique plus résistants et plus étanches que le tissu si quelque chose vient à casser, comme des œufs ou un pot de yaourt par exemple (expérience vécue). J’ai également des pochettes en coton pour les aliments en vrac et toujours pas de bocaux, non ;o)

    J’apprécie beaucoup qu’au marché de Lausanne, les maraîchers remplissent les cabas directement. Seuls les épinards et les dents de lion (pissenlit en vf) ont été conditionnés dans les sachets en coton lavables. Quant aux noix, j’aurais pu m’en passer pour en acheter en vrac, mais celles de la famille Henny sont fraîches et trop bonnes pour m’en passer. Déchet : un emballage en plastique pour les noix qui n’étaient pas disponibles en coques.

    No 7. J’aime faire le marché à Lausanne. Comme on y trouve de tout, des olives à la noix de coco en passant par du jus de gingembre et des enchiladas chiliennes, je veille à acheter local et de saison pour ne pas me faire arnaquer. En effet, si c’est pour acheter des raisins au mois de mars (?) ou des fleurs importées, autant aller au supermarché. Mes adresses préférées, toutes situées dans un rayon inférieur à 14,2 km de Lausanne, sont la famille Henny du Mont-sur-Lausanne qui sont adorables et qui ont des pommes, des poires, des noix, des fruits rouges et des cerises à tomber en saison, Déméter, fournisseur du Restaurant du Castel de Bois-Genoud, qui cultive la terre en biodynamie à Crissier, le domaine de la Chocolatière à Echandens… et j’irais volontiers acheter des légumes frais chez la famille Pasche de Romanel devant Globus sur les conseils de @lol_zen que je remercie !

    La viande et le lard de la boucherie Nardi sont emballés dans du papier et sous vide tandis que le lait de la fromagerie Berger est conditionné dans une bouteille en verre consignable. Déchets : le plastique autour du lard et le papier autour de la viande. Demander au boucher qu’il ouvre l’emballage pour me mettre le lard dans un bocal est du non-sens. Cela reste un déchet même s’il n’est pas dans ma poubelle.

    No 8. Je complète mes achats chez Terre Vaudoise à Pully, une très belle épicerie qui met en valeur les produits du terroir du Canton de Vaud. J’y vais surtout pour la viande de la boucherie Nardi à Cully, qui fournit les meilleurs restaurants de la région lausannoise. En trouver sur la carte d’un menu est un signe de qualité. Je m’approvisionne également à la boucherie Hermida à Montchoisi, la boucherie préférée de mes parents pour perpétuer les bonnes habitudes familiales ;o)

    Mes achats chez Migros qui ont généré 4 bouteilles PET de Kombucha que j’ai recyclées, un pot de séré, fromage frais suisse, et un gobelet de yaourt que j’ai jetés (la prochaine fois, j’achèterai un yaourt dans du verre, quant au séré, je n’ai pas vu d’autre contenant que du plastique pour l’instant) et une boîte en carton de framboises congelées Alnatura que je vais laver et recycler dans les papiers. Apparemment, Mme Béa ne considèrent pas comme déchets ce qu’elle peut recycler. Déchets : un pot de yaourt et un pot de séré.

    No 9. Il ne faut pas compter sur moi pour suivre un mouvement quelconque comme les campagnes « Januhairy » pour encourager les femmes à assumer leur pilosité (si cela leur fait plaisir, c’est très bien, mais exhiber ses aisselles et ses jambes velues sur Internet, ça intéresse qui en fait ?) ou « février sans supermarché » (il y a de très bons produits dans les supermarchés, l’important est de lire et de choisir ce que l’on veut consommer. Par ailleurs, l’origine des supermarchés part d’une très bonne idée : acheter collectivement des objets de première nécessité pour réduire les frais de consommation). Quant aux manifestations dans la rue pour le climat ou autre, je pense qu’il serait plus intelligent de mobiliser tout ce monde et toute cette énergie pour enlever les détritus dans les campagnes, dans les forêts, à la montagne ou au bord de la mer afin d’aboutir à quelque chose de concret plutôt que de s’asseoir par terre ou crier « pas content, pas content ». Je préfère agir au quotidien en achetant ce que je considère comme le meilleur pour moi et la planète si possible. Chez Migros, j’ai ainsi trouvé du miel suisse bio et du thon pêché à la canne, méthode de pêche reconnue comme étant la plus respectueuse des populations de poissons.

    Les tailles et les couleurs magnifiques des oeufs de mon collègue D. dépendent des espèces des poules. Déchet : zéro ! Les oeufs sont pondus par des poules sauvées de la mort, élevées en plein air et en liberté et D. récupère les boîtes à oeufs pour nous amener la ponte du jour.

    No 10. J’achète des œufs à mon collègue D. qui élève, entre autres, des poules, des canards et des dindes pendant son temps libre. Il a sauvé cinq poules pondeuses âgées de 1 an qui devaient finir comme nourriture pour les rapaces alors que leur espérance de vie est de 8 à 10 ans. Pourquoi une vie aussi courte ? Simplement parce qu’à partir de un an, elles ne sont plus rentables pour les éleveurs etant donné qu’elles ont dépassé leur pic de production de 300 œufs par année pour ne pondre plus que 90 à 120 œufs. On ne jette pas la pierre sur les éleveurs, ils seraient vite sur la paille s’ils les gardaient plus longtemps car à moins de 0.50 centime l’oeuf par paquet de 6, il ne faut pas espérer des miracles. Je consomme donc des œufs super bio de poules heureuses qui ont eu la chance de ne pas finir gazées au CO2 ou comme chair à pâté pour les animaux dans les zoos. Si je n’ai pas mon collègue D. sous la main, je me rabats sur les œufs avec le no 0 inscrit sur la coquille, qui est le code pour indiquer que la poule a été élevée en plein air selon le mode de production biologique.

    No 11. Je cuisine de plus en plus et ne consomme pas tous les jours de la viande ni à tous les repas. Cette semaine, j’ai mangé une entrecôte de bœuf, une demi boîte de thon au naturel et des penne aux crevettes flambées à la vodka (miam), sinon, je me nourris de fruits et de légumes que je mixe en jus vert pour la journée de travail (1 banane, 1 pomme, 1-2 poire(s), 1 poignée d’épinards et/ou de chou kale avec un peu d’eau) ou que je prépare en soupe ou en salade froide ou chaude. Je ne raffole pas des céréales ni des légumineuses et mange du pain une fois par semaine, le dimanche au petit-déjeuner, par goût.

    Au Café Hideway, le sel et le sucre sont conditionnés dans des flacons de verre. Déchet : zéro puisque je n’ai pas utilisé les serviettes en papier mises à disposition.

    No 12. J’aime fréquenter les cafés et les restaurants. Dès que la commande arrive, j’ai pris l’habitude d’ôter systématiquement la serviette en papier que je mets de côté pour éviter de l’utiliser, même si j’ai des doutes qu’ils la récupèrent en raison de l’épidémie de Coronavirus qui sévit ces temps. Je la remplace par un mouchoir en tissu propre que j’emporte dans mon sac, un objet désuet mais pratique dans ce monde du tout jetable. Il est à remarquer que beaucoup de cafés lausannois proposent à présent du sucre en poudre ou en cubes dans un sucrier et non plus en sachets.

    Légumes bio de la région en vrac chez Topinambour avec quelques sachets en plastique pour les plantes à feuilles. Bilan : zéro déchet pour moi car je n’ai rien acheté, ce qui est le mieux pour ne pas produire de déchets ! :o)

    Pour terminer, il y a plein d’adresses bio et en vrac dans le Canton de Vaud, ce qui est une très bonne nouvelle : https://www.frc.ch/utile-au-quotidien/les-bonnes-adresses-vrac/ Je suis passée chez Bio c’ Bon et chez Topinambour à Lausanne sans rien acheter pour l’instant. En effet, j’ai trouvé que l’offre de produits locaux était limitée (un seul pot de miel suisse chez Topinambour contre une grande variété de miels français) et je n’avais pas envie d’acheter des courgettes et des aubergines espagnoles au mois de mars (Bio c’ Bon). Il me semble que c’est toujours mieux de privilégier les produits de saison dans le pays où l’on vit et de favoriser le circuit le plus court et le plus direct du producteur au consommateur plutôt que d’acheter du quinoa de Bolivie ou des lentilles corail d’Inde en vrac même si le magasin est éco responsable. De même, quel est l’intérêt de remplir ma bouteille en verre de vin étranger en vrac si je vis dans une région de vignobles classés au patrimoine mondial de l’UNESCO ? Autant soutenir les vignerons du cru, que leur vin soit conditionné dans des bouteilles ou non, que je peux de toute façon recycler !

    En matière de (presque) zéro déchet concernant mon alimentation, mes quatre règles d’or par ordre d’importance sont les suivantes :

    1. Acheter local et privilégier la vente directe du producteur au consommateur.
    2. Favoriser les petits commerces quand c’est possible.
    3. Acheter en vrac les produits non produits en Suisse comme l’huile d’olive, le vinaigre balsamique, certains riz, etc.
    4. Continuer à m’approvisionner au supermarché en lisant les étiquettes.
    Boîte de biscuits de la Maison Dandoy à Bruxelles, la Rolls des biscuits ! Je ne comprends pas comment on peut refuser un cadeau sous prétexte qu’il n’est pas emballé selon ses critères. C’est se priver bêtement de l’excellence de biscuits d’exception (langues de chat, massepain, speculoos, speculoos à la vanille, sablés à la pistache, biscuits caramel beurre salé, etc.), qu’on ne peut pas reproduire à la maison car la pâtisserie à ce niveau est un métier. Impossible de rivaliser avec la Maison Dandoy dont la réputation n’est plus à faire puisqu’elle a été créée en 1829. Tant pis pour Mme Béa et tant mieux pour moi ! Déchets : plein de sachets transparents et un joli ruban, mais ce n’est pas ma faute ;o)

    Je ne vous cache pas que cela demande un temps fou pour faire ses courses à plusieurs endroits, parfois juste pour un seul produit. Honnêtement, je ne sais pas comment fait Mme Béa pour tenir ses engagements sans jamais craquer avec un mari et deux enfants, plus des conférences qui l’éloignent de son foyer. J’ai beau chercher, je ne comprends pas.

  • Vivre une vie ordinaire

    Je reviens de deux semaines de vacances où j’ai tout oublié, même mes rendez-vous au salon de coiffure Red Room à Lausanne et au salon de toilettage pour Izzi (nous avons chacune nos soins de beauté ;o)), ce qui est une honte !

    C’était parmi les plus belles vacances de ma vie. Je ne suis pas partie loin pourtant. Je suis « montée » au chalet une semaine en solo, puis suis retournée en ville avant de m’envoler pour un week-end de trois jours à Londres.

    La fièvre de mes foirées (faire la foire + soirées) de janvier passée, j’ai éprouvé une forte envie de m’isoler à l’instar des célébrités de l’émission coréenne « Three Meals a Day: Mountain Village » que j’ai découverte à Tokyo en septembre 2019. Cette émission montre le quotidien de trois actrices, dont Park So-dam du film Parasite récemment oscarisé, qui doivent lâcher leur vie tumultueuse à Séoul pour se débrouiller avec la nourriture qu’elles trouvent autour de leur petite maison rudimentaire perdue dans la montagne pour cuisiner trois repas par jour sur un feu de bois.

    Les actrices Yeom Jung-ah, Yoon Se-ah et Park So-dam (Parasite) toutes pimpantes avant l’émission.
    Les actrices pendant l’émission : plus de maquillage et zéro style mais tellement plus vivantes !

    Il n’y avait rien de plus réconfortant pour moi que de suivre cette émission tout en travaillant tard dans la nuit dans ma chambre d’hôtel située au 17ème étage d’une tour en béton tokyoïte. Pendant que je calculais des statistiques, j’entendais les trois célébrités se réjouir d’avoir trouvé des œufs pour le dîner dans le poulailler, couper des légumes, protéger le feu contre la pluie et se régaler d’une marmite remplie de nouilles et de tofu fumants en s’exclamant combien c’était délicieux !

    Little House in the Mountain reprend le concept de l’émission Three Meals a Day sauf que la personnalité doit se débrouiller toute seule pendant trois jours. Contrairement aux émissions avec les célébrités sur les chaînes françaises, il n’y a rien à gagner. Pas d’épreuves ni de jeux concons de confort ou d’immunité.

    C’est fou, je mène une vie de femme moderne qui travaille dur un peu partout sur la planète et ce qui m’éclate le plus en ce moment, c’est la vie de femme au foyer : m’occuper de mon intérieur et faire la cuisine ainsi que le ménage et le repassage, dans une certaine mesure toutefois puisque la majorité de ces tâches est assurée par une femme de ménage à la maison et par des robots au chalet.

    On a toujours envie de ce que l’on n’a pas.

    Publier un tel article le lendemain de la journée mondiale des femmes est presque scandaleux mais je revendique le droit de m’intéresser aux activités domestiques dites ingrates. Bien sûr, c’est plus facile pour moi car je n’ai pas une famille à nourrir ni à élever. J’ai plein de temps pour jouer à la dînette et à me demander si j’ai envie de ranger ou pas mes affaires car je n’ai aucune contrainte matérielle ni d’horaire à respecter : dîner à 19h ou à 22h relève uniquement de mon choix.

    C’est justement cette liberté de vivre selon mon rythme qui m’a plu au chalet ! Pour une fois, j’ai pu écouter mon corps, suivre mon biorythme qui ne correspond pas aux journées de travail de 8h à 17h (je me lève spontanément vers 10h-11h, ai faim à 16h, et suis performante de 18h à 2h du matin), prendre le temps de me préparer à manger selon mon envie (l’idéal pour moi est de faire un repas par jour) et nettoyer et ranger ce que j’utilise au fur et à mesure. J’ai aussi aimé m’habiller comme je le voulais, les habitants du petit village où se trouve le chalet n’ayant cure de l’apparence physique ni des conseils de Cristina Cordula pour être stylé ou tendance à la montagne, me taire et ne pas avoir d’avis sur tout (que c’est reposant !) et éprouver une joie profonde en constatant que le fromage Lourtier de Bagnes que j’avais acheté au hasard fondait parfaitement sur le confit d’oignon de mon croque-olympe !

    Même si on est seul(e), un repas devrait être une fête ! Ce jour-là au chalet, c’était soupe de légumes, croque-olympe et compote de pommes maison avec un verre d’eau.

    Finalement, c’est moins la liste des tâches à faire qui constitue une corvée que ma disposition mentale. Il n’y a aucun plaisir à quitter le travail en vitesse, se ruer au supermarché avant la fermeture, oublier la moitié des ingrédients et réchauffer une boîte de raviolis industrielle faute de mieux avant de l’engloutir avachie sur le canapé (quoique, certains aiment ça et c’est tant mieux pour eux ! Pour info, la conserve de raviolis est une image car même à la bourre, je n’en mange pas). J’ai découvert de mon côté que l’on peut être créatif en prenant soin de son intérieur au sens propre et au figuré. Quel plaisir de déguster un chocolat chaud la nuit au calme dans un intérieur propre qui sent bon le bois à la lueur d’une bougie ! Il y a une jubilation secrète et un plaisir esthétique certain à vivre dans un endroit où tout est à sa place.

    Ambiance 100 % hygge !

    Il y a une tendance de Vlogs en Corée qui va dans ce sens, dont la Youtubeuse Nyangsoop que j’ai découverte grâce à @yaod sur Instagram : https://www.youtube.com/channel/UCrailkufB1aKrKc6l1osRgw Ses journées n’ont rien de « transcendant » (à la Youtubeuse, pas à @yaod :o)) selon les critères de nos sociétés occidentales mais c’est un régal de découvrir ses petits bonheurs comme le chat qui s’étire après une sieste, la pose de rideaux fleuris qu’elle a commandés ou le bruit du couteau sur une planche à découper, le son de la radio ou de piano en fond sonore. J’adorerais être l’auteur de telles bulles de douceur.

    Depuis que je suis revenue en plaine, j’essaie d’appliquer ce que j’ai compris au chalet mais c’est compliqué : trop de monde, trop de sorties, trop de regards extérieurs, trop d’impatience, trop de possibilités, trop d’obligations… Je procède donc par découpages : préparer mon chocolat et un jus vert le matin avant de partir travailler, marcher sans but ou découvrir une nouvelle adresse pendant la pause de midi, chercher un gâteau dans une excellente boulangerie et le savourer avec une tasse de thé bien chaud entre deux gros dossiers à traiter l’après-midi, ranger l’appartement le mercredi, mettre de l’argent de côté jusqu’à avoir le montant exact de mon prochain achat juste pour retarder le moment où j’irais le chercher, me réjouir de cuisiner des kogos (hot-dogs coréens) le week-end ou de me préparer un barbecue d’anthologie pour moi toute seule devant mon émission TV préférée : Queer Eye, L’amour est dans le pré, Pékin Express, Top Chef, Outlander, la clinique du Dr Pol, etc.

    Pas besoin de TV quand on vit dans un environnement aussi beau !

    La bonne nouvelle, c’est que je peux vivre ces plaisirs simples toute l’année et je ne vais pas m’en priver ! :o)

  • Limiter mes déchets pendant 46 jours

    Je vous expliquais dans mon article https://koyangi.org/2020/02/05/un-achat-par-semaine-no-1-en-2020/ que cette année, je suivrais les conseils de Béa Johnson pour faire mon Carême sans déchets ou presque. Presque, parce que c’est mal parti depuis le 26 février dernier.

    Déjà, parce que j’ai pris l’avion pour passer un week-end de trois jours à Londres comme une méchante Suissesse qui vole trop souvent car je bénéficie d’un pouvoir d’achat élevé et d’une bonne qualité de vie (c’est bien connu qu’en Suisse, nous sommes tous riches ;o)).

    Ensuite, parce que je remets en cause l’achat du livre Zéro Déchet de Béa Johnson. Je vous avais parlé dans cet article de ce que nous devrions faire dès maintenant pour avoir une action réelle et concrète sur le climat : https://koyangi.org/2019/10/30/agir-sur-lenvironnement/. Je m’attendais à trouver certains de ces éléments dans son ouvrage mais les chiffres et les statistiques semblent la barber. C’est bien gentil de se maquiller au cacao et au jus de betterave, d’amener des bocaux vides chez le boucher (en voiture certainement parce que ça pèse lourd les bocaux, expérience vécue) et de se contenter d’un seul soutien-gorge déniché en seconde main mais il me semble que cela sert surtout à se donner bonne conscience car le problème est ailleurs.

    Ce qui pollue le plus, ce n’est pas le dentifrice conditionné en tube ni le pot de crème vendu au supermarché, c’est la surconsommation d’énergie produite par les centrales nucléaires et les centrales au charbon, le transport en général, le train étant à peine moins polluant que l’avion qui représente entre 2 % à 5 % du rejet de CO2 annuel dans l’atmosphère, le chauffage des logements mal isolés (éteindre la lumière en sortant d’une pièce n’aura aucun impact positif si la maison est chauffée au mazout), Internet qui nécessite des serveurs fonctionnant 24/24 et 7/7 pour que l’on puisse poster et regarder des vidéos à tout heure sur les réseaux sociaux, l’industrie et l’agriculture intensive, etc.

    Or, Béa Johnson n’en parle pas ou très peu, sauf pour dire qu’il faut bien vivre quand ça l’arrange. A quoi ça rime de faire des théories sur les 5 R (Refuse, Reduce, Reuse, Rot, Recycle) si c’est pour continuer à faire ses courses au supermarché en voiture, de donner des conférences en avion dans plus de 70 pays (moi-même qui voyage beaucoup, j’en suis à moins de 50), d’être une « icône des réseaux sociaux avec plus de 500’000 followers » (ce n’est pas moi qui le dis, c’est sur son site Internet) et d’inciter les gens à acheter tous les produits qu’elle recommande sur Amazon ? Franchement, ça me dépasse !

    Béa Johnson se vante aussi de produire un bocal de 1 litre de déchets par année avec toute sa famille (4 personnes) mais je ne peux m’empêcher de tiquer quand elle préconise de jeter les brosses à dents en bois, les disques démaquillants en coton, le fil dentaire en soie, etc., dans le compost ! Je rappelle que les règles pour faire un bon compost sont d’y mettre que les matières vertes (épluchures, marc de café, pain, restes alimentaires cuits – pas partout en Suisse, cela dépend des communes -, coquilles d’œufs broyées, feuilles, herbes, plantes), les matières brunes (feuilles mortes, petites branches broyées, coquilles de noix, papier, carton), la viande, le fromage et le poisson en très petites quantités car ils attirent les rats et les parasites en se décomposant très lentement. Un compost n’est pas une poubelle ! Produire 1 kg de déchets annuel est louable mais cela ne veut pas dire faire n’importe quoi n’importe comment. Ce qui m’effraie, c’est que des gens suivent ses conseils sans se poser de questions et ça, c’est grave.

    C’est pour ça que j’ai décidé de donner le livre Zéro Déchet de Bea Johnson qui est clairement une erreur d’achat. Je tiens à être lucide dans ma démarche de produire le moins de déchets possible pendant la période de Carême et de réfléchir par moi-même à ce que je peux faire en fonction de mes moyens et de ma façon de vivre. Je n’ai pas d’autre ambition que de changer certaines de mes habitudes et de chercher des manières alternatives de consommer. Je suis parfaitement consciente que je vais polluer quoique je fasse mais je vais essayer d’améliorer ce qui peut l’être et ne pas culpabiliser pour le reste.

    La période de Carême durant 46 jours, je ferai la liste de mes 46 « bonnes » actions une fois par semaine. Voici les six premières :

    No 1. Me passer de Coca Zéro. J’adore le Coca Zéro mais je me suis dit que je pouvais arrêter ma consommation d’une bouteille de 0,45 litres par jour. Cela fait une bouteille quotidienne de PET en moins à recycler. Je compte en boire après Carême lors de sorties ou au restaurant mais plus par habitude.

    Je vais garder la jolie boîte Ladurée pour y mettre du thé en vrac quand je l’aurais terminée.

    No 2. J’ai remplacé le Coca Zéro par du thé froid maison que je prépare avec les thés que j’ai déjà : du Genmacha japonais que je bois sans sucre, le thé Marie-Antoinette de Ladurée (je sais que beaucoup l’apprécient mais j’ai de la peine avec les arômes d’agrumes associés à la rose, puis je préfère les thés non parfumés artificiellement). Je fais aussi des Chai Latte chaud avec le thé Chai Mariage Frères. J’imagine que Madame Béa achète son thé en vrac pour ne pas faire de déchets au détriment de la variété des goûts.

    No 3. J’ai acheté local à Londres, dont un parapluie dans la merveilleuse boutique John Smith and Sons. D’habitude, je n’ai qu’une pièce de chaque, mais il pleuvait des hallebardes ou plutôt des chiens et des chats dans la capitale anglaise et j’ai dû faire sans mon parapluie Burberry en réparation aux Bonnes Combines à Prilly.

    No 4. J’emporte toujours le minimum avec moi quand je pars en voyage. Le poids de la valise pour Londres pour 2 personnes était de 7 kg, poids de la valise inclus, et je n’ai pas pris de sac à main : 1 pull-over, 1 pantalon, 1 robe noire, 1 écharpe, 1 paire de souliers, 1 trousse contenant mes affaires de toilettes, des sous-vêtements, collants et chaussettes et c’est tout.

    La laine Brusca est composée de 50 % de laine de moutons Saloia, originaires de la région de Lisbonne et de Setubal au Portugal et réputés déjà au XIXe siècle pour leur laine et leur lait et de 50 % de moutons mérinos blancs et noirs. En plus du tricot, je m’amuse aussi à faire des latte.

    No 5. Je tricote avec de la laine de moutons portugais achetée à la boutique Retrosaria Rosa Pomar à Lisbonne. Cette laine provient d’anciennes races de moutons, dont certaines remontent même à l’époque des Romains (!). Rosa Pomar met un point d’honneur à rencontrer elle-même les éleveurs réunis dans deux associations ACRO et ANCORME qui luttent pour conserver la diversité des races ovines au Portugal. Une autre boutique de laine que je privilégie est la Filature du Valgaudemar à Saint-Firmin en France. Je ne connais pas de filature en Suisse, le commerce de la laine n’étant pas rentable dans mon pays : CHF 2 pour le producteur alors que la tonte coûte CHF 5.

  • Préparer des Latte en hiver

    Cela fait longtemps que je vous avais promis cet article et il est encore temps d’en parler car, en février, les Latte sont toujours d’actualité pour nous réchauffer pendant les froides journées d’hiver !

    Tout a commencé par mon programme Happy Me que je poursuis toute seule dans mon coin. J’ai décidé que le lundi c’était ravioli, je m’offrais une boisson, que ce soit un jus vert vitaminé, un verre de Moscato d’Asti, un Bubble Tea, une Caïpiroska ou un White Chocolate Mocha chez Starbucks.

    L’idée était bonne mais la mise en pratique pas toujours évidente pour moi. D’abord parce que j’ai eu beaucoup de travail depuis septembre dernier, ensuite, parce que quand je sors du bureau à 20h, les salons de thé sont fermés et il ne reste plus que quelques bars ouverts où j’ai rarement envie de traîner, sauf pendant le mois de janvier qui était exceptionnel pour ses nombreuses foirées ;o)

    J’avais également envie de boire autre chose que les Chaï ou Matcha Latte que l’on trouve un peu partout à Lausanne et qui manquaient terriblement d’originalité par rapport aux Latte à n’importe quoi (wasabi, patate douce, gingembre, etc.) servis dans les coffee shops de Séoul, où travaillent les Latte Artists les plus talentueux du monde comme, par exemple, Lee Kang Bin dont les cafés sont des œuvres d’art !

    Okay, je me suis fourrée toute seule dans le pétrin… Va rattraper ton article et tes Latte pourris après ces photos de Latte de la mort qui tue !

    Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, je me suis amusée à préparer mes propres Latte, dont je vous livre les recettes ci-dessous.

    CARAMELISED PECAN LATTE.

    Il s’agit d’un latte froid que j’ai fait avec un reste de parfait aux noix de pécan que j’avais servi en dessert lors d’un dîner entre amis. Du coup, vous avez deux recettes à la place d’une ! :o)

    Pour le parfait, j’ai chemisé un moule à cake rectangulaire (on peut aussi l’huiler), puis j’ai caramélisé un sachet de noix de pécan en les mettant dans une casserole avec 50g de sucre et 3 cuillères à soupe d’eau et en les remuant de temps avec une cuillère en bois pendant 15 minutes environ sur feu doux. J’ai ensuite étalé les noix sur une feuille de cuisson pour les laisser refroidir puis je les ai mixées au Thermomix (un mixeur conviendra certainement) pour les réduire en petits morceaux.

    Après, ça devient compliqué pour moi d’expliquer exactement ce que j’ai fait car j’ai suivi la recette du Thermomix, à savoir que j’ai fouetté 100g de sucre avec 3 œufs frais jusqu’à ce que la masse devienne mousseuse, puis j’ai mis les noix concassées dedans avec la crème chantilly que j’ai réalisée également avec le Thermomix (très facile, il faut mettre le bol dans le congélateur un moment avant d’y verser la crème, froide, elle-aussi, sinon on fait du beurre :o)).

    J’ai réparti le mélange œufs, sucre, noix et crème chantilly dans le moule et attendu que cela prenne 7h dans le congélateur avant de le servir aux invités puis de le manger une autre fois toute seule devant Crime Investigation sur Canal+ (contrairement à Bridget Jones, je peux regarder autre chose que des séries mélodramatiques en dévorant de la glace dans mon pyjama en pilou. PS : Je n’ai pas de pyjama en pilou).

    Une fois les invités partis ou Crime Investigation terminé, s’il vous reste du parfait, gardez-le pour une autre occasion ou pour Mariés au premier regard sur M6 (rigolo comme la TV brode un pseudo blabla scientifique autour de ce qui s’appelle un mariage arrangé dans les autres cultures) ou alors, vous pouvez le mixer comme moi avec du lait froid pour obtenir un Caramelised Pecan Latte trop délicieux !

    Il faudra que j’essaie une version chaude du Caramelised Pecan Latte, peut-être en supprimant les œufs : noix caramélisées + chantilly + lait me paraît être une bonne combinaison.

    PUMPKIN SPICE LATTE.

    Aaaaah, le Pumpkin Spice Latte ! C’est bientôt la boisson automnale par excellence. J’ai d’abord commencé à faire de la crème chantilly, puis j’ai mixé 100g de courge déjà cuite et coupée en cubes avec 6,5 dl de lait chaud, 50g de sucre, 1 morceau de gingembre frais et pelé, 1 peu de cannelle en poudre et 1 clou de girofle moulu. J’ai ensuite versé la préparation dans des verres (on peut également ajouter une tasse d’espresso si le coeur nous en dit) avant de la recouvrir avec de la crème chantilly et un peu de cannelle en poudre !

    Pour gagner du temps, on peut acheter une bombe de crème chantilly mais c’est tellement facile avec le Thermomix que je préfère la faire moi-même avec de la crème entière.

    PURPLE ROYAL LATTE.

    J’ai découvert cette recette sur le site de Café Royal : https://www.cafe-royal.com/fr-fr/c/chou-rouge-latte-recette. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. L’idée de mélanger du sirop de chou rouge à du latte macchiato ressemble à une épreuve de Top Chef mais le goût très léger du chou n’est pas désagréable et permet d’utiliser un produit de saison d’une autre manière qu’en garniture d’un plat de chasse.

    J’ai fait deux essais pour obtenir les différentes strates de couleurs. Ce qui a fait la différence, c’est le mousseur de lait qui est indispensable à la réalisation de ce Latte. La mousse étant plus légère que le café et le lait, elle va automatiquement se retrouver au sommet de la tasse ou du mug. C’est logique !

    Je vais continuer dans mes essais de Latte cet hiver avec le Golden Latte, à la mode en ce moment et le Beetroot Latte avec sa jolie couleur rose. J’aimerais également apprendre à décorer mes tasses de thé ou de café comme un barista, juste pour le plaisir des yeux.

  • Planifier mes activités avec un organiseur Smythson

    Depuis de longues années, j’ai organisé ma vie et mon travail avec un agenda Smythson https://koyangi.org/2017/01/26/un-achat-par-semaine/ et c’était un plaisir pour moi de choisir en décembre la couleur de celui qui allait m’accompagner 365 jours durant. J’ai ainsi eu des agendas vert, bleu clair, noir, rose, violet, doré, etc., avec les inimitables pages bleues dorées sur tranche ultra légères et estampillées chacune d’un monogramme. Le summum du chic et du glamour so british ! Enfin, si on peut parler de chic et de glamour pour un agenda.

    Même si je suis une catastrophe environnementale avec mes déplacements en voiture et en avion, il m’arrive de me poser des questions et je me sentais de plus en plus mal à l’aise de jeter mes beaux agendas à la fin de chaque année. Certains les gardent mais ce n’est pas mon cas, je déteste accumuler les choses inutiles.

    L’idée m’est venue de me pencher sur les organiseurs, soit les agendas modulaires qui ressemblent à des mini classeurs que l’on recharge chaque année selon nos besoins. Les plus connus sont ceux de Filofax et il en existe de très luxueux comme ceux de Hermès (format pas idéal pour mon usage quotidien : trop grand ou trop petit) et de Louis Vuitton.

    Comme il s’agissait d’un cadeau, j’ai hésité entre l’organiseur Louis Vuitton que je trouvais très beau avec ses bandes diagonales bicolores à choix (et qui aurait été si joli avec mon cabas Goyard, hiiiiiiii) mais hélas, cette personnalisation n’était disponible que pour le petit modèle alors que je voulais le moyen et l’organiseur Smythson, mon fournisseur officiel d’agendas Mayfair et Soho depuis des lustres.

    OMG, que je suis superficielle ! PS : C’est voulu ;o)

    J’ai donc été ravie de découvrir sous mon non-sapin de Noël de mon Noël en solo le très beau Smythson Bond Organiseur en cuir lisse bleu pétrole. Je dirais qu’il est plutôt vert canard que bleu pétrole mais les gens chez Smythson ont décidé qu’il était bleu pétrole et je ne vais pas les contrarier.

    A l’intérieur, j’ai découvert un porte-mine doré Smythson, trois intercalaires bleu du Nil à caractères d’impression dorés « Diary », « Adresses and Numbers » dont je ne sais que faire car cela fait belle lurette que les adresses et les numéros de mes contacts sont dans mon iPhone et « Notes » avec une recharge de feuilles de notes dorées sur tranche dans cette fameuse couleur bleue Smythson que j’apprécie tant.

    Je ne jetterai donc plus jamais d’agenda à la fin de l’année et je recyclerai les feuilles utilisées dans la benne à papier. Je ne pense pas que cela changera quoique ce soit pour la planète mais j’aurais au moins la bonne conscience de me dire que j’ai un agenda fait pour durer jusqu’à ce que Louis Vuitton se décide à personnaliser la couverture de l’agenda Medium Ring.

    Autre avantage de l’organiseur Smythson Bond, c’est qu’il est compatible avec les chargeurs Filofax ce qui est un avantage car Smythson n’a pas développé beaucoup d’accessoires comme la réglette marque-page, la calculette, les post-it, les enveloppes zippées ou les porte-cartes de visite et de crédit qui peuvent être bien pratiques.

    Smythson Body Organiser (c) Smythson